Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

Publicité

La référence au communisme au centre de l'assemblée extraordinaire du PCF


La référence au communisme au centre de l'assemblée extraordinaire du PCF

Le maintien de la référence au communisme a été au centre des débats samedi des 1.500 délégués du PCF rassemblés à L'Arche de La Défense pour débattre de la rénovation de leur parti qu'ils savent en danger de mort après ses débâcles électorales successives.

"Il n'y a pas de sous-estimation de la gravité de notre situation", "nous sommes à un moment charnière", à "un point décisif où l'essentiel se joue quant à l'avenir possible de notre combat", a prévenu d'emblée Olivier Dartigolles, porte-parole du parti, dans son discours introductif à cette assemblée extraordinaire.

C'est à la suite de la présidentielle, où Marie-George Buffet a obtenu 1,93% des voix, amplifiant le déclin du parti, que la direction a décidé la tenue de cette assemblée qui vise à cadrer les débats internes avant le 34e Congrès prévu fin 2008. Ce congrès tranchera entre les options et scellera le départ de la secrétaire nationale Mme Buffet.

"Le communisme est pour nous un déterminant essentiel", mais il "renvoie massivement, dans la société, à des expériences historiques qui se sont effondrées et des expériences actuelles qui suscitent débats et critiques", a souligné Olivier Dartigolles.

Il faut donner "un sens clair et actuel au communisme de notre temps", a-t-il dit, en proposant que le débat reste ouvert sur toutes les options, y compris la création d'un nouveau parti. "Il ne faut fermer aucune piste, ni exclure aucune hypothèse".

"Nous sommes trop communistes, nous ne le sommes pas assez", a rétorqué Patrice Bessac, patron de la fédération de Paris et proche de Marie-George Buffet. Il propose "une démocratisation profonde" du PCF, dont "la direction est paralysée par le jeu des tendances".

La poursuite d'un débat pendant un an est rejetée par Yves Dimicoli, l'un des ténors du courant orthodoxe, qui a mise en garde "contre un processus de dissolution et de dilution du parti dans une autre formation". "Gardons-nous d'un tel acte, cela nous conduirait à nous entre-déchirer", a-t-il dit.

Pierre Laurent, directeur de la rédaction de l'Humanité, refuse "la création d'une nouvelle force par constat de faillite". Selon lui, le PCF doit dans l'année à venir prendre "l'initiative" sur le terrain. Une proposition soutenue par Jean-Marc Coppola, patron de la fédération des Bouches-du-Rhône: "la forme et le nom du parti" seront le résultat de ce mouvement qu'il aura su créer.

A l'opposé, Roger Martelli, chef de file des Refondateurs, proche des antilibéraux, est formel : "si nous donnons l'impression que nous nous contentons de continuer dans la forme actuelle, les mêmes causes produiront les mêmes effets".

Partisan d'une nouvelle force politique intégrant une sensibilité communiste, il "propose de prendre le temps de la réflexion sur toutes les options" et de "ne fermer aucune porte dans l'immédiat".

Daniel Cirera, proche de l'ancien leader Robert Hue - lui-même absent- a plaidé aussi pour qu'un "mandat clair soit donné" par l'Assemblée et que "toutes les options restent ouvertes".

Répartis en table de dix, les délégués devaient discuter "en ruches" dans la soirée de samedi sur un texte qui sera soumis dimanche à l'Assemblée. Les travaux s'achèveront par un discours de Marie-George Buffet.


AFP

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article