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SAN SALVADOR - Le nouveau président salvadorien Mauricio Funes a été investi lundi, devenant le premier candidat d'un parti issu de la guérilla à accéder au pouvoir.
Le nouveau président salvadorien Mauricio Funes a été investi lundi, devenant le premier candidat d'un parti issu de la guérilla à accéder au pouvoir. (Reuters/Luis Romero/Pool)
Ancien journaliste de télévision, Funes se présente comme un homme de la gauche modérée. Il était candidat du Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN).
Il a axé son discours d'investiture sur la nécessité de relancer l'économie, rendant hommage au président américain Barack Obama ainsi qu'à la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, qui assistait à la cérémonie.
Clinton a assuré que Washington coopérerait avec le gouvernement de Funes ainsi qu'il l'a fait avec les gouvernements de droite qui se sont succédé au Salvador depuis la guerre civile de 1980-1992 qui a fait 75.000 morts.
"J'accède à la présidence en lançant l'appel à l'union nationale que j'ai lancé pendant et avant la campagne", a dit Funes. "Le peuple salvadorien a fait un long chemin pour arriver à ce jour. Il est temps de s'engager ensemble sur une nouvelle voie dans la démocratie".
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, qui est pour Funes un ami proche et un modèle et la présidente chilienne Michelle Bachelet assistaient aussi à la cérémonie.
Le président vénézuélien Hugo Chavez et le président bolivien Evo Morales avaient renoncé à venir.
Rendant hommage à Lula pour avoir allié une politique sociale à la rigueur économique et à une répartition plus équitable des richesses, Funes a déclaré qu'il lancerait un programme d'austérité gouvernementale et qu'il réprimerait la fraude fiscale et la corruption.
Il a aussi promis de créer 100.000 emplois en 18 mois.
Le Salvador, qui a pour monnaie le dollar américain, dépend largement de ses exportations de produits manufacturés vers les Etats-Unis et de l'argent envoyé chez eux par les quelque 2,3 millions de Salvadoriens travaillant dans ce pays.
Funes a promis de rétablir des relations diplomatiques complètes avec Cuba, de sorte que le Salvador ne sera plus le dernier pays d'Amérique latine à ne pas avoir normalisé ses relations avec l'île communiste.
Reuters