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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Polémique sur les marges des pétroliers


Les pétroliers tiennent-ils leur promesse à Christine Lagarde de ménager le pouvoir d’achat? Entre l’association « UFC que choisir » et le ministère de l’économie la polémique fait rage.

Le cours du brut s’affole, les prix à la pompe aussi, les consommateurs râlent. En augmentant «outrageusement» leurs profits, accuse l’association de consommateurs «UFC Que choisir», les compagnies pétrolières sont en partie responsables de cet affolement des prix à la pompe et violeraient ouvertement une promesse faite au gouvernement.

Lors d’une réunion au ministère de l’Economie, en novembre, producteurs et distributeurs s’étaient engagés à répercuter aussitôt les baisses du pétrole sur les prix à la pompe. Il y a bien eu une baisse — la moyenne du prix du baril de brut (Brent) est passée en moyenne de 92,61 dollars au mois de novembre à 90,97 dollars en décembre — qui a été répercutée par les pétroliers : le prix hors taxe du litre d’essence est passé de 0,51 euro en novembre à 0,50 euro au mois de décembre selon les données de l’Union française des industries pétrolières (UFIP).
Mais le baril de brut est fortement reparti à la hausse : mercredi, il a franchi la barre symbolique de 100 dollars le baril. Que va t-il se passer pour les consommateurs alors que le litre de sans plomb a atteint 1,60 euro le 27 décembre dans une station service parisienne? Au cours de la réunion du mois de novembre à Bercy, les pétroliers s’étaient engagés à «lisser» les augmentations progressivement sur quatre semaines. «Ils n’ont pas tenu leurs promesses», affirme «UFC que choisir».

Les pétroliers, trop gourmands sur les marges?


L’association de consommateurs fonde ses inquiétudes sur l’évolution des marges de distribution qui atteindraient «des niveaux historiques». Les marges de distribution, c’est la différence entre le prix du litre de pétrole brut tel qu’il est côté à Rotterdam et le prix du carburant hors taxes tel qu’il est affiché en France. En décembre, cet écart était de 8,8 centimes, contre 7 en octobre. Soit près de 2 centimes de plus. Pour l’UFC, cet augmentation est tout simplement une augmentation de la marge des entreprises pétrolières. «En d'autres termes, écrit l’association, la négociation ministérielle, qui visait à tasser les marges de distribution du carburant, a produit l'effet exactement inverse».

Le gouvernement sera «
vigilant»

Pour le ministère de l’Economie, l’association fait fausse route : le véritable responsable de la hausse des prix à la pompe serait à chercher du côté de la SNCF et de ses grèves incessantes. Les pétroliers tiendraient leur promesse et n’auraient «pas gonflé leur prix», mais ils répercuteraient « des coûts de transport en hausse». Mais la ministre a affirmé jeudi que le gouvernement serait «vigilant» sur les engagements pris par l'industrie pétrolière pour limiter l'impact de l'envolée des cours du brut sur les prix des carburants, sous peine de devoir «rendre des comptes».

Mieux contrôler les pétroliers

L’association « UFC que choisir» réclame désormais la mise en place d’une mission d’évaluation et de contrôle de l’Assemblée nationale pour faire le bilan des engagements pris par les pétroliers. Selon elle, «pendant la flambée des cours du pétrole» sur les marchés des matières premières, «le pétrole stocké dans les raffineries et sur les cargaisons flottantes se trouve de fait réévalué (et) les firmes pétrolières s'enrichissent».

La CGT a également demandé au gouvernement «d’obliger les groupes pétroliers à fournir régulièrement et publiquement le coût réel de production et d'acheminement du pétrole».





Pour le président de l'OPEP, la hausse des cours du pétrole persistera jusqu'à fin mars

Le ministre algérien de l'Energie Chakib Khelil, le 20 octobre 2007 à Alger
Le ministre algérien de l'Energie Chakib Khelil, le 20 octobre 2007 à Alger



La hausse des cours du pétrole persistera jusqu'a la fin du premier trimestre 2008, a estimé samedi à Alger le président de l'OPEP, le ministre algérien de l'Energie Chakib Khelil.

"La hausse va probablement perdurer jusqu'a la fin du premier trimestre 2008, pour se stabiliser durant le deuxième trimestre", a déclaré M. Khelil, en marge d'une conférence sur la sécurisation des canalisations d'hydrocarbures.

M. Khelil a ajouté qu'une "stabilisation des cours au deuxième trimestre est probable".

Selon lui, l'envolée actuelle des prix du brut sur les marchés internationaux s'explique par les tensions politiques au Pakistan, l'escalade des violences au Nigeria - premier producteur en Afrique - et le recul des stocks de brut américains.

Jeudi, le baril a atteint 100,09 dollars à New York avant de se replier à la clôture à 99,18 dollars.

M. Khelil a estimé que le marché pétrolier est actuellement "suffisamment approvisionné", sans exclure une augmentation de la production du cartel lors de sa prochaine réunion en février.

"Le marché pétrolier est actuellement suffisamment approvisionné, donc il n'y a pas lieu d'augmenter l'offre sauf si la prochaine conférence extraordinaire de l'organisation, prévue en février à Vienne, en décide autrement", a-t-il dit.

M. Khelil a précisé que la réunion de Vienne étudierait avec attention les prévisions de croissance des économies mondiales, notamment américaine, sérieusement affectée par la crise des crédits hypothécaires ("Subprime"). "Si la récession de l'économie américaine prend forme, l'Opep ne va pas augmenter son offre, du moment qu'elle sera appelée, plus tard, à la réduire", a-t-il dit.

L'Opep, qui produit actuellement 27,2 millions de barils par jour, assure 40% de l'offre mondiale en pétrole, le reste étant fourni par des producteurs qui ne sont pas membres de cette organisation.

Lors de sa dernière réunion à Abou Dhabi, le 5 décembre, l'Opep avait décidé de maintenir inchangés ses niveaux de production, à 27,25 millions de barils par jour.

L'OPEP avait annoncé une réunion extraordinaire le 1er février à Vienne pour réévaluer la situation du marché.


© 2008 AFP

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