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Stratégique, en effet. De midi à minuit, l'équipe de Lyon 2013, a prévu de balader les jurés dans toute l'agglomération. Objectif : leur faire découvrir les atouts de la ville et leurs présenter, in situ, le projet qu'il ont imaginé pour Lyon Capitale Européenne de la Culture (lire article sur LibéLyon). Trois autres villes sont encore en lice : Marseille, Toulouse et Bordeaux (lire sur LibéBordeaux). Toutes ont déjà passé l'épreuve sur le terrain. Lyon se lance en dernier avec un gros risque d'embouteillage.
Selon les prévisions de la direction, le trafic ne devrait cependant pas être totalement paralysé. Le mouvement de grève devrait toucher principalement la ligne B du métro, la ligne T2 du tramway et le réseau de bus.
Les syndicats se mettent grève pour signifier leur inquiétude face au démantèlement annoncé par leur direction des accords garantissant leurs acquis sociaux. Les salariés des TCL (3e employeur de la région avec 4300 salariés), au-delà de leur convention collective, ont négocié en 70 ans quelques 300 accords garantissant des conditions de travail, de rémunération et de protection supplémentaires. Or, avant l'été, la direction a annoncé qu'elle souhaitait que ces 300 accords soient refondus en une mouture simplifiée. Pour les syndicats, cette refonte est une manoeuvre pour remettre en cause leurs droits. Ils craignent par exemple, une "nouvelle réorganisation des 35 heures", la mise en place de nouvelles grilles de coefficient de salaires, des modifications sur les taux d'ancienneté, la mobilité ou la polyvalence du personnel.
Les syndicats sont cependant conscients que ce mouvement n'est pas facile à faire comprendre aux usagers. "Il est certain qu'il est difficile de faire passer auprès du public nos inquiétudes, reconnait Jean-Louis Bruyant, président de la CFE-CGC. "Vu la finesse et le raffinement de nos accords, le commun des mortels ne va pas s'y retrouver".
En témoigne le choix stratégique de la date, ce mouvement de grève s'adresse cependant plus directement aux élus locaux. "Le Sytral est tenu par des élus de gauche, qui dénoncent les politiques sociales du gouvernement au niveau national, comme le service minimum, mais qui, au niveau local, approuvent ces mêmes politiques. Ce qui est inquiétant pour leurs convictions.", dénonce Jacky Albran, secrétaire général CGT-TCL.
LibéLyon