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Le procès de l'Angolagate devrait pouvoir se poursuivre normalement après le rejet de la Cour d'appel de Paris d'accéder aux demandes de la défense qui souhaitait voir examiner "immédiatement" des points de procédure qu'elle avait soulevés.
Pierre Falcone et la République d'Angola contestaient la décision des juges de l'Angolagate de "renvoyer au fond", c'est-à-dire au moment du jugement, ces points de procédure.
Ils avaient donc introduit une requête auprès de la chambre des appels correctionnels pour tenter de forcer le tribunal à statuer de suite.
Mais, dans une ordonnance rendue vendredi et publiée lundi, Christiane Beauquis, présidente de la 9e chambre de cour d'appel de Paris, a estimé qu'il n'y avait pas lieu de "faire droit" à ces requêtes, renvoyant le dossier au tribunal correctionnel jugeant cette affaire de trafic d'armes, "afin que la procédure soit poursuivie".
Les défenseurs de Pierre Falcone et de l'Angola, qui n'est pas partie directe au procès, arguaient qu'une partie des pièces sur lesquelles repose l'accusation ne pouvaient être rendues publiques au risque de porter atteinte à la souveraineté de l'Angola.
Pierre Falcone assure aussi avoir agi en tant que "mandant" de la République d'Angola, pays dont il est de plus "ministre-conseiller à la délégation permanente auprès de l'Unesco", depuis 2003. A ce double titre, estime-t-il, il devrait bénéficier de l'immunité diplomatique.
Depuis le début du procès le 6 octobre, la défense a multiplié les points de procédure pour tenter de faire capoter le procès.
Elle a notamment questionné la probité du magistrat instructeur, Philippe Courroye, mettant en doute la régularité de rencontres qu'il aurait eues avec l'ex-patron des RG, Yves Bertrand, dont les carnets avaient été saisis lors de l'affaire Clearstream. La défense a ainsi demandé, en vain, que ces carnets soient joints au procès.
Pierre Falcone va ainsi à son tour porter plainte après la publication dans la presse d'extraits de carnets, saisis par la justice, d'Yves Bertrand, ex-directeur des renseignements généraux, a indiqué lundi l'un de ses avocats, Me Emmanuel Marcigny.
"Il y a à tout le moins violation du secret de l'instruction et violation du secret professionnel", a déclaré Me Marcigny en début de l'audience du procès de l'Angolagate, où Pierre Falcone est accusé d'avoir organisé un vaste trafic d'armes illicite vers l'Angola.
L'avocat a une nouvelle fois mis en cause la probité du magistrat instructeur, Philippe Courroye, mettant en doute la régularité de rencontres qu'il aurait eues avec l'ex-patron des RG, Yves Bertrand, dont les carnets avaient été saisis lors de l'affaire Clearstream.
Parmi les prévenus de l'Angolagate, l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua et l'homme d'affaires réfugié en Israël Arcadi Gaydamak ont également annoncé leur intention de porter plainte après la publication d'extraits de carnets.
AFP