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Alors qu'une dizaine d'établissements étaient toujours perturbés mercredi à des degrés divers, six présidents d'universités appellent à un moratoire sur le statut des enseignants-chercheurs, afin de "favoriser une réflexion réelle, et collective, sur cette question qui déborde amplement le milieu universitaire".
Des blocages subsistaient mercredi dans "une petite dizaine d'universités", a précisé à l'Associated Press le ministère de l'Enseignement supérieur, une information répétée par Valérie Pécresse lors des questions au gouvernement. Toulouse II, Paris IV étaient totalement bloquées, alors que des perturbations à Grenoble III, Paris X, Reims, Caen et Saint-Etienne. Dans cette ville, les CRS encerclaient l'Université Jean-Monnet, où se sont déroulés des affrontements entre étudiants, pour une intervention probable dans l'après-midi.
Selon la préfecture de la Loire, le président de l'Université Jean-Monnet, Khaled Bouabdallah, a demandé mercredi l'intervention de la police pour tenter de mettre fin à des échauffourées entre bloqueurs et anti-bloqueurs.
L'UNEF (Union nationale des étudiants de France) a recensé de son côté cinq universités connaissant des problèmes d'organisation des examens et trois "bloquées", à savoir Toulouse II, Caen et Saint-Etienne. D'autres sont "partiellement perturbées" comme Lyon II, Reims et Besançon. Les activités pédagogiques ont repris à Bordeaux III.
La ministre de l'Enseignement supérieur a martelé qu'il "n'y aura pas de diplôme national sans rattrapage des cours", promettant d'aider ces universités à mettre au point des plans de rattrapage.
En cette quinzième semaine de mobilisation contre la réforme de l'université, six présidents d'universités en appellent à Nicolas Sarkozy pour qu'il décide d'un moratoire sur la réforme des statuts des enseignants-chercheurs.
Dans une tribune paraissant dans "Le Monde" daté de jeudi, ils réclament du chef de l'Etat "des gestes d'apaisement vigoureux, radicaux et clairs" pour répondre au "sentiment général d'amertume, de colère, de rancoeur, voire de désespoir, qui aboutit à un mélange de consternation et de radicalisation avec le risque de comportements de plus en plus incontrôlables".
L'appel est signé par les présidents Pascal Binczak (Université Vincennes Saint-Denis/Paris VIII), Lise Dumasy (Université Stendhal/Grenoble III), Anne Fraïsse (Université Paul-Valéry/Montpellier III), Bernadette Madeuf (Université Paris-Ouest/Paris X), Georges Molinié (Université Paris-Sorbonne/Paris IV) et Philippe Rollet (Université Lille-I, sciences et technologies). AP