Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

Publicité

Et toujours de la propagande télévisuelle...


«Maman est folle», téléfilm programmé hier soir à 20h50 sur France 3, est un ovni. Pas moins de quatre prix au festival de la fiction de La Rochelle, dont ceux du meilleur scénario et de la meilleure interprétation féminine pour Isabelle Carré, renversante en mère au foyer désoeuvrée qui s’illumine (sic) au contact de réfugiés en transit.

Aujourd’hui récompensé, ce film scénarisé par l’écrivain Olivier Adam a d’abord été conçu pour le cinéma. Mais l’histoire, jugée «trop sombre», n’avait alors pas trouvé de financement adéquat, raconte le réalisateur Jean-Pierre Améris. Acharné, il la propose à France 3, qui, surprise, «l’accepte telle quelle. Comme quoi la télé est parfois plus audacieuse que le cinéma», sourit-il. Le tournage se fait alors en 24 jours – un calibrage télé plus resserré que les huit semaines de tournage du monde du cinéma - avec vrais bénévoles et exilés régularisés, à Calais, là où «5 ans après la fermeture de Sangatte, les migrants continuent d’arriver», explique Isabelle Carré, encore touchée par l’expérience.


Un sujet plus que d’actualité alors que l’amendement ADN de la loi sur l’immigration provoque les remous que l’on sait. Pourtant, «ce n’est pas un film militant» (mais bien sûr...), se défend Isabelle Carré, c’est la rencontre entre Jallal, instituteur clandestin ayant fui son pays, et Sylvie, mère de famille «exilée de l’intérieur». «Ni l’un ni l’autre n’ont de rôle dans la société et il y a toute cette journée à étirer, cet ennui, cette solitude… Alors ils se tiennent mutuellement», dit l’actrice.

Au fil du film, l’émotion afflue, et derrière, le malaise. Celui de ces bénévoles qui, comme le personnage incarné par Isabelle Carré, trouvent un sens à leur vie en épaulant ces migrants du Soudan, d’Irak ou d’Iran (pendant que nos frères de sang crèvent dans la rue...). «Tous les bénévoles souhaitent que le sort des migrants s’améliore, et en même temps, ils se demandent: mais qu’est-ce qu’on deviendra si un jour on ne peut plus aider?», rapporte Jean-Pierre Améris qui confie que, lui aussi, a du mal à tourner la page après «cette longue aventure», ce «mélange de fiction et vie» porté à bout de bras depuis trois ans.



20 Minutes
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article