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Des restes d'enfants-guerriers celtes viennent d'être étudiés par Yannick Ricard, chirurgien paléopathologiste (CHU d'Amiens), dans le cadre de recherches menées sur le site de Ribemont-sur-Ancre, dans la Somme. Une dizaine de milliers de Gaulois Ambiens et Armoricains s'y sont affrontés en 260 avant J.-G, (lire Sciences et Avenir n° 662 avril 2002). 10% des vestiges humains retrouvés dans un enclos rituel de 40 mètres de diamètre se sont révélés être des os d'adolescents âgés de 12 à 15 ans. «Nous avions déjà des soupçons sur la participation de très jeunes hommes dans les batailles, mais ces résultats nous en apportent la preuve. Une dépouille d'enfant-guerrier, inhumé avec des armes adaptées à sa taille, avait déjà été exhumée en Seine-et-Marne, a Barbey, en 2000», précise Jean-Louis Brunaux, archéologue du CNRS en charge du gisement de Ribemont. Si cette estimation ne concerne pour l'instant que l'étude limitée d'un sanctuaire sacré d'une quarantaine de corps, les travaux d'analyses doivent être prochainement étendus à l'ensemble du site «où ont été mis au jour des constructions macabres de tibias, d'os iliaques et autres témoignages de démembrements violents». D'après Plutarque et Xénophon, à Sparte, jusqu'au IIeobéir, supporter, vaincre» était le mot d'ordre selon lequel les enfants mâles étaient éduqués. Entrés à 7 ans dans la vie militaire, ils étaient envoyés à 12 ans au combat. Cette pratique aurait donc été aussi en usage chez les Celtes. siècle avant J.-C., «
Bernadette Arnaud