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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Braqueurs branquignols


Assises de Besançon. Ses braqueurs assurent qu'il voulait « leur acheter du shit ». Lui affirme qu'il s'est fait dépouiller de 5 000 euros destinés à acheter une 406 d'occasion

Après deux ans d'instruction et deux jours de procès, le sombre traquenard de la Petite Hollande à Montbéliard commence enfin à s'éclaircir. Sur le rôle des uns et des autres dans ce braquage en sous-sol, tout a été dit, contredit, rectifié, retiré. Au point de donner le tournis. Enfin c'est du passé. Le président Ardiet et les jurés du Doubs peuvent maintenant se raccrocher à un scénario qui, a défaut d'être convaincant, semble faire l'unanimité dans le box des accusés.
Kasdi, Merdjaoui et Faid reconnaissent leur participation. Les deux premiers ont emmené le pigeon dans le traquenard. Après que Kasdi l'ait déséquilibré en lui faisant « une manchette par derrière », Faid et un quatrième comparse l'ont braqué avec le fusil et frappé pendant que Merdjaoui lui volait ses clés de voiture et « 5OO euros seulement ». Quand au quatrième accusé Timssit, il assure toujours avoir quitté ses copains avant le mauvais coup et donc être innocent du vol avec arme.

Réponse à tout

Même la victime, un Vésulien de 33 ans admet qu'il est plausible en notant que le quatrième homme était plus grand que Timssit. Mais restent au moins deux points d'achoppement et de taille, entre sa version et la leur. S'il est venu à la Petite Hollande c'est parce qu'un ami l'avait « mis en contact avec Kasdi », qui connaissait un vendeur de 406.
« Pour 5 000 euros c'était une bonne occasion ». Il les avait sur lui en liquide pour faire éventuellement affaire. Et c'est bien cette somme, assure-t-il, qui a disparu dans le traquenard. « Mais vous aviez encore 4 000 de plus sur vous qu'ils n'ont pas trouvés. C'est curieux d'avoir autant d'argent » s'inquiète le président. Calme, cohérent, le jeune homme a réponse à tout. « Au départ j'avais prévu plus car je cherchais une voiture plus chère. A coté de mon travail dans l'automobile, j'achète et je revends souvent des voitures. Avec les chèques les gens n'ont pas confiance ». S'il est entendu comme simple témoin c'est qu'il a refusé de se constituer partie civile, de réclamer réparation de son préjudice. « J'ai reçu une lettre de menace, j'ai un enfant et je veux oublier ça ». Manifestement peu impressionnable, l'homme n'est pas un gringalet. Son comportement dans la cave le démontre. Le fusil braqué sur lui, qui est en fait la cause de la présence du quatuor devant les assises et non en correctionnelle, ne l'a pas vraiment traumatisé. « Mon grand-père a le même et j'ai vu que les chiens n'étaient pas relevés, pas armés donc. Je l'ai arraché par le canon au braqueur ». Avant de plier sous le nombre de ses agresseurs qui ont ensuite pris la fuite.
Un récit qui paradoxalement pourrait faire le jeu de ses agresseurs quelque peu branquignols.
Sur Kasdi qu'il connaissait et qui le dépouille, le Vésulien tranche, lapidaire. « Faut vraiment être bête pour faire ça ». Bête et au minimum un peu méchant. Plaidoiries et verdict aujourd'hui.



Le Progrès
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