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Un porte-parole de la police a précisé qu'une quarantaine de manifestants avaient été interpellés mais l'agence de presse Interfax a fait état au total de 81 arrestations, dont 32 lors d'une autre manifestation dans le centre de la ville.
Les manifestants réunis dans un parc public de la capitale avaient déployé des banderoles en faveur des droits des homosexuels.
Parmi les personnes interpellées, emmenées dans des fourgons de police, figuraient des militants russes, biélorusses et britanniques.
"Il n'y a pas de liberté pour les gays en Russie", a crié le Britannique Peter Tatchell alors que les policiers le poussaient à l'intérieur d'une voiture. "Nous voulons rencontrer (le président russe Dmitri) Medvedev."
Tatchell a été relâché quelques heures plus tard après, a-t-il précisé, une intervention de l'ambassade de Grande-Bretagne à Moscou.
Nikolaï Alexeïev, l'un des organisateurs du défilé interdit par la municipalité, figure au nombre des manifestants arrêtés. Il marchait en compagnie d'un homme portant une robe de mariée lorsque les policiers les ont tous deux appréhendés.
Alexeïev a dénoncé l'intervention de la police et invité les participants au concours Eurovision à profiter de leur passage à l'antenne dans la soirée pour apporter leur soutien aux droits des homosexuels.
Les journalistes présents ont également été refoulés par les forces de l'ordre.
Interdite du temps de l'Union soviétique, l'homosexualité a été dépénalisée en Russie en 1993 mais la société y reste globalement hostile. Pour de nombreux nationalistes et orthodoxes radicaux, c'est un péché qui doit être éradiqué pour éviter la ruine de la Russie.
Le maire de Moscou, Iouri Loujkov, a par le passé qualifié de "sataniques" les défilés homosexuels. L'ancien patriarche de l'Eglise orthodoxe russe, Alexis II, mort en décembre dernier, avait déclaré que les homosexuels souffraient d'un dérangement mental.