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Le sommet ibéro-américain s'achève sur une altercation entre Chavez et les Espagnols


La présidente chilienne Michelle Bachelet (g), le roi d'Espagne Juan Carlos et le président vénézuélien Hugo Chavez (d), à Santiago le 10 novembre 2007
AFP ¦ La présidente chilienne Michelle Bachelet (g), le roi d'Espagne Juan Carlos et le président vénézuélien Hugo Chavez (d), à Santiago le 10 novembre 2007
 

Clash diplomatique. Le sommet ibéro-américain s'est terminé samedi à Santiago du Chili au milieu d'une altercation entre le chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, et le président vénézuélien Hugo Chavez que même le roi Juan Carlos n'est pas arrivé à faire taire.


«Pourquoi tu ne te tais pas?»


Le dirigeant vénézuélien n'avait cessé depuis son arrivée, vendredi, de traiter le prédécesseur de M. Zapatero, José Maria Aznar, de «fasciste». Ces déclarations ont outré l'actuel chef du gouvernement espagnol socialiste qui a réclamé avec insistance davantage de «respect» pour tout dirigeant élu démocratiquement.

Le ton est encore monté lorsque M. Chavez, à quelques minutes de la clôture du sommet, a attaqué les chefs d'entreprises espagnols puis de nouveau José Maria Aznar, membre dans son adolescence des jeunesses franquistes, en ces termes: «un fasciste n'est pas humain, un serpent est plus humain qu'un fasciste». Le roi Juan Carlos, blême, a tenté d'arrêter le président vénézuélien en lui lançant, visiblement furieux: «pourquoi tu ne te tais pas ?».





Hugo Chavez, emporté dans son discours, a aussi invectivé l'Eglise vénézuélienne et le pape avant d'accuser les Etats-Unis et l'Union européenne d'avoir approuvé un coup d'Etat à son encontre en avril 2002.

N'en pouvant plus, le roi Juan Carlos est sorti de la salle lorsque le président du Nicaragua, Daniel Ortega, prenait le parti d'Hugo Chavez et lui redonnait brièvement la parole.





Plus tard, dans une conférence de presse impromptue, M. Zapatero a réclamé à nouveau au président Chavez d'avoir plus de "respect". "Que ce soit la dernière fois!", a lancé le chef du gouvernement espagnol.

En fin de session, M Chavez, qui avait délaissé le costume et la cravate de la veille pour une chemise bleue foncée, a demandé la parole et commencé à attaquer les Etats-Unis pour avoir renversé l'ancien président Salvador Allende en 1973 au Chili. Ensuite il a fustigé Washington et l'Union européenne pour avoir approuvé un coup d'Etat contre lui en avril 2002.

Débats «francs et ouverts»

A l'issue des travaux, le sommet ibéro-américain a lancé un appel urgent à la nécessité de renforcer la protection sociale en Amérique Latine en dépit de divergences idéologiques flagrantes entre les dirigeants de la région. Le "bloc anti-libéral", mené par le président vénézuélien Hugo Chavez, et formé d'Evo Morales (Bolivie), Daniel Ortega (Nicaragua), Rafael Correa (Equateur) et du Cubain Carlos Lage, a mené la vie dure lors de débats qualifiés de «francs et ouverts» aux dirigeants conservateurs et libéraux de cette région, considérée comme l'une des plus inégalitaires au monde.


S.A, d'après AFP

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