Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

Publicité

Encore des tags contre le maire de Saint-Etienne-la-Varenne

Après les deux vagues enregistrées cet été, cette fois, ce sont les murs du cimetière et ceux clôturant la villa du maire qui ont été maculés de peinture rouge à l'occasion de la Toussaint


Saint-Etienne-La-Varenne. Sa mairie, son mini-golf, son tennis et ses tags. Depuis juillet, les inscriptions à la bombe de peinture demandant la démission du maire Michel Lapalu sont en passe de devenir une attraction locale dont se passeraient bien les 700 habitants de cette petite commune du Beaujolais, au coeur du canton de Belleville.
A deux reprises cet été, les murs ont été bombés à la peinture rouge, avec en ligne de mire le premier magistrat et pour motif, le don de sa signature à Le Pen aux dernières élections présidentielles. (Vive la démocratie !)
La troisième vague est intervenue, hier, en pleine Toussaint. Cette fois, ce sont les murs de l'entrée du cimetière qui ont été maculés, ainsi que ceux qui clôturent la propriété du maire (1). Les faits ont été découverts, hier matin, par les habitants qui se rendaient sur les lieux pour fleurir les tombes de leurs proches. Des Beaujolais qui n'ont pas tardé à faire part de leur colère : « C'est inadmissible. Ce n'est pas le lieu ni le jour pour ça », lâche un voisin pour caractériser la provocation dont se sentent victimes les villageois, visiblement sur les nerfs. Car ici, la plupart des gens soutiennent le maire. Une pétition a été mise en place à la mairie et dans une boulangerie de Saint-Etienne-des-Oullières, commune frontalière. Elle a recueilli entre 250 et 300 signatures à ce jour. « Le maire est quelqu'un que tout le monde apprécie ici. Et il ne faut pas voir dans ces tags une amorce des élections municipales : il ne se représente pas. Non, il a donné sa voix à Le Pen, et cela n'a pas plu. Mais c'était pour le jeu démocratique. Ce n'était pas politique », commente cet habitant. C'est d'ailleurs ce qu'a tenté d'expliquer Bernard Ferrant, un adjoint de Michel Lapalu, dans les colonnes d'un hebdomadaire local, pensant l'auteur des tags originaire du canton. Le message n'a visiblement pas été compris. Le nom de l'élu est désormais lui aussi ciblé : il a eu droit, hier, à sa première inscription et sa première calomnie. Contacté, ce dernier n'a pas souhaité réagir.
Afin d'éviter tout trouble à l'ordre public et permettre aux familles de se recueillir, les gendarmes ont recouvert les tags par des bâches. Seule une croix gammée bombée par terre à l'entrée était encore visible du public. Reste que les forces de l'ordre ont désormais passé la vitesse supérieure. Francis Battut, procureur de la République, s'est déplacé, hier matin, pour rencontrer le maire et enclencher des investigations avec des moyens en rapport. « Les faits réitérés ainsi que les lettres anonymes envoyées à la suite montrent que cela prend une proportion à prendre au sérieux », résume le représentant du ministère public qui a chargé la brigade de Belleville de l'enquête, avec le concours de la brigade de recherche de Villefranche.


(1) Michel Lapalu, absent de la commune hier après-midi, n'a pu être contacté.

 

Le Progrès

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article