Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag
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Vers 16H00 GMT à New York, le prix du baril de "light sweet crude" pour livraison en mai montait de 2,05 dollars à 113,81 dollars. Il est monté auparavant à 113,93 dollars, effaçant ses performances nocturnes dans les échanges américains et asiatiques.
Au même moment, le Brent de la mer du Nord pour livraison en mai prenait 1,86 dollar à 111,70 dollars à Londres, après avoir lui aussi atteint un nouveau sommet, à 112,08 dollars.
Les cours ont été soutenus par la faiblesse du dollar, qui s'échangeait autour d'1,58 dollar pour un euro mardi à la mi-journée, non loin de son plus bas historique face à la monnaie unique (1,5913 dollar pour un euro) atteint jeudi.
Chaque baisse du billet vert, dans lequel sont libellés les prix des matières premières, alimente une nouvelle ruée des investisseurs munis d'autres devises (dont le pouvoir d'achat est ainsi augmenté) et qui veulent se prémunir contre l'inflation.
Les chiffres des prix à la production aux Etats-Unis ont précisément confirmé mardi une hausse de l'inflation pour le mois de mars.
La publication du rapport d'avril de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) qui a maintenu se prévision d'une hausse de 1,4% de la demande de brut dans le monde en 2008, a également participé à l'envolée de l'or noir.
"La demande mondiale de brut devrait croître de 1,2 million de barils par jour (mbj) en 2008 pour atteindre une moyenne de 87 mbj, soit pratiquement le même montant que lors de l'estimation du mois dernier", a indiqué l'Opep.
L'approche de la saison estivale, période de consommation de carburant en raison des déplacements des vacanciers, soutient également les cours, ont souligné les analystes.
Enfin, plusieurs problèmes d'approvisionnement ont fini d'assoiffer les investisseurs.
Troisième fournisseur de pétrole brut aux Etats-Unis, le Mexique a annoncé de son côté avoir fermé un quatrième terminal destiné à l'export pour cause de mauvais temps. Mexico n'a pas avancé de date de réouverture pour les quatre terminaux.
En outre, des incendies se sont déclarés sur les installations de la Naoc, filiale du groupe pétrolier italien Eni, au Nigeria dans le delta du Niger à la suite de sabotages. La perte de production est évaluée à 5.000 barils par jour.
Le Nigeria est le premier producteur de brut d'Afrique et le sixième exportateur mondial, avec entre 2,3 et 2,6 millions de barils par jour en moyenne, selon les sources, essentiellement produits dans la région instable du delta du Niger.
L'oléoduc exploité par le groupe pétrolier Shell dans le Tennessee (sud des Etats-Unis) et qui approvisionne la région du Midwest a par ailleurs été remis en fonction, d'après Sucden.
"Ces problèmes d'approvisionnement étaient assez légers ou ont eu peu d'impact sur l'offre, mais ils ont une fois encore mis en lumière la sensibilité du marché aux chocs sur l'offre et aux tensions géopolitiques", a commenté le cabinet de courtage.
La hausse des prix n'a pas été endiguée par l'annonce de la compagnie brésilienne d'Etat Petrobras, qui a déclaré avoir découvert un gisement de pétrole offshore qui pourrait être un des plus importants du monde.
Le nouveau champ pétrolifère, situé dans le bassin de Santos, au large de l'Etat de Rio de Janeiro (sud-est), aurait des réserves estimées à 33 milliards de barils.
© 2008 AFP
Les prix de tous les carburants en France ont atteint la semaine dernière des records absolus, dans le sillage de ceux du brut, au risque de faire grimper encore les prix à la consommation et de grever le pouvoir d'achat des ménages.
Le litre de gazole a atteint le record de 1,2871 euro, selon un relevé hebdomadaire mis en ligne sur le site de l'Ufip. Le dernier record du gazole avait été atteint à la mi-mars à 1,2799 euro le litre.
Le litre de super sans plomb 95 a aussi franchi un plus haut à 1,3804 euro, contre 1,3795 euro pour son précédent record fin février.
Le litre de fioul domestique a également atteint un pic la semaine dernière à 0,8447 euro, contre un précédent record à la mi-mars à 0,8342 euro.
"Il s'agit des prix les plus élevés qu'on ait connus jusqu'à présent", note le délégué général de l'Ufip, Jean-Louis Schilansky, interrogé par l'AFP.
Ces records, qui correspondent à des moyennes hebdomadaires de prix, sont déjà largement battus dans certaines stations-services.
Le gazole atteignait mardi 1,36 euro le litre dans une station-service Total, à Nurieux-Volognat, dans l'Ain, et l'essence 1,52 euro dans une autre station-service Total à Neyron, également dans l'Ain, selon le site du ministère de l'Economie qui recense les prix pratiqués à la pompe.
La force de l'euro par rapport au dollar (1,5843 dollar mardi matin) continue "de jouer un rôle d'amortisseur", étant donné que les carburants sont achetés en dollars et vendus en euros, "mais pas suffisamment", observe M. Schilansky.
Les prix des carburants sont "tous tirés par l'envolée des prix du brut, avec une tension particulière sur le gazole", explique M. Schilansky.
Les cours du pétrole brut sur les marchés internationaux ont atteint des plus hauts mardi matin.
Dans les échanges électroniques en Asie, le baril de "light sweet crude" a atteint un pic à 112,48 dollars américains, et celui de Brent de la mer du Nord, qui est la référence en Europe, est monté jusqu'à 110,45 dollars.
Le responsable de l'Ufip observe que "le gazole est sérieusement plus cher que l'essence", en raison d'une "demande très vive" en France pour ce carburant qui domine le parc automobile, d'une "diesélisation du parc qui s'affirme en Europe", et d'une demande en gazole qui "semble très soutenue" aux Etats-Unis, où les voitures roulent principalement à l'essence.
A l'inverse, la demande en essence "continue d'être faible" mais son prix reste porté par ceux du brut, selon l'Ufip.
Le prix du fioul, qui appartient à la même catégorie de produits distillés que le gazole, "subit la même tendance, malgré la fin de la période de chauffage" en Europe, souligne l'Ufip.
Cette hausse des prix des carburants risque de faire gonfler en France les prix à la consommation, qui ont déjà explosé en mars (+3,2%). En mars, les prix des combustibles liquides, dont le fioul domestique, ont déjà bondi de 38%.
La flambée des prix à la pompe s'ajoute à celle de la facture énergétique des ménages. Le gouvernement a proposé une hausse de 5,5% à la fin avril des tarifs du gaz, qui augmenteraient ainsi de près de 10% en quelques mois après une précédente majoration de 4% en janvier.
Cette inflation éloignera-t-elle les automobilistes des pompes? Selon l'Ufip, habituellement "quand les prix des carburants augmentent, il y a une petite baisse de la consommation, mais les gens reprennent ensuite leurs habitudes car ils ont besoin de rouler".
© 2008 AFP