Près de 2.000 produits de consommation jugés dangereux ont été signalés en 2008 à la Commission européenne, et la moitié provenaient de Chine, souligne le 5e rapport annuel du système communautaire d'échange rapide d'informations (RAPEX) présenté lundi prochain à Bruxelles.
Sur un total de 1.866 produits jugés dangereux, 909 ont été fabriqués en Chine, indique le rapport.
Les enfants sont en première ligne face à cette menace car plus de 500 des produits dangereux signalés en 2008 étaient des jouets (498 notifications) et des équipements qui leur sont destinés (89) comme des bicyclettes, des trotteurs, des landaus et des tétines.
Les autres notifications concernaient des appareils électriques (169), des véhicules à moteur (160) et des vêtements (140).
Tous ces produits ont été très rapidement retirés du marché, précise Meglena Kuneva, commissaire en charge des consommateurs.
"En cette période de crise économique, alors que les prix deviennent un élément déterminant pour les consommateurs, nous devons rester vigilants", souligne-t-elle.
20% des produits jugés dangereux (313) avaient été fabriqués dans l'UE et 10% (159) ne portaient aucune indication sur leur origine.
Les principaux risques que présentaient les produits épinglés étaient des lésions (20% des cas), des réactions chimiques (19%), des chocs électriques (16%), des incendies et brûlures (1O%).
La Chine est l'un des principaux exportateurs de produits de consommation à destination de l'Europe. Elle a signé en 2006 avec la Commission un protocole d'accord et une feuille de route pour des jouets plus sûrs.
Le système européen RAPEX d'alerte rapide permet aux autorités nationales compétentes de signaler à la Commission tous les produits (à l'exception des denrées alimentaires, des produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux) présentant un risque élevé pour la santé et la sécurité des consommateurs.
Cette information est diffusée auprès des autorités de surveillance de 30 pays européens (les 27 pays de l'UE, ainsi que l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège), puis la vente des produits est interdite ou soumise à conditions.
AFP