Trois hommes ont été interpellés, 300 kilos de cannabis, 2 kilos de cocaïne, ainsi que deux fusils mitrailleurs Kalachnikov ont été saisis lundi par la police judiciaire de Lyon, à l'arrivée d'un convoi de type "go fast", a-t-on appris vendredi de source judicaire.
La PJ de Lyon avait obtenu, il y a deux mois, grâce à une opération de "pénétration du milieu délinquant", des informations concernant un réseau de trafic de drogue basé dans le sud-ouest lyonnais. Les enquêteurs ont été informés d'un projet de convoi le week-end dernier, a expliqué Claude Catto, directeur du SRPJ de Lyon, lors d'un point presse.
Un véhicule VW Polo Sport appartenant à l'un des membres du réseau, était parti vendredi dernier dans la région de Barcelone, et il a été pris en filature lors de son trajet de retour dimanche soir.
Il ouvrait en fait la voie à une deuxième voiture, une Mercedes de location immatriculée en Suisse, et les deux voitures, qui roulaient à une moyenne de 200 km/h, ont été suivies jusqu'à un appartement situé à Taluyers, une ville à 15 km de Lyon.
Là, ils ont laissé les trafiquants décharger 10 ballots qui contenaient une trentaine de kilos de cannabis extrêmement compact, recouvert de plastique étanche et d'une épaisse toile de jute imbibée de carburant pour tromper les chiens policiers.
Ils ont procédé à l'interpellation de deux convoyeurs et de l'homme qui a réceptionné la marchandise quelques heures plus tard. Lors de la perquisition, deux paquets d'un kilo de cocaïne chacun et les deux armes à feu ont été saisies, sans que les enquêteurs soient certains qu'ils aient été livrés en même temps que le cannabis.
Dans un box attenant à l'appartement, des emballages vides semblables à ceux des ballots livrés ont également été trouvés.
La marchandise saisie pourrait avoir coûté environ 1.200 euros du kilos au fournisseur, soit une valeur de plus de 350.000 euros, rien que pour le cannabis.
Les trois hommes interpellés ont entre 22 et 28 ans, et deux des trois sont connus des services de police, ainsi que leur entourage, a-t-on indiqué de même source. Ils devaient être présentés vendredi dans l'après-midi au parquet de Lyon pour être mis en examen.
© 2008 AFP