2007, l'année du piratage industriel
Le Clusif a présenté la nouvelle édition de son « Panorama de la cybercriminalité », qui met en particulier l'accent sur la commercialisation par des pirates de « kits prêt à infecter ».
La lecture du « Panorama de la cybercriminalité » du Clusif (Club de la sécurité des systèmes d'information français) incite à la nostalgie et à la parano. La nostalgie pour l'époque où les pirates se contentaient de balancer des virus sur la Toile. La nouvelle génération préfère utiliser des kits « prêt à infecter » pour lancer des attaques sophistiquées. Quant à la parano, elle s'explique par la multiplication des affaires d'espionnage industriel dont les auteurs sont des employés. Le phénomène MPack
Pour ne pas éveiller les soupçons des internautes et ne pas être repérés par les logiciels de sécurité, les pirates ont donc mis au point des attaques très pointues grâce à des « kits de piratage ». L'un des plus connus est Mpack.
Il a été développé par un groupe russe qui le vend autour de 1000 euros, SAV compris ! L'exploitation la plus connue de MPack a eu lieu entre la mi-avril et la mi-juin 2007 avec l'attaque baptisée « Italian Job/Mpack ». Des dizaines de serveurs Web ont été corrompus via des failles visant Apache.
Plus de 10 000 sites ont été touchés dont 80 % en Italie. Dès qu'un utilisateur visitait un site piégé, il était redirigé à son insu vers un autre site, contenant MPack. Le pirate pouvait ensuite installer tous les codes malveillants qu'il souhaitait sur l'ordinateur. Depuis, d'autres variantes de Mpack sont proposées à 400 euros.
Vol de secrets de fabrication
Le second point marquant de l'an passé est donc l'espionnage industriel. Le Clusif présente quatre grandes affaires qui confirment que le ver est souvent dans le fruit. Et en particulier le cas d'un ancien employé de Duracell, qui a été condamné à 5 ans de prison avec sursis, 7 500 dollars d'amende et 200 heures de travail d'intérêt général. Motif : il avait téléchargé et copié sur son ordinateur des documents de recherche sur les piles AA de l'industriel. Il a ensuite tenté de les revendre à deux concurrents qui ont contacté... Duracell.
Dans son rapport, le Clusif pointe aussi du doigt les fraudes à la carte bancaire, les arnaques sur les sites d'enchères et l'exploitation de la naïveté des utilisateurs des réseaux sociaux et des mondes virtuels.
01net.com Djamel Bouras condamné à 500 euros d'amende
Jean Ayissi AFP ¦ L'ancien judoka Djamel Bouras lors des 2e Etats généraux du Cran, le 7 avril 2007 à la Mutualité à ParisL'ancien judoka Djamel Bouras a été condamné mercredi, en son absence, par la cour d'appel de Paris à une amende de 500 euros pour avoir traité de «connard» un chauffeur de bus de la RATP, lors d'une altercation dans le 5e arrondissement de Paris, le 7 septembre 2005.
La cour d'appel s'est montrée plus sévère que le tribunal correctionnel qui, en février 2007, avait jugé le sportif coupable des faits qui lui étaient reprochés, mais l'avait dispensé de toute peine.
Elle a jugé que «les déclarations concordantes de l'agent RATP et d'un de ses passagers établissent que Djamel Bouras a bel et bien outragé le chauffeur du bus»
Gaza: des centaines de Palestiniens entrent en Egypte
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said khatib AFP ¦
Canon à eau en action à Rafah contre des Paltestiniens tentant de forcer le point de passage entre l'Egypte et la bande de Gaza Des centaines d'habitants de la bande de Gaza ont pénétré mercredi matin en territoire égyptien. Ils ont pu y accéder après l’ouverture de brèches dans le mur par une série d’explosions, ont indiqué des témoins.
Les forces de sécurité égyptiennes le long de la frontière n'étaient pas encore intervenues, selon les témoins.
