Pour améliorer les performances techniques, le projet voit son coût augmenter de près de 25% soit 24,4 millions d'euros (HT) supplémentaires
Pas un souffle, pas une critique au CESR lors de l'annonce de la réévaluation de 24,4 millions d'euros (ME) hors taxes (HT) du coût de la construction du bâtiment. du futur siège de la Région à Lyon. Il est vrai que Claude Baptiste avait pris la précaution, en préambule, d'indiquer que le CESR a fait le choix de considérer cette mesure comme inéluctable. Il s'agit pourtant d'une augmentation de 23 % du budget initial de cette construction estimé, en avril 2005, à 96 ME pour le bâtiment et 11,4 ME pour les charges foncières.
Une fois la modification budgétaire votée par l'assemblée régionale, le coût global du futur Hôtel de Région passera donc à 131,8 ME (HT). Les explications données à ce surcoût concernent le choix par le jury d'un projet plus important que le projet initial (notamment au niveau de l'atrium) et des coûts supplémentaires induits par les mesures de sécurité.
Un coût global plus limité
Le budget global du transfert du Conseil régional Rhône-Alpes à Lyon n'augmentera cependant pas forcément dans les mêmes proportions que le coût du nouveau bâtiment. En effet, l'opération sera notamment financée par la revente du site de Charbonnières. Les conseillers ont souhaité, hier, que soit optimisée cette vente et que soient réalisées davantage d'économies sur les charges locatives.
Sur le bâtiment lui-même, les conseillers économiques et sociaux de la Région ont certes pris acte de l'investissement de près de 1 ME supplémentaire pour améliorer les performances techniques de l'ouvrage mais ont quand même déploré le choix « d'une technique de chauffage peu innovante et peu efficiente à terme » alors qu'ils avaient fait des propositions de chauffage plus économique et plus écologique.
La région réinjecte 100 ME dans le projet tram-trains
Les membres du Conseil Economique et Social Régional (CESR) ont salué hier avec une belle unanimité le sérieux budgétaire de l'exécutif de la région Rhône-Alpes. Aucune opposition, aucune abstention n'est venue ternir l'avis rédigé sur le projet de décision modificative budgétaire (DM1) pour 2007. Il faut bien reconnaître que l'équipe de Jean-Jack Queyranne a tenu promesse en respectant au plus près le budget primitif. Les aménagements proposés par la DM1 ne portent ainsi que sur 1,5 % du budget initial qui s'établissait, rappelons-le, à 2 221 millions d'euros (ME). Cependant, au delà de la simple analyse des crédits de paiement, le CESR, présidé par Bruno Lacroix, a émis des appréciations plus nuancées sur les autorisations de programme qui dérapent de près de 6 % pour permettre notamment de commander les rames du projet tram-trains de l'Ouest lyonnais et de financer le surcoût du futur siège de la Région.
Les impôts locaux rapportent plus que prévu
Pour le budget 2007 les choses vont plutôt bien puisque la Région bénéficie d'une manne de 31,3 ME de ressources supplémentaires essentiellement engrangée par un surcroît de recettes sur la fiscalité directe (,5 ME), les cartes grises (,6 ME), un recalage de la convention d'exploitation avec la SNCF (,0 ME) et des dotations supplémentaires de l'Etat (,0 ME), notamment pour l'apprentissage (,0 ME)
100 ME de commande pour les tram-trains
Si l'on y ajoute les 19,3 ME d'excédent du compte d'exploitation 2006, voté en juin dernier, ce sont 50,6 ME qui apparaissent disponibles en cette rentrée ; 32,4 ME seront réaffectés à des ajustements classiques et 18,2 ME viendront en réduction du montant des emprunts inscrits au budget primitif. Le CESR a émis une appréciation plus nuancée sur la dérive des autorisations de programme qui rejailliront sur les budgets à venir.
Celles-ci s'inscrivent en augmentation de138,22 ME, soit ,7 % par rapport au budget primitif. Outre la réévaluation du projet de l'Hôtel de Région, les nouvelles autorisations de programme concernent essentiellement (100 ME) une commande de tram-trains pour l'Ouest lyonnais. Une dépense qui n'est que la déclinaison d'un programme décidé en janvier 2006 pour la période 2006/2010.
Le Progrès