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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Le cannabis, «un produit facile à se procurer»


Hélène Martineau, coordinatrice de la monographie «Cannabis, données essentielles» réalisée par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, fait le point sur la consommation française de cannabis et le marché qu’elle génère.

En quoi la consommation de cannabis en France
a-t-elle évolué ces dernières années?

Nous observons une augmentation de l’expérimentation du cannabis, c’est-à-dire les personnes en ayant consommé au moins une fois dans leur vie, depuis les années 1990. En 2005, on estime à 12,4 millions le nombre de personnes qui ont déjà expérimenté le cannabis. Parmi eux, près de 4 millions d’usagers, dont 1,2 million de consommateurs réguliers et 550.000 usagers quotidiens. Si nous arrivons au niveau au-delà duquel il ne progressera plus, l’expérimentation du cannabis progresse et se fait plus précoce. Il faut savoir que plus d’un ado sur deux a déjà fumé un joint.

La substance du cannabis a-t-elle changé depuis les années 1970?
Une surdose de THC, le principe actif du cannabis, est souvent évoquée mais nous n’en avons pas la preuve: il n’existe en effet pas de données sur les taux de concentration en cours avant 1990. Aujourd’hui, avec quinze ans de recul, nous constatons une légère hausse du taux moyen de THC. Nous avons néanmoins vu apparaître des produits fortement dosés à partir de 1997, mais ils restent minoritaires, environ 5% des produits consommés en France. Nous pensons qu’ils proviennent des Pays-Bas, où la concentration en THC est plus élevée.

Comment les consommateurs peuvent-ils distinguer les produits surdosés des autres?
On peut toujours avoir une mauvaise surprise mais globalement, les consommateurs sont au courant car les prix s’en ressentent: plus une résine est dosée, plus elle est cher.

Quels sont les dangers avérés du cannabis?

Nous avons des données chiffrées sur le risque au volant. Une consommation de cannabis, qui agit sur les réflexes et la prise de décision, multiplie par 1,8 le risque d’être responsable d’un accident mortel. A titre de comparaison, l’alcool le multiplie par 8 et une prise des deux produits ensemble le multiplie par 15. Nous avons déterminé que sur 6.000 accidents mortels, 230 sont imputables au cannabis.

Le coût social du cannabis serait de 919 millions, soit environ 15 euros par habitant. Cela semble peu par rapport à l’alcool et au tabac (respectivement 599 et 772 euros par habitant)...
Ce coût semble peu élevé car il est difficile à chiffrer. Le calcul prend en compte la morbidité du produit étudié. Si les données sont claires sur l’alcool et le tabac, elle est difficile à évaluer pour le cannabis car peu de décès sont directement liés au cannabis et il est difficile de distinguer les effets du cannabis de ceux du tabac, comme pour le cancer. Il y a d’ailleurs là un vaste champ pour des recherches.

Votre monographie n’évoque pas ou peu le marché du cannabis. Pourquoi?
Nous n’avons pas de cartographie du marché. Néanmoins, les consommateurs interrogés nous disent tous que c’est un produit facile à se procurer. Beaucoup s’en voient offrir, lors d’une fête par exemple, notamment les filles qui achètent moins qu’on ne leur en donne. L’achat est plutôt réservé à la consommation régulière. Enfin, l’autoculture est un phénomène en constante augmentation: selon notre enquête, 200.000 consommateurs y ont recours, ce qui ne signifie pas qu’ils ont tous des plants chez eux. Parmi les raisons invoquées, on retrouve la rentabilité financière, le doute sur la qualité de la résine achetée et le danger que représente l’achat dans la rue.

Existe-t-il une étude sur les réseaux de trafic?
Une étude de 2001, publiée par l’Inserm, fait le point sur l’achat et la vente local de cannabis. Elle relève notamment que ces réseaux fonctionnent selon trois modèles : la coopération familiale, la logique entrepreneuriale et un mode plus diffus. Nous n’avons en revanche pas de données récentes sur la taille et l’organisation des réseaux à plus grande échelle. On sait d’où vient le cannabis à l’extérieur de la France, principalement du Maroc, mais on perd sa trace à son entrée sur le territoire.
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B
Y'a même un maghrébin qui m'en a proposé à un feu rouge.J'étais chargé de commissions, sans quoi et en admettant que j'y aie  pensé sur le coup, je lui aurais fait croire que j'étais intéressé.Puis il aurait vu son sang. Une merveille d'agression. Hummmm vengeance salvatrice !
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