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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Classe bilingue à Merville : vingt élèves sur le carreau


L'unique classe bilingue (breton-français) de l'école de Merville à Lorient affiche complet avec 25 enfants en moyenne et grande sections de maternelle. Les vingt candidats de petite section ont été refusés et replacés dans des groupes monolingues. Un bras de fer risque de nouveau s'engager entre les élus, les parents et l'académie. : Patrick GuiguenoL'unique classe bilingue (breton-français) de l'école de Merville à Lorient affiche complet avec 25 enfants en moyenne et grande sections de maternelle. Les vingt candidats de petite section ont été refusés et replacés dans des groupes monolingues. Un bras de fer risque de nouveau s'engager entre les élus, les parents et l'académie. : Patrick Guigueno


Agnès et Christophe ont accompagné Anatole, 3 ans, hier matin. Ils l'ont inscrit dès le mois d'avril, à l'école lorientaise de Merville qui a ouvert des sections bilingues. À leur grande surprise, les jeunes parents ont découvert, en ce jour de rentrée, que leur enfant avait été intégré à un groupe monolingue. Comme dix-neuf autres. Ce scénario n'est pas nouveau. « Manque de postes, décision de l'inspection d'académie de ne pas développer ce type d'enseignement à Lorient » : telles sont les accusations portées par les parents, les associations de défense du breton, les élus de droite comme de gauche, sur place hier.

Jean-Pierre Thomin, en tête. Le vice-président du conseil régional de Bretagne, chargé du patrimoine et de la culture, n'a pas choisi l'école lorientaise par hasard. « Les écoles publiques morbihannaises sont déficitaires en matière d'enseignement bilingue, si l'on compare au Finistère par exemple, où onze postes viennent d'être créés. » Constat partagé par Yann Syz, élu lorientais de l'UDB. « On assiste à une mauvaise volonté évidente de l'État. »

L'inspectrice d'académie, Monique Stievenart, venue compter les enfants ne veut pas entrer dans le débat. Elle indique toutefois : « Le problème a été évoqué en conseil d'école, avant les vacances. Tout le monde savait, à Merville, que l'ouverture d'une deuxième classe bilingue se ferait au détriment d'une classe monolingue. Avec la suppression d'un poste, il y avait des choix à faire. »

Les dés ne sont pas pour autant jetés. Les arbitrages et les discussions vont se poursuivre cette semaine. En attendant, les parents du petit Anatole étaient bien embêtés. Laisser leur enfant dans une classe « classique » ou tenter leur chance, dans la seule autre école lorientaise publique, qui assure un enseignement bilingue ? « Encore faut-il qu'ils acceptent de nous le prendre. » A Nouvelle Ville, les effectifs sont pléthoriques, avec trente enfants en maternelle. La filière est en péril si le public ne se donne pas les moyens d'assurer l'initiation au breton dès le plus jeune âge.

Formation des enseignants, cogestion de l'enseignement sont pourtant les propositions faites par le conseil régional à l'État. En Corse, les premières classes bilingues ont ouvert en 1996. « Nous, c'était en 1983. Or, aujourd'hui, sur l'Ile de Beauté, on compte cent fois plus d'enfants dans ce circuit qu'en Bretagne », constate Jean-Pierre Thomin.

Françoise ROSSI.

Ouest-France
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