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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Un maillot pour dire non au racisme

Le maillot contre le racisme que les joueurs de Ligue1 porteront lors de la 26e journée, samedi 23 février.
DR ¦ Le maillot contre le racisme que les joueurs de Ligue1 porteront lors de la 26e journée, samedi 23 février.


 
Conséquence de l’affaire Ouaddou qui agite le football français depuis samedi, Bernard Laporte a voulu faire vite. Lundi, il s’est rendu à Valenciennes, jeudi, il a annoncé une série de mesures et nommé un ambassadeur reconnu, Marcel Desailly.

Quelles mesures?
La plus emblématique: arrêter le match en cas d’incident raciste. Aux arbitres qui ont déjà cette possibilité, le secrétaire d’Etat aux Sports demande que le règlement soit «fermement et systématiquement appliqué».

«Des consignes en ce sens ont déjà été données aux arbitres en octobre 2007, rappelle le président de la Ligue de football professionnel Frédéric Thiriez. Dans le cas de Metz, si l’arbitre avait été averti, il aurait pu demander une intervention par le micro-oreillette, sans même interrompre la rencontre.» Une manière de faire porter la responsabilité de l’incident à l’homme en noir de la rencontre, Damien Ledentu.

Quelle sanction pour les auteurs d’insultes racistes?
Bernard Laporte souhaite un durcissement des sanctions: «l’interdiction administrative de stade pourrait être portée de trois mois à un an.» Frédéric Thiriez, avocat de formation, insiste sur cette «répression qui ne gêne pas les honnêtes gens».

Que se passera-t-il lors de la 26e journée de Ligue1?
Ce week-end, tous les joueurs de Ligue1 et de Ligue2 porteront «un maillot spécialement créé pour dire non au racisme», explique Bernard Laporte. Une telle initiative avait été prise par Nike lors d’un PSG-Lens en février 2005.

Que sera le rôle de Marcel Desailly?
Marcel Desailly «sera l’ambassadeur de ce mouvement du monde du sport contre le racisme», précise Bernard Laporte. L’ancien capitaine de l’équipe de France devra «faire des propositions concrètes d’actions d’ici le printemps». Marcel Desailly a déjà évoqué les chantiers qu’il voulait mener: «Il faut canaliser, former les stadiers, aider les arbitres, former et éduquer les jeunes à ces problèmes.»

Pourquoi a-t-il été choisi?
Si le joueur aux 116 sélections est un symbole (né au Ghana, devenu capitaine des Bleus), il ne s’était pourtant jamais exprimé sur le racisme dans le sport. Il a même reconnu n’avoir jamais été confronté à ce type d’expérience. Dans son autobiographie, il avait pourtant raconté un incident avec le Bulgare Hristo Stoïchov. Bernard Laporte justifie cette nomination de manière beaucoup plus pragmatique. «Je l’ai vu il y a quelques jours lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations. Je sais qu’il fait beaucoup pour l’Unicef et de nombreuses causes, c’est quelqu’un de charismatique. Il a fallu faire vite, et j’ai pensé à lui. En plus, il a l’avantage d’être libre.»

Quelle sera la portée de ces mesures?
En 2006-2007, des agressions verbales ou physiques (pas uniquement racistes) ont été recensées dans environ 1,5% du million de matches amateurs joués en France, a expliqué à l’AFP Patrick Wincke, chargé de mission sur les questions de violence et de racisme dans le football amateur. Point positif, de février 2007 à février 2008, les agressions physiques ont reculé de 7%.

