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Amine Khelifa, 25 ans, qui a dit habiter à Villeurbanne mais a plus probablement fourni une fausse adresse, est activement recherché depuis qu’il s’est évadé de garde à vue, dans la nuit de lundi à mardi, profitant d’une visite pour examen médical à la clinique de la Roseraie à Vénissieux.
Vers 0h30, dans la gare de Vénissieux, deux agents chargés de la sécurité des transports en commun lyonnais (TCL) inspectent la rame de métro de la ligne D arrivée au terminus, lorsqu’ils remarquent un homme endormi dans un wagon. Ils lui demandent de sortir. L’homme se lève, s’arrête devant la porte et s’énerve subitement.
Il invective, pousse, arrache les lunettes d’un agent, le saisit au visage. Une patrouille de police arrive en renfort. L’agresseur continue de frapper. Les policiers doivent le porter pour l’embarquer. Bilan : un agent de sécurité des TCL subit une fracture à la main, avec quatre-vingt-dix jours d’incapacité totale de travail à la clé.
Une fois placé en garde à vue, Amine Khelifa bénéficie de la visite d’un médecin, comme le veut la procédure. Il se plaint d’un bras déjà plâtré. On lui accorde le droit d’aller sous escorte à la clinique la plus proche, afin d’effectuer des examens et une radio. Une fois à la clinique de la Roseraie, située elle aussi à Vénissieux, le médecin exige qu’on retire les menottes d’Amine Khelifa, malgré les réticences des policiers qui savent toute l’agressivité déployée par l’individu. Les menottes ayant été retirées, le gardé à vue profite de la situation.
Il s’enfuit à toute vitesse, non sans provoquer un nouveau trouble dans l’établissement de soins.
Cette affaire illustre les risques relativement fréquents auxquels sont confrontés les agents des TCL, aussi bien les conducteurs que les chargés de la sécurité, face à des voyageurs au réveil mauvais.
Elle révèle aussi la difficulté pour les policiers à gérer les transferts lors des gardes à vue, notamment en milieu hospitalier.
Des malentendus assez forts existent entre médecins et policiers.
«On cherche à éviter d’exposer quelqu’un de menotté à la vue du public mais les policiers doivent aussi assurer la sécurité de tous, l’équilibre est délicat à trouver» confie un magistrat.