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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Djamel Laimene, le matricide de Villeurbanne


Assises du Rhône: le matricide de Villeurbanne était proche du délire

Si avant de trucider sa mère, Djamel présentait un état mental inquiétant, ses motivations pouvaient être aussi seulement matérielles

C'est un homme aux deux visages qui se présente aussi bien face aux jurés qu'au regard de ses frères et soeurs en quête de sens serrés sur le banc des parties civiles. Djamel Laimene, 36 ans, est-il un grand malade ou un parasite en quête d'euros pour sa dose quotidienne d'alcool et de drogue ?
D'un côté, ce garçon au visage poupin mais au corps massif engoncé dans un haut de Jogging gris s'exprime tout à fait normalement de l'autre, quand le président François Martin l'interroge sur les faits, ce solide gaillard évoque un long trou noir. Une absence de conscience entre le moment où ce dimanche 27 février 2005 il a acheté le matin un poulet au marché la place Guichard et qu'il a égorgé en pleine rue et celui où vers 21heures, 11 rue Dutrievoz à Villeurbanne il a planté la lame d'un couteau de cuisine dans la gorge de sa mère avant de tambouriner à la porte des voisins pour faire intervenir la police.
L'équipage de nuit a effectivement au bas de l'immeuble un homme se roulant au sol et hurlant.
« Il était en plein délire » diront tour à tour les fonctionnaires l'ayant pris en charge. Un délire tempéré par des propos en garde à vue plus lucides : « Je l'ai tuée, téléphonez à un avocat, je vais en prendre pour dix ans ». Et ce malgré les 4,5 grammes d'alcool dans le sang.

Sentiment d'exclusion

Djamel, mal dans sa peau, se sentait-il le vilain petit canard de cette famille nombreuse ou chacun des 11 enfants a tenté de trouver sa place ? L'examen de son curriculum vitae ce matin éclairera sans doute la cour sur l'ambiance d'un cercle où l'ombre d'un père tout puissant semblait planer. Restent les éléments objectifs du dossier : 45 plaies relevées sur le corps de la malheureuse essentiellement à la tête et aussi cette quête constante d'argent.
Depuis la mort du patriarche ayant laissé en héritage un hammam à ses enfants, Djamel se sentait spolié, tenu à l'écart des décisions, rejeté. Voulait-il vraiment aller jusqu'au bout des rêves en acquérant avec sa part une barque et devenir pécheur en Algérie ou poursuivait-il cette vie d'errance et d'échecs sur fond d'addictions et de condamnations pénales en harcelant sa mère ?
L'audition des différents experts psychiatres cet après midi est essentielle dans la mesure où l'un des collèges avait retenu l'abolition du discernement mais le second une seule altération du comportement.
Deux diagnostics pour une fois encore une pièce à deux faces.


Le Progrès
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