Cinq brèches au moins
Cette entrée massive est survenue au lendemain d'une manifestation organisée par le Hamas devant le point d'entrée en Egypte de Rafah pour protester contre le blocus de la bande de Gaza imposé par Israël. Quelques heures après la manifestation, une série d'explosions avait ouvert au moins cinq brèches dans le mur séparant la bande de Gaza du territoire égyptien, selon des témoins.
Depuis le 17 janvier, Israël a imposé un blocus total de la bande de Gaza en riposte à la multiplication des tirs de roquettes palestiniennes contre le sud de son territoire. Mardi, devant les critiques de la communauté internationale qui craignait une crise humanitaire dans un territoire pauvre de 1,5 million d'habitants, Israël a desserré son étau autorisant la livraison de 360.000 litres de mazout destinés à l'unique centrale électrique de la bande de Gaza.
Conseil ONU ajourné
Quant à la réunion d'urgence sur la crise humanitaire provoquée par le blocus de Gaza prévue mardi, le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé de l’ajourner à mercredi. Un diplomate du Conseil s'est cependant dit pessimiste sur les chances de parvenir à un accord sur un texte, pointant le fait que les Etats-Unis, proche allié d'Israël, n’accepteraient pas le texte de compromis voulu par les 14 autres membres du Conseil. Or, l'adoption d'un texte non contraignant requiert l'unanimité. «Une remise en cause des valeurs sur lesquelles repose la société française depuis 1789»
Fiacre Vidjingninou AFP/archives ¦ Le ministre français de l'Immigration, Brice Hortefeux, le 21 juin 2007 à Cotonou, au BéninBrice Hortefeux envisage une modification constitutionnelle ouvrant la voie à une politique d’immigration basée sur des quotas. Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel et membre de l’Institut universitaire de France, réagit à cette annonce.
Modifier la Constitution pour y inscrire une politique de quotas, est-ce vraiment envisageable?
C’est précisément parce que le Conseil constitutionnel a considéré que la politique des quotas était en contradiction avec la Constitution qu’une modification du texte est la seule option. Pour qui prône cette politique, il faut changer de Constitution. En théorie, elle peut se faire par la voie du Congrès ou par celle du référendum, c’est au Président d’en décider. L’énormité de la réforme impliquerait de demander son avis au peuple français, car elle passerait forcément par un changement de république.
C’est-à-dire?
Changer de constitution pour y inscrire les quotas, contraire au principe d’égalité entre les hommes, revient à remettre en cause des valeurs sur lesquelles repose la société française depuis 1789. Cela n’est jamais arrivé: ce serait la première fois dans l’histoire politique française depuis cette date. Si on va jusqu’au bout, on touche aux valeurs fondatrices de notre société.
A quelle nouvelle république ressemblerait alors la France?
Alors que nous sommes actuellement dans une république d’intégration des immigrés, on tendrait vers une république de communautés et ça, c’est grave. Cela signifierait qu’on s’inspire directement du modèle britannique qui accueille et juxtapose les communautés. On sait aujourd’hui que c’est un échec, qu’une telle politique mène à la ghettoïsation des immigrés et à une recrudescence de la violence. Plus grave: l’identité citoyenne n’existerait plus, dépassée par une identité communautaire. Avec le risque de voir émerger des droits, de vote ou de travail, différents en fonction des origines ethniques des populations.
Autre problème: la Commission Simone Veil, annoncée par Nicolas Sarkozy, a été créée pour réviser le préambule de la Constitution et réfléchir à l’intégration des populations issue de l’immigration. Les deux commissions risquent donc de se télescoper.
Avec la création de listes de métiers ouverts aux candidats à l'immigration en France, n’est-on pas, de fait, déjà dans une politique de quotas?
