Le parquet de Paris a récemment ouvert une information judiciaire sur la réorganisation du capital du groupe Wendel. Certains de ses dirigeants, dont Ernest-Antoine Seillière, sont soupçonnés d'avoir réalisés des bénéfices indus lors de cette réorganisation.
Cette information judiciaire pour «abus de bien social et recel» a été ouverte le 13 novembre et confiée au juge financier Françoise Desset.
Elle fait suite au dépôt d'une plainte avec constitution de partie civile de Sophie Boegner, une ex-administratrice de la holding familiale de la famille Wendel, la SLPS (Société lorraine de participations sidérurgiques). Ce type de plainte, qui ne peut être déposée qu'après le rejet d'une plainte simple, entraîne quasi automatiquement l'ouverture d'une information judiciaire et la désignation d'un juge.
Le 15 septembre, le parquet de Paris s'était prononcé pour le classement sans suite de cette plainte simple estimant qu'aucune qualification pénale ne ressortait du dossier au vu d'éléments d'information transmis par l'Autorité des marchés financiers (AMF) et d'une expertise interne. «Tant l'AMF que le parquet ont établi la régularité de l'ensemble des opérations d'association du management au capital de Wendel : la transparence à l'égard des actionnaires, la bonne gouvernance, la conformité des opérations au droit», s'était alors félicité le groupe Wendel. L'avocat de Mme Boegner, Me Patrick Maisonneuve, avait de son côté expliqué «ne pas comprendre la décision du parquet, compte-tenu des pièces fournies» et annoncé le dépôt d'une nouvelle plainte avec constitution de partie civile.