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Rentrée mardi d'Algérie, la mère de Mohamed, l'enfant de deux ans et demi trouvé début août dans une cité de Marseille, a été placée en garde à vue le soir-même. La nouvelle a été annoncée mercredi à la mi-journée, de même que le motif de la procédure : il lui est reproché une aide au séjour irrégulier de la "nounou" à qui elle aurait confié son enfant. Un ami ou ex-concubin de la nourrice occasionnelle a aussi été placé en garde à vue, ainsi qu'une autre personne qui s'est présentée comme la mère de la nourrice mais qui pourrait être sa demi-soeur. "L'enquête doit déterminer précisément le rôle des uns et des autres" dans cette affaire "encore obscure", a indiqué le parquet en précisant qu'a priori "il n'y a pas de faute de la part de la mère". Par ailleurs, le parquet va étendre la saisine du juge des enfants aux quatre autres enfants de la mère, nés de trois pères différents, "dans un souci de protection de l'ensemble de la fratrie". La mère est sans profession.
Selon les éléments fournis mardi en fin d'après-midi par le procureur de la République de Marseille, la mère du jeune enfant l'avait confié à cette amie, moyennant finances. La femme qui avait la garde du garçonnet pendant le voyage de la mère en Algérie est toujours recherchée. Selon le magistrat, le séjour irrégulier serait "la raison profonde" pour laquelle la nounou, à la disparition du petit Mohamed, aurait "paniqué à l'idée d'aller se signaler aux services de police comme étant la gardienne provisoire de l'enfant".
"Pas d'urgence absolue à restituer l'enfant"
Selon le procureur de la République de Marseille, la mère aurait payé 500 euros en liquide la gardienne de l'enfant et avait prévu de lui verser encore 200 euros à son retour, le 25 août. Et elle ne savait rien de la disparition. "La mère nous a dit qu'elle avait contacté son amie à plusieurs reprises et qu'elle lui répondait que tout se passait bien. Elle n'aurait avoué qu'hier ou avant-hier que l'enfant s'était échappé dans un jardin et avait été récupéré par la police".
Le procureur a néanmoins fait part "d'approximations et d'incohérences" dans ce récit, dont une bonne partie lui paraît cependant "plausible". En conséquence, "il n'y a pas d'urgence absolue à lui restituer l'enfant. On ne le fera que si on peut être sûr qu'elle est apte à s'en occuper", a-t-il souligné.
TF1