«En France, nous avons beaucoup d’outils, remarque Carine Bloch, de la Licra. Encore faut-il les appliquer. Je me réjouis de voir tous le monde ici ce matin, mais en mars 2007, quand nous avons organisé une grande conférence, ils n’étaient pas là.» Depuis, il y a eu la médiatisation du cas Ouaddou. «S’il n’était pas monté en tribune pour s’expliquer avec l’auteur des insultes, on ne serait pas là aujourd’hui», a reconnu le président de la fédération française de football Jean-Pierre Escalettes. «C’est entre les coups médiatiques qu’on mesure l’engagement», conclut Carine Bloch qui propose «la création d’un numéro d’appel gratuit et anonyme à l’attention des victimes et des témoins d’incidents racistes ou violents dans les enceintes sportives, comme cela existe déjà en Angleterre».





«Faire prendre conscience aux auteurs d’insultes racistes de la gravité de leur acte»

Marcel Desailly, en avril 2007
SIPA ¦ Marcel Desailly, en avril 2007

Propulsé par Bernard Laporte nouvel ambassadeur
du mouvement du monde du sport contre le racisme, après l’affaire Ouaddou, Marcel Desailly, qui ne s’était jamais exprimé sur ce sujet lors de sa carrière, explique ce qu’il entend faire.
 
En quoi va consister votre mission d’ambassadeur?
Il est temps de prendre le taureau par les cornes. Ce n’est plus possible qu’il y ait ce genre d’incidents à tous les matchs. Il faut canaliser, former les stadiers, aider les arbitres, former et éduquer les jeunes à ces problèmes, dans les stades de Ligue 1 comme dans les petits clubs. Tout le monde est concerné. C’est un vaste chantier qu’il faut lancer absolument.
 
Mais ce problème n’est pas nouveau…
Certes, mais c’est l’occasion de marquer le coup. On voit bien qu’il y a un problème. Un incident comme celui-là permet de rassembler tout le monde. Nous devons faire prendre conscience aux auteurs d’insultes racistes de la gravité de ce qu’ils font. On ne peut pas insulter comme ça un joueur et son entourage parce qu’on est dans une enceinte sportive. 
 
 
Avez-vous été vous-même victime de ce genre d’insultes?
C’est vrai que dans ma carrière, j’ai joué des matchs tendus, dans des stades plutôt chauds, mais je n’ai jamais vécu personnellement ce genre d’expérience.




Le comportement raciste d'un supporter de Metz: «Un reflet de la société»

Le joueur de football français Lilian Thuram, le 23 octobre 2006 à Barcelone
Cesar Rangel AFP/Archives ¦ Le joueur de football français Lilian Thuram, le 23 octobre 2006 à Barcelone


Le défenseur de l'équipe de France Lilian Thuram a estimé, jeudi à l'AFP, que le comportement raciste d'un supporteur de Metz à l'encontre du capitaine marocain de Valenciennes Abdeslam Ouaddou samedi n'était pas «un acte isolé», mais un «reflet de la société».

«Il existe ce type de comportement, il ne faut pas dire que c'est un acte isolé et stupide: il y en a plein, à des degrés plus ou moins forts, mais c'est un reflet de la société», a déclaré le joueur du FC Barcelone.

«Mais il faut se poser la question: pourquoi il y a des gens qui pensent des choses comme ça? Il faut analyser les causes. Il y a un fait historique qui fait que l'autre est considéré comme différent et inférieur», a-t-il relevé.

Juger l'auteur d'insultes racistes

«Ce qui serait intéressant, c'est de voir comment on peut leur faire changer d'attitude, contrairement aux gens que l'on met en prison et qui en ressortent pareils», a-t-il aussi avancé.

Le détenteur du record de sélections en équipe de France (137) a précisé qu'il était bon «que l'on arrive à identifier la personne en question et que l'on puisse la faire sortir (du stade, ndlr) et surtout la juger».

Concernant l'arrêt du match, même momentané, préconisé jeudi par le secrétaire d'Etat aux Sports Bernard Laporte
, Lilian Thuram a estimé qu'«on peut aussi ne pas arrêter le match et quand même faire sortir» le(s) fauteur(s) de troubles.



20 Minutes
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E
Le racisme c'est comme l'islamisation, plus on en parle, plus ça augmente.
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