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La Mairie de Paris accorde «l'asile» au DAL

Sur cette photographie on remarque bien que ce sont toujours les mêmes qui vont en profiter !

«Nous avons décidé d'occuper le gymnase parce que ces familles du campement de la rue de la Banque avaient froid», a justifié Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL
«Nous avons décidé d'occuper le gymnase parce que ces familles du campement de la rue de la Banque avaient froid», a justifié Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL Crédits photo : AFP

En raison de la vague de froid, la municipalité a autorisé l'association à occuper pendant une semaine le gymnase Saint-Merri. De son coté, le fondateur des Enfants de Don Quichotte promet pour 2009 «des milliers de tentes».

Droit au logement a été entendu. La mairie de Paris autorise le DAL à rester pendant une semaine le gymnase Saint-Merri, dans le IVe arrondissement de Paris. L'association avait demandé, samedi, « l'asile » à Bertrand Delanoë après avoir investi avec une centaine de mal logés les lieux, samedi. La municipalité ne cherchera pas à expulser les occupants. «Compte tenu de la vague de froid, la Mairie a décidé de permettre cette mise à l'abri, le gymnase devant retrouver sa vocation normale au terme des vacances scolaires», a expliqué la Mairie qui a annoncé l'ouverture pour les sans-abris d'un troisième gymnase d'accueil.

«Nous avons décidé d'occuper le gymnase parce que ces familles du campement de la rue de la Banque avaient froid» et «nous estimions qu'elles étaient en danger», a justifié Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL. En cas de «redoux, on quittera les lieux», a-t-il promis. «Ils nous ont dit qu'ils nous laissaient jusqu'au 2 janvier [fin des vacances scolaires]. Après, on verra en fonction de la situation, nous ne voulons pas gêner les activités» programmées dans l'enceinte du gymnase.

Le porte-parole du DAL a souligné que les revendications de l'association visent le gouvernement qui doit respecter son engagement de reloger les 233 familles de la rue de la Banque. «Nous demandons aussi des solutions pour les 8.000 familles déclarées prioritaires du DALO (droit au logement opposable)» et «le retrait de la loi Boutin, en particulier l'article 24, la réquisition des logements vacants». Le DAL souhaite aussi «la mobilisation de logements auprès des institutions financières et des bailleurs privés sur le modèle londonien». Les «banques, compagnies d'assurance, promoteurs doivent mettre une partie de leur patrimoine à disposition» des mal-logés pour que «l'Etat puisse tenir ses promesses», insiste Jean-Baptiste Eyraud. Vendredi, les militants du Dal avait été évacués par les forces de l'ordre du hall du Grand Hôtel, place de l'Opéra à Paris, après avoir occupé pendant une heure cet établissement de luxe.

 

Legrand : «On s'est fait rouler dans la farine»

Autre association de défense des sans-abris et mal-logés décidée à mettre la pression sur le gouvernement, les Enfants de Don Quichotte. Son fondateur Augustin Legrand promet, dans un entretien à Rue 89, de disséminer dans les mois à venir des «dizaines de milliers de tentes» à travers la France. Deux ans après l'installation du campement le long du canal Saint-Martin et un an après l'évacuation de celui de Notre-Dame, Augustin Legrand déplore que le «gouvernement en reste à des mesurettes», concernant l'hébergement des sans-abri. «On s'est fait rouler dans la farine», «chaque hiver, on est toujours dans la même problématique: la gestion de crise, le gouvernement botte en touche», fustige-t-il.

Pour 2009, celui qui se présente comme le « Michael Moore des SDF » assure avoir tiré les leçons des faiblesses des précédentes opérations coup de poing des Enfants de Don Quichotte. «On ne fera pas un mais des campements », prévient-il. «On montera des campements virtuels en amont, les gens vont s'inscrire sur notre site pour s'engager à venir camper. On s'installera partout à l'extérieur des villes, pour ne pas être dégagés par des CRS, on filmera tout ça, et on finira par une marche vers le centre des villes.» Promettant du spectaculaire, «car sinon je ne suis pas Augustin Legrand», le trentenaire prévoit 2000 à 3000 tentes d'un coup dans chaque banlieue.

«Je suis prêt à combattre pour engager un rapport de force» avec le gouvernement et à exiger davantage que les 2.5 milliards proposés. Quand on voit que 26 milliards ont été débloqués pour le plan de relance, c'est réaliste», souligne-il.

 

lefigaro.fr avec agences

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