Je n’ai pas eu connaissance de cette information, mais si ces listes prennent la forme d’un acte juridique, il est possible de déposer un recours au Conseil d’Etat qui les annulera. 20 Minutes Etats-Unis: Padilla condamné à 17 ans de prison pour liens avec Al-Qaïda
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ho AFP ¦
Photo de l'Américain Jose Padilladatant du 1er juin 2004
L'Américain Jose Padilla, devenu un symbole des excès de l'administration Bush dans la "guerre contre le terrorisme", a été condamné mardi à 17 ans et 4 mois de prison par une juge fédérale de Miami, alors que l'accusation réclamait la perpétuité. Ancien membre d'un gang de Chicago converti à l'islam, Jose Padilla, 37 ans, avait été reconnu coupable en août de liens avec Al-Qaïda, mais la juge Marcia Cooke a estimé qu'il n'existait pas assez de preuves pour une condamnation à perpétuité.
Ses deux co-accusés, Adham Amin Hassoun, 45 ans, d'origine palestinienne, et Kifah Wael Jayyousi, un Jordanien de 46 ans, ont été condamnés respectivement à 15 ans et demi et 12 ans et demi de prison pour avoir eux aussi rejoint Al-Qaïda en vue de préparer des attentats.
Selon la défense de M. Padilla, l'administration Bush, motivée par des considérations politiques, souhaitait démontrer par une condamnation qu'elle voulait exemplaire l'efficacité de sa lutte contre le terrorisme sur le sol américain.
Mais Marcia Cooke a jugé qu'il "n'y avait pas de preuves que ces accusés aient personnellement mutilé, kidnappé ou tué qui que ce soit aux Etats-Unis ou ailleurs".
La mère de Jose Padilla, Estela Lebron, s'est dite "contente de ce jugement" après l'annonce de la sentence.
Les débats s'étaient ouverts le 8 janvier pour examiner ces preuves et déterminer si les quatre années de détention militaire au secret de M. Padilla pouvaient lui valoir un allègement de peine.
"Je trouve que les conditions très dures (d'incarcération) méritent d'être prises en considération dans cette affaire", a relevé Marcia Cooke.
Plusieurs expertises ont en effet attesté des graves séquelles psychologiques dont souffre M. Padilla depuis ses années de détention militaire à l'isolement absolu, sans bruit ni lumière du jour, souvent privé de sommeil, et interrogé sans relâche.
Pendant le procès, sa défense avait insisté sur ces éléments, affirmant qu'il avait été victime de torture.
"Sans aucun doute, c'est une défaite pour le gouvernement", a réagi Jeanne Baker, avocate d'Adham Amin Hassoum, après l'annonce de la condamnation.
Le gouvernement a, de son côté, félicité les agents, les enquêteurs et les procureurs qui sont intervenus dans l'affaire. "Grâce à leurs efforts, la cellule de soutien nord-américaine de l'accusé a été démantelée et ne peut plus envoyer de l'argent et des recrues jihadistes pour participer à des conflits à l'étranger", a déclaré Kenneth L. Wainstein, responsable des questions de sécurité nationale au ministère de la Justice.
Né à Brooklyn, un quartier de New York, José Padilla a grandi dans les quartiers ouest de Chicago (nord, Illinois) où il faisait partie du gang "The Latin Disciples" et avait eu des démêlés très jeune avec la justice.
Converti à l'islam, il était parti étudier en Egypte, avant de gagner l'Afghanistan. Arrêté à son retour en mai 2002, il avait alors été accusé d'avoir fomenté un attentat à la bombe "sale" et avait été incarcéré près de quatre ans dans une prison militaire.
Après une longue bataille juridique sur la légalité de cette détention illimitée sans inculpation d'un citoyen américain, sur ordre direct du président, le gouvernement a cédé et transféré M. Padilla à la justice fédérale.
Le 16 août, un jury de Floride a conclu que M. Padilla et ses deux co-accusés étaient coupables d'association de malfaiteurs en vue d'assassiner hors des Etats-Unis et de soutien à une entreprise terroriste.
Alors que la CIA a reconnu en décembre avoir détruit des enregistrements vidéo d'interrogatoires de responsables présumés d'Al-Qaïda, la défense avait également réclamé d'avoir accès à tous les éléments à la disposition du gouvernement sur M. Padilla.
ho AFP ¦ Photo de l'Américain Jose Padilladatant du 1er juin 2004
© 2008 AFP