O.J. Simpson à nouveau devant les juges
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REUTERS ¦
O.J. Simpson, le 16 janvier 2008.
REUTERS ¦ O.J. Simpson, le 16 janvier 2008.
C.Ch. avec agence
Hani Ramadan reçoit 206.000 euros d'indemnité pour son licenciement
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Jean Ayissi AFP ¦
Hani Ramadan, frère de l'intellectuel Tariq Ramadan et petit-fils de Hassan El Banna, fondateur des Frères musulmans égyptiens, le 14 avril au Bourget
L'islamiste suisse Hani Ramadan, licencié de son poste d'enseignant à Genève en 2002 pour avoir justifié publiquement la lapidation des couples adultères, va toucher une forte indemnité, ont annoncé mercredi les autorités locales.
Afin de clore la procédure, le canton de Genève a décidé de verser une indemnité de départ et de rembourser les frais d'avocat de l'ex-enseignant pour un total de 345.000 francs suisses (206.000 euros), a déclaré devant la presse le président du gouvernement genevois, Laurent Moutinot.
L'indemnité correspond à 24 mois du dernier salaire que touchait Hani Ramadan en tant qu'enseignant du secondaire. «Nous avons opté pour l'indemnité maximale afin de garantir la paix des ménages», a expliqué Laurent Moutinot.
Hani Ramadan, par ailleurs directeur du Centre islamique de Genève, avait été licencié de son poste de professeur de français en décembre 2002 pour propos «contraires aux valeurs démocratiques et aux objectifs de l'école publique».
«Le sida n'est pas issu du néant»
Dans une libre opinion publiée deux mois plus tôt dans le quotidien français «Le Monde», il avait légitimé le recours à la lapidation et suggéré que le sida était un châtiment divin : «que ceux qui nient qu'un Dieu d'amour ait ordonné la lapidation de l'homme et de la femme adultère se souviennent que le virus du sida n'est pas issu du néant».
Le tribunal administratif avait ordonné sa réintégration début 2004, mais les autorités cantonales avaient rejeté cette décision, ouvrant la voie à une indemnisation.
Hani Ramadan est le frère de Tariq Ramadan, interdit d'entrée aux Etats-Unis. Tous deux sont les petits-fils de Hassan El Banna, fondateur des Frères musulmans égyptiens.
Italie: la démission du ministre de la Justice, nouveau coup à Romano Prodi
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Tiziana Fabi AFP/Archives ¦
Le ministre de la Justice italien Clemente Mastella, au Sénat à Rome, le 12 novembre 2007
Le chef du gouvernement italien Romano Prodi a encaissé mercredi un nouveau coup avec la démission de son ministre de la Justice, Clemente Mastella, une décision qu'il lui a demandé de reconsidérer afin de sauvegarder une majorité déjà très fragile. M. Prodi a eu droit à une deuxième mauvaise nouvelle plus tard dans la journée avec le feu vert de la Cour constitutionnelle à un referendum sur une réforme de la loi électorale, qui risque aussi de faire tanguer sa majorité.
A l'issue d'une matinée mouvementée, M. Mastella a dit qu'il réservait sa décision sur son départ effectif du gouvernement.
Il avait annoncé sa démission devant la Chambre des députés peu après la révélation par la presse que son épouse, Sandra Leonardo, présidente du conseil régional de Campanie (sud, région de Naples), était mise en cause dans une affaire de corruption et assignée à résidence.
"Je remercie le président Prodi de m'avoir assuré de sa confiance. Mais en ce moment il est plus important que je sois auprès de ma femme. Toute autre décision viendra ensuite", a déclaré M. Mastella à l'issue d'un entretien avec M. Prodi.
Le ministre est le dirigeant de l'Udeur, un petit parti catholique de centre-gauche, l'une des formations dont le soutien est essentiel au gouvernement de M. Prodi qui s'appuie sur une majorité très fragile.
En annonçant sa décision, M. Mastella a déclaré démissionner "pour être plus libre, humainement et politiquement", laissant entendre que son parti qui compte trois sénateurs pourrait réexaminer son soutien au gouvernement.
