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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Saber Aissaoui rattrapé par son ADN


Tribunal de Saint-Étienne. Six ans après, son empreinte génétique a permis de confondre l'auteur d'un vol avorté contre une banque stéphanoise, en 2001. Dix-huit mois ferme « Ce n'est pas rien de s'en prendre à un établissement bancaire et à ses employés »

Cette tentative de vol, commise le 13 mars 2001, n'avait pu être élucidée.
Jusqu'à ce 8 mai 2006 où l'empreinte génétique relevée sur une cagoule (trouvée dans une poubelle pas très loin de la banque) va parler. Il faut dire qu'en 2001, le fichier d'empreintes génétiques pour les personnes coupables de faits de vol, n'était pas au point. En 2006, il en est tout autrement. C'est ainsi que la police a rapproché l'ADN de la cagoule relevé à l'époque d'un ADN d'un jeune homme mis en cause dans une autre affaire en 2005 : Saber Aissaoui, 26 ans aujourd'hui, un garçon qui a connu une période délinquante active jusqu'en 2005.

Branquignolesque

A partir de là, le dossier était rouvert et l'homme interpellé début 2007.
« Vous avez au moins le mérite de la franchise » a dit le président, hier, au prévenu. En effet, l'homme n'a pas cherché à nier sa responsabilité dans ce vol de « branquignols » commis en 2001 à l'agence de la Société Lyonnaise, rue de la Paix à Saint-Etienne. Ce jour-là, masqué, avec deux autres comparses, il pénétrait dans l'agence, enjambait le guichet avant de fouiller et d'ouvrir tous les tiroirs. Mais le trio n'ira pas plus loin. Car après avoir entendu une employée courageuse leur dire que tout était sécurisé et qu'il n'y avait pas d'espèces, les trois individus disparaissaient à toutes jambes ! Et à quelques dizaines de mètres de là, l'un d'eux, réfugié dans une cour, jetait imprudemment sa cagoule dans une poubelle.

« Il a mûri »

Naturellement, après avoir interpellé l'un des auteurs, la police n'en saura pas plus sur les deux complices. Motus. Et le meneur serait l'un d'eux dixit le prévenu.
On a compris à la barre que ce dernier, sortant de prison, en 2001, était alors « en galère » et qu'il était prêt à plonger dans toute affaire juteuse. « L'homme que vous avez à juger aujourd'hui n'est plus le même » a plaidé Me Piloix. « Il a mûri, il a engagé une formation. Il faut en tenir compte ». Peut-être, a dit le procureur, de l'autre côté de la barre, mais « ce n'est pas rien de s'en prendre à un établissement bancaire et à ses employés. C'est un acte grave ». Le tribunal l'a suivi dans ses réquisitions, condamnant le prévenu à dix-huit mois ferme (trois ans dont dix-huit mois avec sursis), avec maintien en détention.


Le Progrès
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