Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

Publicité

Carcassonne : 4 militaires toujours en garde à vue


Des soldats surveillent les bâtiments du 3ème régiment de parachutistes d'infanterie de marine à Carcassonne le 29 juin 2008.
Eric Cabanis AFP ¦ Des soldats surveillent les bâtiments du 3ème régiment de parachutistes d'infanterie de marine à Carcassonne le 29 juin 2008.


Quatre militaires sont toujours retenus en garde à vue après le drame survenu dimanche au 3e RPIMa de Carcassonne, où 17 personnes ont été blessées par des tirs à balles réelles. Joint par téléphone lundi matin par 20minutes.fr, le colonel Benoît Royal, chef du service d'informations de l'armée de Terre, a précisé que 11 militaires avaient été interrogés en garde à vue, dimanche soir, avant que sept d'entre eux ne soient relâchés vers 3h, tôt lundi matin.

Il a ajouté que l'auteur des tirs était néanmoins identifié: «Il s'agit d'un soldat âgé entre 25 et 30 ans, avec 7 à 8 années d'expérience». Sur le drame lui-même, le colonel Benoît Royal estime qu'il s'agit «à 99,9% (d')une faute non volontaire». La piste de l'accident est donc privilégiée Et de rappeler: «Il n'existe que trois cas de figure où nous utilisons des balles réelles: un exercice sur un champs de tir prévu à cet effet; la garde d'un point sensible ou l'accompagnement d'un convoi et la surveillance dans le cadre du plan Vigipirate.»

Deux chargeurs?

Deux enquêtes, l’une judiciaire et l’autre militaire, ont été ouverte dimanche soir après qu’un sergent expérimenté du 3e RPIMa a ouvert le feu à balles réelles lors d’une exhibition en public, blessant 17 personnes dont deux gravement. Lundi matin, le ministre de la Défense, Hervé Morin, a précisé sur France Info que le militaire aurait vidé un premier chargeur de balles à blanc avant de tirer à belles réelles. Une affirmation que le colonel Benoît Royal n'a pu confirmer auprès de 20minutes.fr. «Je ne peux dire s'il y avait deux chargeurs avec des balles différentes ou si les balles étaient mélangées dans un même chargeur», a-t-il expliqué.

L’accident s’est produit peu avant 18h lors d'une démonstration de libération d'otages du Groupe de commandos parachutistes (GCP) du 3e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa). «Le drame a eu lieu sur une sorte de rectangle, recouvert de gravier, tout de suite à l'entrée de la caserne, à gauche de la porte d'entrée», selon des témoignages recueillis sur place par l'AFP.

«Sur le coup, les gens tombaient, on a cru que ça faisait partie de l'exercice, et puis on a vu du sang!, a raconté lundi matin à l'AFP un Carcassonnais présent lors de la fusillade. Immédiatement, un responsable a crié au micro depuis le camion-sono: arrêtez le feu!» Selon lui, au moins un millier de spectateurs, dont plusieurs enfants, étaient présents lors de la fusillade.

Geste criminel ou pas?

«La question qui se pose est “est-ce-que le militaire a fait un geste criminel ou pas?”. Pour l'instant, personne ne peut répondre mais la thèse qui prédomine est celle d'une erreur», a précisé le préfet. Selon une source de la direction de la gendarmerie nationale citée par l’AFP, «des armes ont été saisies et mises sous scellé, et les auditions de plusieurs personnes ont débuté».

«Toutes les hypothèses sont envisagées», a ajouté cette source. «Pour une raison incompréhensible, des munitions à balles réelles ont été utilisées à la place de cartouches à blanc», a indiqué à l'AFP le colonel Benoît Royal, soulignant «l'incompréhension et la perplexité» de l'armée de terre devant cet événement.



20 Minutes
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article