"M. Mastella n'a pas annoncé sa démission dans un contexte innocent", a déclaré à l'AFP Marc Lazar, politologue spécialiste de l'Italie.
"Il semble vouloir rappeler son importance dans la majorité à M. Prodi, et ce alors que la situation politique est très tendue dans l'attente de la décision de la Cour Constitutionnelle", a ajouté M. Lazar.
Celle-ci a annoncé en fin d'après-midi son feu vert au référendum d'intiative populaire visant à modifier l'actuelle loi électorale, un projet auquel M. Mastella, 60 ans, est totalement opposé.
L'éventuel succès de cette consultation, supposant la participation d'au moins 50% des électeurs, éliminerait les petits partis tels que celui de M. Mastella de la compétition politique.
M. Mastella avait auparavant menacé de démissionner en cas de feu vert du Conseil à cette réforme.
M. Mastella, qui appartenait au milieu des années 1990 à la majorité de droite de Silvio Berlusconi, a eu des relations orageuses avec une partie des magistrats depuis sa nomination en mai 2006 et il est l'une des cibles préférées de la presse italienne.
Son épouse, qui serait accusée d'avoir demandé de l'argent à un responsable hospitalier de Caserte, en Campanie, a affirmé avoir appris qu'elle faisait l'objet d'une assignation à résidence par la presse. Des policiers lui ont signifié la mesure dans l'après-midi, selon Ansa.
Une trentaine de personnes, dont le beau-père d'un des fils de M. Mastella, sont concernées par cette enquête, selon l'agence Ansa.
Il s'agit de la première démission d'un ministre depuis la formation en mai 2006 du gouvernement Prodi.
Le système électoral à la proportionnelle intégrale actuellement en vigueur en Italie a été adopté en décembre 2005 par la majorité de droite de Silvio Berlusconi, quelques mois seulement avant les législatives d'avril 2006 remportées par Romano Prodi.
Il a conduit à une fragmentation du paysage politique avec la présence de 22 partis au Parlement et accordé aux petites formations, notamment à gauche, un poids démesuré par rapport à leur influence réelle dans le pays.
Tiziana Fabi AFP/Archives ¦ Le ministre de la Justice italien Clemente Mastella, au Sénat à Rome, le 12 novembre 2007
© 2008 AFP
Jean Ayissi AFP ¦ Hani Ramadan, frère de l'intellectuel Tariq Ramadan et petit-fils de Hassan El Banna, fondateur des Frères musulmans égyptiens, le 14 avril au Bourget
La vie pas rêvée de Christine Lagarde
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Bertrand Guay AFP ¦
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, dans un grand magasin à Paris, lors du lancement des soldes, le 9 janvier 2008 Pas toujours facile d’être original au moment de présenter ses voeux. «Le Canard Enchaîné»a révélé mercredi que Christine Lagarde a, pour sa part fait preuve d’une belle inventivité, en forme de boulette. le 10 janvier, en adressant ses voeux au personnel du ministère des Finances, la ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi s'est plu à imaginer ce que serait son quotidien sans ses troupes. Exercice de style reporté en partie dans le Canard:
«D'abord, pas de chauffeur pour me rendre à Bercy. En plus, je devrais observer les feux de circulation, moi qui aime tant observer le ballet des extraordinaires motards qui nous ouvrent la route». Puis, elle s’est fait peur en imaginer une vie sans grands chefs: «le plus grave serait qu'il n'y aurait rien à manger. Et quand on est habitué au raffinement des mets qui nous sont servis, on n'a guère envie de connaître d'autres tables».
En novembre 2007 dans une interview donnée au «Parisien», Christine Lagarde avait encouragé les Français à pratiquer le vélo, la marche ou les transports publics pour compenser l’envolée des prix pétroliers. «Les transports en commun sont considérés en France comme de grande qualité », avait-elle déclaré.«Je suis prête à donner l’exemple». Cette idée avait suscité une réflexion à François Hollande: «Marie-Antoinette, lorsqu'on lui demandait du pain parce que le pays était affamé, disait “il n'y a pas de pain, qu'on leur donne de la brioche”. Eh bien maintenant il n'y a pas de carburant, “qu'on leur donne du vélo»”. Réponse de la ministre «Loin de moi l'idée de rouler en carrosse».
