Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

Publicité

Arezki Maiouch, pédophile du parc de la Tête d'Or


Devant les assises du Rhône, l'auteur de sept viols, tentatives ou atteintes sexuelles, avait longtemps refusé «la justice des hommes»

Bien évidemment, lorsqu'Arezki Maiouch prend la parole dans la salle d'audience où il comparait depuis hier pour une série d'agressions sexuelles et de viols commis entre novembre 2004 et mars 2005 à Lyon (voir notre précédente édition) tous les regards sont suspendus à ses lèvres.
Des regards d'avocats en robe noire, de parents et des yeux d'enfants, de très jeunes enfants tous étonnés de se trouver là sous les lambris de la cour d'assises. Car l'homme qui va s'exprimer est le même qui après son interpellation en mai 2005 à Saint-Genis-Laval a clamé « qu'il refusait la justice des hommes » et n'avait de comptes qu'à rendre qu'à lui même.
Dans le box, le marginal, petit, maigre, au regard inquiet et sombre, au teint pâle et aux cheveux en catogan annonce la couleur à l'issue de la lecture de l'ordonnance de mise en accusation : « je suis responsable et coupable ».

Témoignage saisissant
Les 18 mois passés en détention auraient-ils un effet salvateur sur une âme sombre évoquant soit par plaisir soit par provocation l'ombre du marquis de Sade ? A voire. C'est sur la défensive qu'il a répondu aux questions du président François Martin. elui qui a enlevé la petite Liu au parc de la Tête d'Or pour l'emmener chez lui, menacé et violé Cyrille (1) dans le hall de l'immeuble de sa mère montée Saint-Sébastien, entraîné la jeune Géraldine (1) dans un terrain vague dans le quartier de l'observance, s'est exhibé à Oullins, a pris des photos dénudées, sait que ses victimes vont défiler à la barre et le fixer avec leurs yeux candides et pleins d'incompréhension et de terreur à l'instar de Cyrille qui courageusement a abordé cette épreuve hier après-midi : « Ça a duré cinq minutes mais j'ai trouvé très long. Pendant un an je n'ai pas pu sortir seul, c'était horrible. En plus il y en a l'école qui se moquaient de moi ». Pendant de longues secondes le garçonnet aujourd'hui âgé de 13 ans a fixé son tourmenteur. Le seul huis clos terrible de ce procès que les parties civiles ont souhaité au grand jour.
A ce moment précis le silence qui régnait dans la salle a été rompu par une parole de Cyrille : « je voulais le voir et je vais rester tout le temps du procès ». Les mots d'un pré-adolescent avant les évocations cauchemardesques des petites abusées qui avaient entre 5 et 8 ans au moment des faits.



> NOTE
(1) Prénoms d'emprunt pour préserver l'identité des victimes.


Le Progrès
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article