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Mikhail Saakachvili, le Président géorgien et le vice-président américain Joe Biden devant le palais présidentiel à Tblissi, le 23 juillet 2009. (© AFP Irakli Gedenidze)
Près d'un an après l'invasion russe en Géorgie, la région s'agite de nouveau. L'enjeu: la volonté de Tbilissi d'intégrer l'Otan, exprimée de nouveau cette semaine par son président Mikhaïl Saakachvili. Dans deux interviews accordées au Wall Street Journal et au Washington Post, le président géorgien a exprimé son souhait de recevoir des Etats-Unis des équipements anti-aériens et anti-chars, afin de se prémunir d'une éventuelle attaque russe.
Saakachvili, qui tente également de se rabibocher avec l'opposition géorgienne, a reçu jeudi une réponse plutôt positive d'un porte-parole du département d'Etat américain, Philip Crowley. «Il est clair qu'une des conditions fondamentales d'une adhésion à l'Otan est de posséder des équipements militaires qui répondent aux critères de l'Otan et qui renforceraient les capacités militaires de l'alliance», a-t-il indiqué, avant de rappeler le refus de Washington de reconnaître toute «sphère d'influence» à Moscou.
Plus tôt, depuis Tbilissi, Joe Biden a défendu l'intégrité territoriale de la Géorgie et son aspiration à rejoindre l'Otan, indiquant que Washington coopère avec le pays «pour maintenir ses forces armées, (l'aider) à s'entraîner et s'organiser». La Géorgie et les Etats-Unis ont signé en janvier un accord de partenariat stratégique qui «prévoit» d'aider le gouvernement de Tbilissi à améliorer la formation et l'équipement de ses forces armées, afin de les préparer à une éventuelle intégration dans l'Otan.
La réponse de Moscou aux déclarations américaines ne s'est pas faite attendre. Alors que le vice-ministre russe des Affaires étrangères Grigori Karassine faisait part hier de son «inquiétude» et déclarait que la Russie prenait des «mesures concrètes» contre le réarmement géorgien, l'ambassadeur de Russie auprès de l'Otan, Dmitri Rogozine, est allé plus loin. «En vertu d'un décret présidentiel, la Russie prendra des sanctions à l'encontre des entreprises étrangères qui continueront à vendre des armes à la Géorgie», a-t-il déclaré.
(Source AFP)