Contactée par 20minutes.fr, le ministère des Finances n’a pour l’instant pas réagi.
Droit au logement opposable: les premiers dossiers traités en Seine-Saint-Denis (A votre avis cela va profiter à qui ?)
Trois dossiers sur les quatre examinés mardi par la première commission de médiation de Seine-Saint-Denis chargée d'évaluer les demandes formulées au titre de la loi sur le droit au logement opposable (Dalo) ont été retenus. Le quatrième dossier a été déclaré irrecevable. Entre le 2 janvier et le 14 janvier, 1.917 formulaires ont été retirés dans l'un des six guichets mis en place en Seine-Saint-Denis et 200 dossiers ont été déposés.
Dans ce département où le parc locatif social représente 35,9% des logements (63% des locataires habitant dans le parc social), 55.000 demandes de logement social ne sont pas satisfaites à ce jour.
Les demandes Dalo seront servies dans un premier temps sur le contingent préfectoral, qui est d'environ 2.000 logements sociaux (libérés par an).
Avec agence
« Non, je ne suis pas un bourgeois ringard ! »
Pierre Richard s'apprête à commémorer la mort de Louis XVI. A 19 ans, il prône le rétablissement de la monarchie en France. Et démonte « les clichés » qui collent à la peau des royalistes
Oui, les jeunes royalistes, ça existe encore ! Ils sont d'ailleurs une trentaine dans la région stéphanoise, réunis au sein d'Action française étudiante Forez.
Leur président n'a que 19 ans. Mais, il milite pour le retour d'un roi à la tête de la France depuis trois ans. « J'ai rencontré des gens d'Action française en 2002, lors d'un meeting local du MRC (Mouvement républicain et citoyen), le parti de Jean-Pierre Chevènement, que le mouvement soutenait pour l'élection présidentielle. » Ses parents votent pour le MRC. Lui choisit une autre voie, le royalisme.
« On refuse le régime des partis », explique Pierre Richard. « Actuellement, c'est l'État qui prend les décisions concernant le quotidien des Français, comme l'interdiction de fumer dans les lieux publics. Par contre, les gens votent pour donner leur avis sur les grands thèmes abordés lors des élections, comme l'immigration, alors que ces sujets ne sont pas toujours maîtrisés par les citoyens. Ce que nous demandons, c'est le contraire. Grâce à la monarchie absolue, avec une décentralisation accordant du pouvoir aux régions et aux départements, les gens votent pour leurs libertés et le Roi s'occupe seul des sujets plus importants, comme la politique étrangère »
Voilà pour l'idéologie. Le reste, ce que Pierre appelle « les clichés », l'étudiant stéphanois les démonte un à un. D'abord, cette « image ringarde » qu'on lui renvoie sans cesse. « Je ne fréquente pas que des royalistes, heureusement ! J'ai une vie normale, comme tous les jeunes d'aujourd'hui et pas d'hier ! », sourit-il. « D'ailleurs, au premier abord, les gens ne comprennent pas mon engagement. Avec quelques explications, ils sont séduits par notre refus du système des partis politiques. Ils disent que c'est utopique mais défendable »
Autre cliché : le racisme. « Oui, à une époque, Action française a eu une tendance à la xénophobie. Ce n'est plus du tout le cas. Je ne vote ni pour la gauche, ni pour la droite, ni pour l'extrême droite » D'ailleurs, beaucoup des jeunes d'Action française étudiante viennent de l'extrême gauche, « avec laquelle nous avons quelques convergences », l'antimondialisme et l'antilibéralisme notamment. L'engagement pour Action française est souvent générationnel. « Les jeunes viennent nous voir parce que le père ou leur grand-père était de l'AF ! »
Et de poursuivre : « Le royalisme, c'est une démarche intellectuelle. Malheureusement, certains se disent royalistes pour le folklore. Ils arborent la fleur de lys et participent à des rallyes, sans réelle conviction politique A cause d'eux, on passe pour des affreux fascistes et des affreux bourgeois ! »