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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Le système financier américain au bord de la panique


Un an après l’explosion de la crise des subprimes, la crainte d’une « crise systémique » touchant l’ensemble de la finance américaine est plus que jamais d’actualité. Et ce malgré les interventions de plus en plus fortes des autorités US pour restaurer la confiance.

Rien n’y fait. Ni les discours rassurants de Ben Bernanke, le patron de la banque centrale américaine, affirmant mardi que le système bancaire américain était "bien capitalisé" et qu'il "suivait la situation avec soin". Ni les actions vigoureuses comme ce plan de de soutien à Freddie Mac et à Fannie Mae, les principaux organismes de refinancement hypothécaire des Etats-Unis, annoncé dimanche par le Trésor et la Fed.

Mardi, en effet, les titres des deux établissements continuaient en effet de chuter de 15% environ, après il est vrai avoir abandonné autour de 30% en cours de séance.

La veille déjà, ce plan d’aide public, censé rassurer les investisseurs sur les capacités de financement de ces deux piliers du marché immobilier américain, avait fait long feu. Loin de rassénérer les boursiers, ils les avaient convaincu de la gravité de la situation, entraînant l’ensemble des valeurs bancaire dans la débâcle. L’indice Standard & Poor’s 500 reflétant le secteur y avait perdu près de 10% en une séance.

Car au delà de la santé de Freddie Mac et de Fannie Mae, « too big to fail », autrement dit trop gros pour que les autorités les laissent faire faillite, - rappelons qu’ils détiennent ou garantissent à eux deux 40% des prêts immobiliers du pays -, c’est bien le sort des établissements secondaires ou régionaux qui inquiète. Comme Washington Mutual, dont le titre a perdu 35% de sa valeur lundi avant de se reprendre mardi. Ou National City Corp (-15% lundi).

A cet égard, la faillite de la banque californienne Indymac, ce week-end également, a certainement servi de détonateur Avec ses 32 milliards de dollars d’actifs, elle représente en effet de la plus grande défaillance bancaire depuis 24 ans. Indymac a été placée sous la tutelle fédérale de la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) après que des clients paniqués eurent retiré quelque 1,2 milliard de dollars en 11 jours.

Pour Sheila Blair, la patronne de la FDIC, il est donc urgent de rassurer et d’éviter la panique. Sachant que 6 établissement ont été ainsi temporairement nationalisés depuis le début de l'année. Elle affirme ainsi dans un communiqué que « la très grande majorité des banques de ce pays sont hors de danger et solides ». Et si elle reconnaît que le nombre de faillites augmentera en 2008 et en 2009, c’est pour estimer que cela n’aura pas l’ampleur enregistrée durant la grande crise des années 80-90. Enfin, elle prend soin de rappeler que, quoi qu’il arrive, la FDIC assure la grande majorité des dépôts effectués dans envrion 8500 organismes bancaires du pays. Autrement dit, il ne sert à rien de retirer son argent.

Reste que selon des estimations d’analystes, entre 100 et 150 banques pourraient mettre la clé sous la porte d’ici 12 à 18 mois. Parmi elles, de nombreuses banques régionales plombées par des défauts de remboursement directement liés à la crise immobilière. Mais aussi des établissements plus importants. Lundi, le marché s'inquiétait ainsi de la solidité de banques de premier plans telles Wachovia et Lehman Brothers, envoyant leurs actions par le fond de 14%.

D'où l'alarmisme affiché par certains observateurs. « Le pire est à venir dans le secteur financier, estime ainsi Stuart Plesser, analyste à Standard & Poor’s, interrogé par l'AFP. Le conseil que j’ai à donner aux investisseurs est de se tenir loin des valeurs bancaires ».

« C'est un crise financière systèmique, elle n'a pas de fin", renchérit Nouriel Roubini, professeur d'économie et de commerce international à l'Université de New York, sondé par l'agence Bloomberg. C'est un cercle vicieux entre le ralentissement de l'économie, la contraction du crédit et la hausse des pertes financières ».


 

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