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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Revue de presse 05/03/2008


Sophie Marceau et Jean-Marie Le Pen, pas dans le même bateau

Sophie Marceau à l'avant-première de
NIVIERE / SIPA ¦ Sophie Marceau à l'avant-première de "Les Femmes de l'ombre" à Paris, le 3 mars 2008.

Départ inopiné. Sophie Marceau, invitée lundi soir au 20h de TF1 pour parler de son rôle dans «Les femmes de l'ombre», un film qui sortira mercredi au cinéma, a fait demi tour au moment de se rendre sur le plateau de PPDA. L’actrice a finalement quitté les lieux sans accorder l’interview prévue.

Pourquoi ce revirement?
Sophie Marceau, prévue en fin de journal, a vu Jean-Marie Le Pen intervenir sur le plateau du JT pour parler des élections municipales. Selon la radio RTL, elle aurait «refusé de passer après lui pour parler d'un film qui évoque la résistance et le devoir de mémoire.»

Une explication que TF1 confirme à 20minutes.fr. «A quelques jours des municipales, on a une semaine politique, et lundi soir, c’était Jean-Marie Le Pen notre invité. Quand Sophie Marceau l’a su, elle n’a pas voulu intervenir, elle est libre.» Robert Namias, le directeur de l'information de TF1, surenchérit dans une vidéo tournée pour l'occasion: «au nom de quoi nous l'aurions prévenue de la venue de Jean-Marie Le Pen?, demande-t-il. Dans un journal de presse écrite, si vous avez une interview de Le Pen en page 3, Sophie Marceau, qui fera une pleine page à la rubrique spectacles, ne demandera pas à la rédaction de ne pas apparaître ce jour-là.» Ce mardi, l'actrice n'était pas joignable.

Jean-Marie Le Pen, interrogé sur le geste de l'actrice, a riposté: «Je ne vois pas en quoi ma présence pouvait la gêner (...) Mon père est mort pour la France. Je n'ai pas de leçon de patriotisme ni de résistance à recevoir de Mme Marceau, dont je veux d'ailleurs faire chercher les antécédents. On s'aperçoit souvent que ceux qui en font le plus dans ce cas-là, ont généralement pas toujours le nez très propre.»

A la place de l'interview de Sophie Marceau, c’est un reportage sur le film qui a été diffusé. «Nos JT sont souples, reprend-t-on à TF1, on est habitué à faire des ajustements et des changements en cours de route, et ce, jusqu’au générique de fin.»




Toulouse: le Mrap ne poursuit plus le MoDem

Le Mrap qui avait annoncé avoir déposé une plainte à Toulouse «pour diffamation publique à caractère raciste» à l'encontre de Jean-Luc Forget, candidat du MoDem aux élections municipales, a décidé de jeter l'éponge. Considérant les propos du candidat, cités dans l'édition du 2 février de l'hebdomadaire Marianne, selon lesquels «tout le monde veut avoir son Arabe ou ses Arabes sur la liste, moi compris», comme «constitutifs d'un délit de diffamation publique à caractère raciste», le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples s'est rapproché du substitut du procureur de Toulouse. Mais celui-ci refuse de s'auto-saisir. «Devant l'instrumentalisation médiatique de la plainte, le Mrap se dessaisit de l'affaire».




André Morin (FN)

Tête de liste de Lyon fait front du 8e.

Pour le FN, le principal enjeu culturel à Lyon est le « recentrage des subventions ». Des commissions seraient créées au sein de la mairie, composées d'élus et de spectateurs, favorisant la création de spectacles « populaires » notamment d'opérettes. Le parti d'André Morin souhaite encourager les initiatives privées, « comme celle du théâtre Tête d'Or » (3e). Selon le FN, la Biennale d'art contemporain est trop subventionnée, et le budget du musée des Confluences (2e), qualifié de « gouffre financier », doit être revu à la baisse.

André Morin veut mettre fin à « l'autophobie » et au « racket des automobilistes ». Le candidat du Front national est un adepte de la voiture en ville. Il s'oppose à la destruction de l'autopont Mermoz (8e) et à la requalification de l'avenue Garibaldi (3e), qu'il juge « essentiels pour la circulation routière ». Le FN refuse « tout péage urbain », souhaite « davantage de parkings gratuits » et veut donner la « préférence au métro plutôt qu´aux transports en commun de surface ». Pour le FN, les transports en commun devront être plus ponctuels et plus sûrs.




