Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

Publicité

Beaucoup trop de jeunes accrocs à l'alcool et au cannabis


Selon le Progrès, la dernière étude du centre d'information régional sur des drogues et les dépendances met en avant la hausse de la consommation de cannabis chez les 20-25 ans

Tout nouvellement nommé à la tête de la mission interministérielle de lutte contre les drogues et la toxicomanie (Mildt), Etienne Apaire était hier à Lyon pour rencontrer la vingtaine de chefs de projets départementaux de cette mission.
Il en a profité pour rendre visite au centre de consultation cannabis Bergeret. Le dernier plan gouvernemental arrive à échéance. « Il faut faire une évaluation », précise-t-il. Mais le nouveau délégué ne veut aujourd'hui se fixer aucun objectif chiffré : « Le comité interministériel proposera, le gouvernement décidera ».
Il faut dire que les dernières tendances quant à la consommation d'alcool et de cannabis ne sont pas de nature à rendre optimistes notamment en Rhône-Alpes. Au regard de la consommation de tabac, la région fait plutôt figure de bonne élève. Un fumeur rhonalpin consomme environ huit cent quatre-vingt-quatre cigarettes par an contre neuf cent douze au niveau national. La région affiche d'ailleurs une sous-mortalité au regard des pathologies traditionnellement associées à la consommation de tabac.
Si les Rhonalpins fument moins de cigarettes, ils consomment plus de cannabis.

Cannabis, une diffusion continue
En cinq ans, la part d'expérimentateurs est en augmentation de 4 % alors que la tendance nationale est à la stabilisation. La diffusion du cannabis est particulièrement importante chez les 20-25 ans (58,1 % en Rhône-Alpes contre 49,1 % au niveau national).
Il semble que la région se présente pour le trafic de cannabis comme un territoire de transit. Les consommateurs réguliers (un joint et plus tous les jours) sont en légère baisse tant chez les filles que chez les garçons.
Les autres drogues, dont l'ecstasy, restent très peu représentées. Elles apparaissent comme peu disponibles dans la région sauf le long de l'arc alpin. Si la Mildt met en avant la prise en charge, elle n'oublie pas non plus la prévention.
Qu'elle fait en partie reposer sur les parents qui seront sensibilisés par des campagnes d'information. Exit la place du scolaire, des médecins et des infirmières dans les collèges et les lycées. Le choix d'un magistrat en lieu et place d'un médecin à la tête de la Mildt peut donner déjà une indication sur le futur plan gouvernemental. Etienne Apaire évoquant à maintes reprises la lutte contre les trafics, la nécessité d'un plan de lutte européen Le reste du projet est dans la droite ligne du président.
« Tous les dispositifs existent, il faut la mobilisation de tous les intervenants. Du mouvement. Il n'existe pas de sujet tabou. »




Une alcoolisation inquiétante chez les étudiants

La consommation d'alcool diminue régulièrement depuis plusieurs décennies. Mais cette tendance masque une alcoolisation de plus en plus grande chez les jeunes. Une pratique essentiellement de jeunes adultes. Ainsi, on constate une nette augmentation des ivresses répétées pour les filles comme pour les garçons. Le taux de Rhône-Alpes est supérieur à la moyenne nationale.
Le responsable de la Mildt s'estime d'ailleurs inquiet quant à l'alcoolisation grandissante chez les étudiants. Et de citer des universités où des cours ne sont plus assurés les vendredis après-midi et les lundis matin. Les alcools forts arrivent en tête fortement concurrencés par la bière. La vodka étant devenue tendance depuis la parution de pubs plutôt agressives en terme d'image. Les premix (mélanges prêts) arrivent en troisième position.
Les étudiants rhonalpins en sont les plus friands et notamment ceux de l'agglomération lyonnaise. Ainsi, ils sont 23,2 % à déclarer des consommations multiples dans le mois contre 18,6 % des étudiants de l'ensemble de Rhône-Alpes.
Il n'est pas rare d'ailleurs, aujourd'hui à Lyon, lors des fêtes étudiantes, de trouver des équipes de la Croix-Rouge ou des pompiers pour prendre en charge les étudiants victimes de comas éthyliques.


Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article