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Le Comité d'entreprise d'EDF-GDF vient de prend un sacré cours-jus. La Cour des compte a réclamé mercredi de «profonds changements» dans la gestion des institutions sociales d’EDF-GDF, dénonçant ainsi la CGT, qui exerce une position dominante dans le CE. «La Cour considère que de profonds changements doivent être apportés à l’organisation et au fonctionnement des institutions sociales» du personnel des industries électriques et gazières (IEG), a déclaré le premier Président de la Cour des comptes Philippe Séguin, lors de la présentation d’un rapport sur le sujet. «Elle a également soulevé plusieurs cas de non respect du droit de la concurrence, du droit fiscal et même du droit du travail», a-t-il déploré, mettant aussi en cause une absence de contrôle de l’Etat et des employeurs.
Les institutions sociales d’EDF-GDF emploient 5700 salariés au total et sont dotées d’un budget d’environ 880 millions d’euros, dont 480 millions pour le seul CE dénommé Caisse centrale des activités sociales (CCAS). Entreprise dans l’entreprise, la CCAS gère les prestations médicales, les séjours de vacances, les assurances et la restauration d’entreprise de 661438 bénéficiaires, actifs ou retraités et leurs familles.
Selon le rapport, cette situation instaurée «probablement par souci de conciliation avec les fédérations syndicales» aboutit à une «quasi-indépendance» de la CCAS, déplore la Cour. En l’absence de transformations, c’est «la pérennité même des institutions sociales qui serait en cause», affirme encore la Cour des Comptes.
«Sur quatre euros de ressources financières», la caisse en consacre un à son propre fonctionnement et «seulement trois» aux activités destinées aux agents des IEG (en majorité EDF et GDF), précise le rapport, rappelant que la majorité de son financement provient du prélèvement de 1% des recettes de l’énergie en France.
La CGT et la fédération CGT Mines-Energie ont rejeté mercredi ces critiques en estimant que le rapport n’était «que l’aboutissement d’un choix idéologique et politique» visant à remettre en cause «le statut des salariés».
(sic ! Bande de magouilleurs !)