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Prié de dire s'il a l'intention de démissionner, le président du directoire des Caisses d'épargne répond que le conseil de surveillance du groupe qui doit se réunir dimanche après-midi "examinera toutes les conséquences qu'il convient de tirer de cette affaire". Les membres du conseil devraient notamment se prononcer pour le maintien - ou non - de la direction. "Il y aura un vote de confiance sur le maintien ou non du directoire", a-t-on indiqué de source proche de la banque, précisant que ce conseil devait se réunir à 15 heures. Cette question n'est pas "formellement" à l'ordre du jour mais les membres du conseil vont demander qu'elle soit posée, a ajouté une deuxième source proche du dossier, assurant que plusieurs membres étaient déterminés à demander le départ du président du directoire du groupe, dont le mandat arrive normalement à échéance fin 2009. Le directoire du groupe Caisse d'épargne est composé de cinq membres : outre Charles Milhaud, Nicolas Mérindol, le directeur général, Julien Carmona, en charge des finances et risques, Guy Cotret (ressources humaines, informatique) et Alain Lacroix (développement).
Concernant d'éventuelles similitudes avec l'affaire Kerviel, Charles Milhaud les réfute : "D'abord chez nous, tout s'est joué en quelques jours. Ensuite, personne n'a cherché à dissimuler quoi que ce soit. Il n'y a pas non plus de volonté d'enrichissement personnel ni de malversation".
Le responsable précise qu'une procédure de licenciement a été engagée à l'encontre du "gérant de portefeuille et de son équipe, du responsable du compte propre de la Caisse nationale des caisses d'épargne, du directeur de la gestion financière". Le directeur financier des Caisses a également été suspendu dans l'attente des résultats d'une enquête interne.
Enfin, Charles Milhaud se veut rassurant sur la solidité du réseau des Caisses d'épargne ainsi que sur la situation de ses filiales Natixis et Nexity. "Le groupe Caisse d'épargne n'a pas besoin de vendre des actifs. L'Ecureuil n'est pas en péril", assure-t-il, ajoutant que le "réseau des Caisses d'épargne ne sera pas affecté par la perte que nous venons de subir".
Il reconnaît toutefois que cette perte substantielle "tombe mal" alors que les Caisses d'épargne sont en discussion avec les Banques populaires en vue d'une fusion. "Cela n'altère pas la puissance du groupe ni les discussions avec notre partenaire", assure le président du directoire. "Ce sera (...) une fusion entre égaux et mon objectif est de la réussir avant la fin de l'année", ajoute-t-il, précisant vouloir "jouer un rôle actif à l'avenir" dans ce "beau groupe" issu de la fusion de l'Ecureuil et des Banques populaires.