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André Morin (FN)
Tête de liste de Lyon fait front du 8e.
Pour le FN, le principal enjeu culturel à Lyon est le « recentrage des subventions ». Des commissions seraient créées au sein de la mairie, composées d'élus et de spectateurs, favorisant la création de spectacles « populaires » notamment d'opérettes. Le parti d'André Morin souhaite encourager les initiatives privées, « comme celle du théâtre Tête d'Or » (3e). Selon le FN, la Biennale d'art contemporain est trop subventionnée, et le budget du musée des Confluences (2e), qualifié de « gouffre financier », doit être revu à la baisse.
André Morin veut mettre fin à « l'autophobie » et au « racket des automobilistes ». Le candidat du Front national est un adepte de la voiture en ville. Il s'oppose à la destruction de l'autopont Mermoz (8e) et à la requalification de l'avenue Garibaldi (3e), qu'il juge « essentiels pour la circulation routière ». Le FN refuse « tout péage urbain », souhaite « davantage de parkings gratuits » et veut donner la « préférence au métro plutôt qu´aux transports en commun de surface ». Pour le FN, les transports en commun devront être plus ponctuels et plus sûrs.
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Dès mardi, le Premier ministre français François Fillon et le gouvernement allemand divergeaient sur le contenu du compromis concernant "l'Union pour la Méditerranée", annoncé par la chancelière allemande et le président français lundi soir à Hanovre.
L'annonce était d'autant plus spectaculaire que la discorde était évidente, laissant spéculer sur une brouille durable.
"On a trouvé un compromis autour de cette Union pour la Méditerranée que nous voulons tous les deux et qui n'exclura personne", a affirmé M. Sarkozy.
"Nous sommes d'accord pour que ce soit un projet de l'Union européenne", a ajouté Mme Merkel qui l'a défini comme un renforcement "à un niveau supérieur" du processus euro-méditerranéen de Barcelone, lancé en 1995 et actuellement en panne.
M. Sarkozy a annoncé "une proposition franco-allemande au prochain Conseil européen" des 13/14 mars à Bruxelles sur ce projet.
Les Allemands jugeaient inacceptable un projet excluant les Européens non riverains de la Méditerranée. La seule possibilité est un projet ambitieux ouvert aux 27 pays de l'UE: l'immigration africaine par Gibraltar a des implications à Madrid comme à Tallinn, fait valoir Berlin.
Un projet réservé à quelques pays riverains comporte un risque élevé de division pour l'Europe, l'Allemagne se tournant vers ses voisins de l'est et ainsi de suite, argumentait Angela Merkel.
Pour Martin Koopmann, de la Société allemande de politique étrangère (DGAP), la fermeté allemande a payé: "Sarkozy a abandonné un point crucial, celui de l'implication des pays riverains seulement".
Ulrike Guérot du Conseil européen pour les relations extérieures (ECFR) estime que "preuve a été faite" à Hanovre que "quand ça devient trop grave dans le couple franco-allemand, les mécanismes fonctionnent". "Il y a un frein de secours et assez de mécanismes institutionnels permettant d'éviter que la crise traîne et dégénère", dit-elle.
Selon Ernst Hillebrand, de la Fondation Friedrich Ebert, M. Sarkozy vit "un apprentissage": il "s'écarte de sa politique d'annonces" et "des discordes comme celle autour de l'Union méditerranéenne vont devenir plus rares".
Pour M. Hillebrand, les deux partenaires ont des concessions à faire. "Les Français doivent accepter en grinçant des dents qu'ils ne peuvent pas tout faire tout seuls au niveau européen", en revanche "l'Allemagne devrait consentir à la France plus de marge de manoeuvre".
Henrik Uterwedde, de l'institut franco-allemand de Ludwigsburg (sud-ouest), ne croit pas pour autant que le différend soit clos: "quand on casse deux ou trois fois la porcelaine, la recoller demande beaucoup plus de temps. (...) La réunion d'hier ne peut tout effacer. J'attends les actes".
A Paris, on admet par exemple que les questions de financement ne sont pas réglées, parce qu'ils sont du ressort des Etats de l'UE.
Un porte-parole gouvernemental à Berlin a déclaré mardi qu'une comparaison faite quelques heures plus tôt par M. Fillon entre l'Union méditerranéenne et le forum de coopération du "Conseil de la Baltique" ne correspondait pas à l'état des discussions. Ce qui a été convenu "n'a rien à voir avec le Conseil des Etats de la Baltique", a déclaré un porte-parole à Berlin.
Ce Conseil est certes, notent les experts, un forum permettant la coopération de quelques uns sans exclure les autres, mais aux prérogatives bien limitées: "Connaissant Sarkozy et les ambitions de la France, je doute qu'il veuille créer un machin pour la galerie", juge Henrik Uterwedde.
© 2008 AFP