Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag
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| Photo: Sipa |
Pourtant, l’investissement n’apparaît plus comme le miracle présenté il y a un an,et les coûts de JCDecaux se sont envolés par rapport aux prévisions. Ainsi, un seul vélo, chiffré 1000 euros au départ, reviendrait désormais à 2500 euros au publicitaire (qui se paie grâce à la publicité dans les Abribus).
C’est que les dégradations, vols et autres incivilités se multiplient. Sur les 15000 vélos que compte le parc parisien, 10 % sont manquants ou hors d’usage.Depuis le début de l’opération, entre 2500 et 3000 Vélib’ont ainsi été volés ou dégradés et il n’est plus rare de retrouver un Vélib’ dans un village du Maghreb ou de Roumanie. À Lyon, ville précurseur en matière de bicyclettes en libre-service, la sûreté départementale a même eu la désagréable surprise de retrouver chez un ferrailleur plus d’une tonne d’aluminium neuf provenant des Vélo’v rouges de la capitale des Gaules. Le prix du larcin à la revente: 45 000 euros. Comble de l’histoire, les coupables étaient des employés d’une filiale de JCDecaux.
Afin de répondre à cette vague de vols, de nouveaux modèles devraient être mis en place prochainement. Les pattes de fixation des paniers seraient renforcées et les cadres deviendraient plus solides.En accompagnement de ces mesures, une liste noire des usagers indélicats sera mise en place.Une mesure limitée qui ne pourrait en réalité être appliquée qu’aux cyclistes pris en flagrant délit.
Mais le bilan du Vélib’, s’il reste globalement positif (25 millions d’utilisations en un an), souffre aussi des questions de sécurité. Depuis un an, trois personnes sont mortes en utilisant le vélo gris. Le dernier accident remonte à fin juin, lorsqu’une femme de 42 ans a été renversée par un camion de chantier sur le quai Saint-Michel. Entre janvier et aujourd’hui, soixante-dix accidents ont eu lieu à dos de Vélib’. Un chiffre cependant mesuré quand on sait que le nombre de cyclistes présents dans la capitale a augmenté de 70 % entre 2006 et 2007. Car le Vélib’a provoqué une véritable émulation, poussant les Parisiens à ressortir leurs propres bicyclettes des garages. Comme Michel, 45 ans, qui dévale les rues du IXe arrondissement en costume-cravate. « J’avais complètement arrêté de faire du vélo il y a vingt ans à cause de la circulation, mais aujourd’hui, voir tous ces gens qui se faufilent sans se soucier des embouteillages m’a poussé à en racheter un. Je trouve cela plus pratique que de s’abonner à Vélib’. »
Autre souci, certaines stations sont constamment vides,et les usagers n’ont plus qu’à marcher jusqu’à la prochaine, en espérant trouver un vélo. C’est particulièrement le cas à Montmartre,où tout le monde est prêt à prendre le vélo pour descendre, mais personne pour remonter le rendre. La Mairie de Paris s’est attaquée à la question dernièrement, en mettant en place un système différent sur les hauteurs de Paris. Aux cyclistes courageux qui acceptent de jouer les grimpeurs en déposant leurs Vélib’ sur une des bornes “d’altitude”, un bonus de quinze minutes sera accordé, en plus de la première demi-heure habituelle d’utilisation gratuite.
Prochain projet de l’équipe Delanoë : l’Autolib’. Ce système calqué sur le succès du Vélib’proposera 4000 véhicules électriques en libre-service dans la capitale et en banlieue. Seule différence notable: la destination devra être indiquée dès la location,afin d’optimiser le nombre de places disponibles. Delanoë,sur ce projet,va jouer une part de sa crédibilité.
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