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Une union inédite pour s'opposer aux directives du ministère de l'Immigration. Hier, des fonctionnaires de l'ANPE et de la Direction départementale du travail et de l'emploi (DDTE) se sont officiellement associés au Réseau éducation sans frontière et à la Cimade pour former le Refi (Réseau emploi formation et insertion). Ils s'insurgent contre des consignes qu'ils jugent « intolérables ».
Ainsi, « la préfecture a demandé à des employés Assedic et ANPE de photocopier les papiers des travailleurs étrangers et de les lui transmettre, raconte excédée Rose-Marie Levy Pechallat, agent ANPE à Lyon, et la police a souhaité qu'on lui communique la date d'un rendez-vous avec un immigré. » Selon elle, ces pressions sont inutiles car les travailleurs clandestins n'ont pas pour habitude de réclamer des indemnités de chômage.
« Sous couvert de lutte contre la fraude, on nous demande de faire de la délation, ce que nous refusons, » s'est indigné Dominique Rols, employé de la DDTE à Saint-Etienne. Sur le blog du Refi *, une pétition qui demande la suppression des circulaires du ministère de l'Immigration a déjà recueilli plus de 700 signatures. Les membres de ce réseau souhaiteraient être rejoints par des agents de la caisse d'allocations familiales ou encore de l'Urssaf car, « si ça continue, les étrangers vont aussi devoir montrer leurs papiers au pharmacien du coin », s'inquiète Rose-Marie Levy Pechallat.
Dalya Daoud - ©2007 20 minutes