Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

Publicité

Julie Coin élimine la numéro 1 mondiale Ana Ivanovic

Julie Coin, n°188 mondiale a battu Ana Ivanovic, la numéro 1 à l'US Open de New York, le 28 août 2008.
reuters ¦ Julie Coin, n°188 mondiale a battu Ana Ivanovic, la numéro 1 à l'US Open de New York, le 28 août 2008.


Personne ne la connaissait et elle s’offre la numéro 1 mondiale devant 23 000 places dans le plus grand stade de tennis du monde. Ana Ivanovic n’était peut-être que l’ombre d’elle-même mais Julie Coin s’est offert toute seule une sacrée dose de lumière. Pas mal pour une joueuse plus habituée aux tournois secondaires qu’aux projecteurs du très glamour circuit WTA.

Pour mieux comprendre son match, c'est par ici.

Car Julie Coin n’est pas une jeune première. A 25 ans, l’Amiénoise promenait encore il y a moins d’un an son sac et ses galères dans d'obscures tournois challengers, à Getxo en Espagne, à Vancouver ou dans le Bronx…

L’anti-Mauresmo

Contrairement à Mauresmo qu’elle affrontera au troisième tour, Coin n'a jamais été prophète en son pays. Ignorée des filières de formation à la française, elle s'est expatriée aux Etats-Unis en 2002, à l'université de Clemson (Caroline du Sud), où elle a combiné études (elle est diplômé en mathématiques) et sport. Ce n'est qu'après 2005 qu'elle a tenté sa chance chez les professionnelles. Cette anné-là, elle remporte son premier titre sur le circuit international, le tournoi des Contamines et se classe au-delà de la 600e place mondiale.

Depuis elle n’a cessé de se morfondre  sur le circuit secondaire de la WTA avent ce jour de gloire dans son pays d’adoption dont la Picarde avait du mal à se remettre. «J'ai compris la portée de ce que j'étais en train de faire sur le deuxième service de ma première balle de match. Là, je me suis dit ‘Waouh, c'est la N.1 mondiale en face’ et j'ai fait une double faute. Pas terrible. Après, je me suis dit ‘Accroche-toi sur tes jambes et ne donne pas de point. Dans le vestiaire, toutes les filles me félicitaient. Il y en a qui étaient trop contentes, peut-être parce qu'elles espèrent maintenant prendre la place de N.1 (rires). J'ai l'impression que tout le monde me parle alors qu'avant je passais inaperçue»

Le goût de la lumière

Une victoire qui ne peut que faire du bien au moral. «Je me suis demandé si j'étais vraiment faite pour le tennis. C'est assez dur nerveusement. J'aurai 26 ans en décembre, je me disais ‘Punaise’, qu'est ce que je vais faire l'an prochain si je suis encore 188e mondiale parce qu'on ne gagne pas sa vie comme ça. Vous savez, le tennis ça ne vaut pas la peine d'y jouer si vous n'êtes pas dans le Top 100. Tu es dans l'ombre et tu ne gagnes pas ta vie.» Et puis on prend vite goût à la lumière…


20 Minutes
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
G
Bravo
Répondre