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| Le procès tronqué d'un lynchage à Beynost Le 13 octobre 2006 sur le parking du Mc Donalds un homme de 28 ans avait été lynché et laissé pour mort par une quinzaine de jeunes. Au «procès de la lâcheté» un seul prévenu était présent |
| Frustrant, ce procès hier où seul un jeune de 20 ans comparaissait pour sa participation à des faits de violences en réunion. Le 13 octobre 2006 au soir, c'était à l'origine un banal différent entre collégiens qui avait dégénéré. Deux frères jumeaux de 15 ans étaient attablés devant le Mc Donalds de Beynost quand un téléphone avait sonné. Un garçon réclamait des comptes à propos de son jeune frère qui aurait été « embêté » au collège de la Boisse. Le grand frère avait alors débarqué avec des copains et une petite altercation avait éclaté où l'un d'eux était reparti la lèvre en sang, en promettant de revenir avec du renfort. De leur côté les jumeaux avaient prévenu leur beau-frère pour tenter de calmer les esprits. Mais la nouvelle d'une bagarre s'était répandue dans la cité des Folliets, et le beau-frère, un père de famille de 28 ans, s'était retrouvé sur le parking du fast-food face à une quinzaine de jeunes. Il avait à peine eu le temps de demander des explications avant de recevoir un violent coup par derrière. Les jeunes s'étaient acharnés sur cet homme à terre. La tempe sanguinolente, il avait été laissé pour mort, victime d'un traumatisme cranien et de multiples fractures. « C'est le procès de la lacheté et du miracle » disait hier l'avocate de la victime qui a perdu tout souvenir de la soirée. Seuls deux garçons ont été identifiés et renvoyés devant le tribunal, et un seul l'avait honoré de sa présence. Mickaël Diabate, venu « par curiosité », était « loin », « n'a rien vu », et il « tenait le blouson » du second, Mohamed Wahid Koudri, 25 ans, absent à l'audience. « On ne peut pas tout lui faire porter » a expliqué Me Frémion, l'avocat de Diabate, remarquant que lui n'était pas « du quartier », était depuis revenu dans le droit chemin, avec un travail et du bénévolat au centre social. Le prévenu absent, lui, présente un autre pedigree avec huit condamnations à son casier judiciaire. Le tribunal a condamné Diabate à un an de prison dont six mois avec sursis et mise à l'épreuve, et Koudri à un an avec mandat d'arrêt. |
Le Progrès