Programmes vendus à la criée

Meeting politique original hier à la Croix-Rousse. Les six candidats aux municipales dans le 4e arrondissement ont présenté leur programme en deux minutes à l'issue de la traditionnelle criée du dimanche matin. Le crieur public Gérald Rigaud les avait invités pour « faire vivre le débat dans l'espace public ». Albert Rosset, candidat du Front national, très chahuté par le public, n'est pas resté jusqu'au bout de la manifestation.



Union méditerranéenne: Sarkozy fait un pas en direction de Merkel

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, le 3 mars 2008 à Hanovre
John Macdougall AFP ¦ Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, le 3 mars 2008 à Hanovre

Nicolas Sarkozy, soucieux de désamorcer un désaccord inquiétant entre Paris et Berlin, a fait des concessions à Angela Merkel sur son projet d'Union méditerranéenne, sans lever les ambiguïtés, estimaient mardi les experts.

Dès mardi, le Premier ministre français François Fillon et le gouvernement allemand divergeaient sur le contenu du compromis concernant "l'Union pour la Méditerranée", annoncé par la chancelière allemande et le président français lundi soir à Hanovre.

L'annonce était d'autant plus spectaculaire que la discorde était évidente, laissant spéculer sur une brouille durable.

"On a trouvé un compromis autour de cette Union pour la Méditerranée que nous voulons tous les deux et qui n'exclura personne", a affirmé M. Sarkozy.

"Nous sommes d'accord pour que ce soit un projet de l'Union européenne", a ajouté Mme Merkel qui l'a défini comme un renforcement "à un niveau supérieur" du processus euro-méditerranéen de Barcelone, lancé en 1995 et actuellement en panne.

M. Sarkozy a annoncé "une proposition franco-allemande au prochain Conseil européen" des 13/14 mars à Bruxelles sur ce projet.

Les Allemands jugeaient inacceptable un projet excluant les Européens non riverains de la Méditerranée. La seule possibilité est un projet ambitieux ouvert aux 27 pays de l'UE: l'immigration africaine par Gibraltar a des implications à Madrid comme à Tallinn, fait valoir Berlin.

Un projet réservé à quelques pays riverains comporte un risque élevé de division pour l'Europe, l'Allemagne se tournant vers ses voisins de l'est et ainsi de suite, argumentait Angela Merkel.

Pour Martin Koopmann, de la Société allemande de politique étrangère (DGAP), la fermeté allemande a payé: "Sarkozy a abandonné un point crucial, celui de l'implication des pays riverains seulement".

Ulrike Guérot du Conseil européen pour les relations extérieures (ECFR) estime que "preuve a été faite" à Hanovre que "quand ça devient trop grave dans le couple franco-allemand, les mécanismes fonctionnent". "Il y a un frein de secours et assez de mécanismes institutionnels permettant d'éviter que la crise traîne et dégénère", dit-elle.

Selon Ernst Hillebrand, de la Fondation Friedrich Ebert, M. Sarkozy vit "un apprentissage": il "s'écarte de sa politique d'annonces" et "des discordes comme celle autour de l'Union méditerranéenne vont devenir plus rares".

Pour M. Hillebrand, les deux partenaires ont des concessions à faire. "Les Français doivent accepter en grinçant des dents qu'ils ne peuvent pas tout faire tout seuls au niveau européen", en revanche "l'Allemagne devrait consentir à la France plus de marge de manoeuvre".

Henrik Uterwedde, de l'institut franco-allemand de Ludwigsburg (sud-ouest), ne croit pas pour autant que le différend soit clos: "quand on casse deux ou trois fois la porcelaine, la recoller demande beaucoup plus de temps. (...) La réunion d'hier ne peut tout effacer. J'attends les actes".

A Paris, on admet par exemple que les questions de financement ne sont pas réglées, parce qu'ils sont du ressort des Etats de l'UE.

Un porte-parole gouvernemental à Berlin a déclaré mardi qu'une comparaison faite quelques heures plus tôt par M. Fillon entre l'Union méditerranéenne et le forum de coopération du "Conseil de la Baltique" ne correspondait pas à l'état des discussions. Ce qui a été convenu "n'a rien à voir avec le Conseil des Etats de la Baltique", a déclaré un porte-parole à Berlin.

Ce Conseil est certes, notent les experts, un forum permettant la coopération de quelques uns sans exclure les autres, mais aux prérogatives bien limitées: "Connaissant Sarkozy et les ambitions de la France, je doute qu'il veuille créer un machin pour la galerie", juge Henrik Uterwedde.


© 2008 AFP


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