Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

Publicité

Moi, Laura D., étudiante et prostituée


Poussées par la précarité, elles seraient des milliers à se transformer en escort girls occasionnelles. Alors qu'une enquête révèle l'ampleur du phénomène, un livre-témoignage - dont L'Express publie des extraits exclusifs - raconte cet engrenage.


© DR

 

 

Du bout de leurs plumes, Laura D. et Eva Clouet lèvent un coin du voile sur un sujet obscur et dérangeant: la prostitution étudiante. Chacune à sa manière. Laura, 19 ans, en deuxième année de langues étrangères appliquées, sait ce que vendre son corps veut dire. «J'y ai été obligée pour payer mes études», dit-elle. Pour régler son loyer et remplir son réfrigérateur, aussi. Pour ne pas échouer aux Restos du cœur, surtout. La faim au ventre, l'argent facile à portée de clic, le dégoût de soi: elle raconte la spirale du sexe tarifé dans un livre lucide et poignant, Mes chères études, qui paraîtra le 17 janvier aux éditions Max Milo et dont L'Express publie ici des extraits en exclusivité.

Le même jour, le même éditeur publiera La Prostitution étudiante à l'heure des nouvelles technologies de communication. Une enquête signée Eva Clouet, 23 ans, étudiante en sociologie qui a exploré les motivations de ces escort girls occasionnelles. Ce voyage en terre inconnue lui a réservé quelques surprises. Celle, notamment, de rencontrer «des filles normales, ordinaires, qui me ressemblent dans leur façon de vivre, dans leurs projets. Pas des bimbos maquillées à cuissardes noires».

Combien sont-elles? De 15 000 à 20 000, comme l'estime la police? 40 000, selon le syndicat SUD Etudiant? «Ce phénomène est de moins en moins marginal, juge Laura. Voyez les sites et les forums qui fleurissent sur la Toile. Et la demande est énorme...» Quant à l'offre, elle serait en hausse pour cause de précarité croissante. D'après l'Observatoire de la vie étudiante, 225 000 jeunes peinent à financer leurs études.

La France n'est pas une exception. Dans le cadre d'une étude menée en 2006 à la Kingston University, au sud-ouest de Londres, 10% des étudiants interrogés affirmaient avoir des camarades travaillant comme stripteaseuses, entraîneuses, masseuses ou prostituées. Un chiffre en hausse de 50% depuis 2000, sur fond d'explosion des frais de scolarité. Le Japon et l'Europe de l'Est seraient également touchés. Les Polonais ont même inventé un mot pour désigner ces étudiantes: les «universtituées».


Source : L'Express
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article