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"L'installation de cette statue à Montpellier est une idée parmi mille autres" qui "me séduit", a affirmé M. Frêche dans un communiqué mercredi, tout en ajoutant que la "concrétisation" de cette idée "en est une autre".
Selon le quotidien Midi Libre, qui a révélé l'information mercredi, M. Frêche compte acheter et acheminer à Montpellier une statue de Lénine de 7 tonnes mise en vente à Seattle (nord-ouest des Etats-Unis), pour un prix situé entre 150.000 et 250.000 dollars (102.333 à 170.555 euros).
"A l'heure où je finalise un accord décisif avec le gouvernement pour obtenir la ligne à grande vitesse entre Montpellier et Perpignan, on préfère disserter sur une statue de Lénine... Voilà bien, une nouvelle fois, un signe de notre temps où le futile l'emporte sur l'utile", a souligné M. Frêche.
© 2008 AFP
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Les heurts ont commencé dans la nuit de mercredi à jeudi, lorsqu'environ 200 policiers et gendarmes sont intervenus à Carsud (service de bus de l'agglomération) à Normandie, à la périphérie de Nouméa, pour empêcher les syndicalistes d'investir le siège et le dépôt de la société.
En grève générale depuis neuf jours dans le cadre de ce conflit, l'USTKE (Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités), deuxième syndicat du territoire, avait promis en début de semaine de "durcir le ton".
Quelque 400 syndicalistes se sont opposés toute la nuit aux forces de l'ordre, les jets de pierre répondant aux tirs nourris de grenades lacrymogènes. Lors des incidents, des véhicules de la police ont été incendiés ainsi que la voiture de Michel Delaisse, directeur de Carsud, qui a été vivement pris à partie par les grévistes.
Toute la matinée, les affrontements se sont poursuivis aux abords du lieu-dit Normandie, donnant lieu selon des témoins, à de véritables scènes de "guerilla urbaine" et provoquant d'importants embouteillages. Sept gendarmes et deux policiers ont été légèrement blessés, ainsi que plusieurs manifestants, selon un dernier bilan.
Jeudi après-midi, 44 personnes étaient en garde à vue dont 12 devaient être écrouées, a indiqué un porte-parole du haut-commissariat. "Ce sont des méthodes de voyous que je traiterai en tant que telles. Il y a eu des constatations, des photos et des relevés de véhicules. Tout cela sera exploité et transmis au procureur de la République", a déclaré le haut-commissaire, Yves Dassonville.
Il a en outre dénoncé "l'utilisation à des fins politiques" de ce conflit par l'USTKE, qui a récemment créé un parti, le Parti travailliste. "On aurait pu sortir de ce conflit mais l'USTKE a choisi la provocation", a également indiqué M. Dassonville.
De son côté, Gérard Jodar, président du syndicat, a dénoncé "la démonstration de force" des autorités et "les manipulations" de la province sud, qui subventionne Carsud. "Depuis des semaines, Carsud n'est pas bloqué. Nous occupons seulement un terrain de la province sud à proximité. Nous voulons aller à la table des négociations mais la province refuse", a déclaré M. Jodar.
Le syndicat réclame la réintégration d'un de ses adhérents de Carsud, accusé de vol et licencié. Depuis le mois de novembre, la grève à Carsud s'est enlisée et a débouché sur un bras de fer tendu entre l'USTKE et les dirigeants de la province sud, tandis que les nerfs des 5.000 usagers des bus de l'agglomération sont mis à rude épreuve.
Yves Dassonville est arrivé en Nouvelle-Calédonie le 9 novembre dernier, après la démission de son prédécesseur, Michel Mathieu, qui avait eu un différend avec le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Christian Estrosi, au sujet de la gestion des conflits sociaux.
Misant sur "dialogue et fermeté", M. Dassonville s'est impliqué dans les relations sociales de l'archipel, où, malgré des initiatives de normalisation, les conflits dégénèrent souvent en violences. Il a notamment souhaité que syndicats et patronat "acceptent mieux les voies de la concertation".
La police de l’air arrête une Française avec une mallette contenant 15 kg de cocaïne à l’aéroport de Sénou - Dans la nuit du 10 janvier 2007, la police de l’aéroport de Sénou a arrêté une jeune Française alors qu’elle s’apprêtait à embarquer sur un vol d’Air France avec une mallette contenant 15 kg de cocaïne.
Lors de son arrivée à Bamako, la jeune Européenne en question était coiffée d’un bonnet blanc, en signe de reconnaissance. Elle fut accueillie par un Malien à sa descente d’avion. Mais cela trouvait que la personne en question était déjà dans le collimateur de la police.
Le lendemain, lors du départ de la Française pour l’Hexagone, son complice muni d’une mallette, est venu l’accompagner à l’aéroport. Ce qui ne pouvait pas passer inaperçu des policiers qui le soupçonnaient déjà. Ayant senti que quelque chose n’allait pas, il remit rapidement la mallette à la Française avant de s’éclipser. La police saisit immédiatement la mallette et interpella la jeune Française.
Au poste de police, les agents ouvrirent la mallette pour découvrir que celle-ci contenait une importante quantité de drogue. En effet, il s’agissait de 15 kilogrammes de cocaïne.
Une enquête fut aussitôt ouverte au niveau de la Direction de la Police judiciaire. Dans la même nuit, la brigade de recherches réussit à cueillir le complice de la Française. Le réseau de trafiquants ayant des ramifications en France, le pays de Sarkozy a immédiatement dépêché deux éléments de la police française à Bamako. Ces derniers travaillent présentement en étroite collaboration avec le Contrôleur général Amidou Kansaye qui diligente les enquêtes.
Au cours de l’année 20007, selon le Contrôleur de police Amidou Kansaye, 151 kg de cocaïne ont été saisis dont 116 kg par la douane et 35 kg par les forces de sécurité (police et gendarmerie). «Mais, c’est la première fois que ses éléments arrêtent une Européenne. Au mois de septembre 2007 cependant, un Roumain avait été arrêté à l’aéroport de Sénou avec de la cocaïne avalée. Généralement ce sont respectivement des Nigérians, des Maliens, des Ghanéens, des Burkinabé, des Gambiens, des Togolais et des Ivoiriens», a-t-il souligné.
Par rapport au nombre de passeurs arrêtés, Kansaye est formel là-dessus : «il n’y a pas une grande différence les Nigérians et les Maliens. Ces derniers transitent généralement par la Guinée et la destination finale est l’Europe. C’est seulement une fois que la police a saisi de la drogue ayant pour destination de la Côte d’Ivoire». Et Kansaye d’ajouter que «le drame avec la drogue c’est que, quand il y a transit, il reste toujours une certaine quantité destinée à la consommation locale. Raison pour laquelle il est important de multiplier les saisies de drogue pour dissuader les gens».
Pour le moment, les enquêtes suivent leur cours, l’objectif étant de démanteler tout le réseau, ce qui explique la présence des policiers français dans nos murs.
Pierre Fo’o MEDJO
L’Indépendant du 15 janvier 2008
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A. B. - ©2008 20 minutes