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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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10 à 12 ans requis contre Lakdari Amrani pour deux tentatives de meurtre à Genay


Tournant le dos au registre de l'émotionnel, l'avocat général a analysé méthodiquement le coup de colère d'un mari de substitution

Lorsque le 3 novembre 2004 au matin à Genay, Lakdari Amrani a eu la preuve tangible qu'il n'était pas le père du nourrisson de son épouse et la certitude que celle-ci voulait irrémédiablement divorcer, il s'est saisi d'un couteau de cuisine pour frapper à trois reprises Samia (lire nos précédentes éditions).
A-t-il pour autant jeté l'enfant au sol avant de l'écraser sous sa chaussure ou le bébé est -ilmalencontreusement tombé de ses bras au cours de la bousculade ? Le coup de couteau porté à la sa petite belle-soeur âgée de seulement 8 ans était il volontaire ?
C'est finalement en ces termes que l'avocat général Jean-Pierre Zanoto a fixé le cadre du débat en s'adressant aux jurés. Et surtout une peine se situant dans une fourchette de 10 à 12 ans de réclusion avec une interdiction définitive du territoire. Pour lui, les éléments objectifs du dossier et les différents témoignages recueillis au cours de l'enquête permettent de retenir la double tentative d'homicide et le délit aggravé de coups et blessures. Son raisonnement, huilé comme un mouvement d'horlogerie, a laissé finalement peu de place au pathos décrit par les parties civiles. Il a toutefois douté du fait que l'accusé n'ait pas été parfaitement au courant de la situation « au moins quelques semaines avant le soir du drame ».

Une « jeune femme immature ? »
En effet, Mes Prevot-Sailler, Monzat et Chebbah sont revenus sur ce mariage entre un Algérien en situation irrégulière et une jeune femme enceinte hors cadre « légal » et craignant d'affronter sa famille. « Dans ce contrat chacun avait un intérêt » a reconnu Me Chebbah pour aussitôt ajouter : « mais elle n'était pas demanderesse lorsqu'il s'est présenté. Elle a saisi l'opportunité au bond ». Précédemment, l'expert psychiatre est venue rendre ses conclusions. Assez compréhensive avec Amrani dont « le comportement a pu en partie être altéré mais pas au sens pénal du terme en raison d'une émotion massive », Mme Agnès Peyramond n'aura pas été tendre envers Samia « une jeune femme immature manipulatrice qui n'a pas d'état d'âme pour réaliser son plan et dont la responsabilité est engagée ». Visiblement le courant n'est pas passé. Son idée était simple, selon Mme Peyramond : « je me marie, j'accouche et je divorce ». Reprise des débats dès 9 heures avec la plaidoirie de la défense. Verdict attendu dans l'après-midi.

Le Progrès
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