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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Les habitants du Vieux-Lyon ne supportent plus les excès des marginaux


Les habitants de Saint-Jean tolèrent les marginaux, leurs chiens et leur tapage perpétuel sous leurs fenêtres. Mais quand ils cassent les portes d'allées pour squatter cours et escaliers, ça ne passe plus. Dans le Vieux-Lyon, le ras-le-bol est général

A Saint-Jean, les riverains en ont assez. Assez de retrouver leurs portes d'allées cassées à grands coups de pieds. Assez des flaques d'urine, pour ne citer qu'elles, dans leurs cours intérieures. Assez des seringues usagées et autres pipes à crack jetées dans leurs montées d'escaliers.
Depuis quelques années, les marginaux sont bien présents dans le Vieux-Lyon, particulièrement sur le parvis de la cathédrale, les marches du Temple du Change ou dans le jardin archéologique. Les habitants s'étaient « habitués » aux chiens qui aboient en continu du matin au soir, à leurs maîtres avinés à longueur de journées qui gueulent et insultent le tout-venant quand il passe trop près de leur « salon en plein air » ou leur refuse une cigarette.
Depuis quelque temps, la tension a monté d'un cran et la guerre des nerfs a repris. « L'hiver dernier, ils se sont installés dans un réduit de mon immeuble. Il faisait froid, nous n'avons rien dit. Puis ils ont commencé à amener leurs copains, à squatter la cour avec leurs chiens et à faire du tapage jusque tard dans la nuit.
Aujourd'hui, ils ne se cachent même plus pour préparer leur shoot sous nos yeux et laissent sans scrupule leurs seringues par terre », dénonce un habitant. « Nous avons fait réparer la porte du local pour qu'ils ne reviennent plus. Deux jours plus tard, ils la défonçaient de nouveau à coup de pieds. Que faut-il faire ? La police en a marre de nos appels incessants et n'intervient plus qu'une fois sur deux. Quand elle vient, elle ne peut rien faire sauf les chasser. Et dès qu'elle part, les mêmes types reviennent s'installer en toute impunité. »

Mort d'une overdose sur les marches du Temple

D'un bout à l'autre du quartier, le même constat et les mêmes témoignages d'habitants. L'autre jour, un riverain s'est fait mordre par un de leurs chiens. Puis une habitante en a croisé deux, nus, dans un recoin de sa cour : « La fille ne devait pas avoir plus de seize ans, elle a été reconduite chez ses parents par la police. » Quinze jours plus tôt, c'est un des marginaux qui est mort d'une overdose sur les marches du Temple, place du Change. Puis, c'est un jeune qui s'est pris plusieurs coups de tête pour un regard de travers. Et on ne compte plus les menaces de mort proférées à l'attention des habitants qui osent leur dire leur ras-le-bol.
La situation est grave et personne ne semble pouvoir agir, qu'il soit élu, habitant ou représentant des forces de l'ordre.
Le revers de la médaille d'un quartier classé au Patrimoine mondial par l'Unesco ? Certainement. Mais le Vieux-Lyon n'est pas qu'un site touristique. C'est avant tout un quartier où vivent, travaillent des hommes et des femmes de plus en plus nombreux à déserter les lieux pour un environnement plus calme. Les gens déménagent, les commerces souffrent, et la vie de quartier disparaît petit à petit. Si ça continue, le site historique ne sera plus qu'une coquille vide, un musée à ciel ouvert où ne déambuleront que les groupes de touristes Et les marginaux qui essayeront toujours de leur soutirer une clope ou une petite pièce. Dommage.

Laurence Bufflier
lbufflier@leprogres.fr


«Je crains une escalade de la violence»

« Ces marginaux viennent uriner, fumer ou s'injecter de la drogue, dormir dans notre cour [ ] Toutes ces allées et venues se font à grands coups de pied dans la porte ; celle-ci est équipée d'une serrure à digicode qui ne résiste plus aux assauts répétés [ ] Un samedi matin, un voisin en allant jeter sa poubelle s'est fait mordre par un chien dont le maître était endormi au fond de la cour. La police a délogé les intrus. Devant l'arrogance des deux intrus, elle nous a enjoint de ne pas « envenimer la situation » et comme il n'y avait pas de blessures apparentes, on l'a découragé de porter plainte [ ] Mercredi 10 octobre, il y avait encore deux intrus endormis et leur chien, très menaçant, interdisait la traversée de la cour. C'était un jeune chien que le moindre bruit faisait aboyer depuis 5 heures du matin [ ]
Quasiment tous les soirs, j'interviens pour déloger des intrus qui s'installent pour la nuit. Mardi 16, nous avons appelé le 17 à deux reprises. Le temps qu'un équipage arrive, les intrus qui se piquaient sont partis et, m'a-t-on dit au téléphone, « on ne peut rien leur reprocher ».
Mercredi 17, deux seringues jonchaient le sol de notre cour [ ]
Samedi 20, je suis de nouveau intervenue pour empêcher un bivouac ; il y avait quatre chiens et quatre personnes. Ils tentaient d'ouvrir la grille qui ferme l'accès à l'escalier et voulaient « s'installer là-haut ». Alors que je leur demandais de quitter les lieux, leurs réponses ont été injurieuses et agressives [ ] Je crains une escalade de la violence, leurs réponses étant de plus en plus arrogantes voire haineuses. »



Et maintenant, qu'est ce qu'on fait ?

Même le plus altruiste des Hommes finirait par perdre ses idéaux s'il vivait dans le Vieux-Lyon. S'il vivait au quotidien les marginaux. S'il devait enjamber trois chiens et deux mecs complètement bourrés qui l'insultent ou lui demandent du fric à chaque fois qu'il va acheter son pain ou ses clopes. Ne parlons pas des touristes, eux au moins ne font que passer.
Dans le Vieux-Lyon, des gens déménagent parce qu'ils en ont marre. Marre des jours et surtout des nuits rythmés par les engueulades insolubles de pochtrons et les hurlements incessants de leurs chiens élevés à coups de latte. Appelez la police direz-vous ? Elle ne peut que les disperser ou en mettre un au chaud pour la nuit pour ivresse sur la voie publique. C'est tout. Ça ne sert à rien.
Et puis encore faut-il qu'elle arrive à temps car nos itinérants défoncés ont la fâcheuse manie de se disperser quand ils sentent le vent tourner et se rassembler cinq minutes après au même endroit, sous les mêmes fenêtres, devant les mêmes commerces. Et recommencer à gueuler et les chiens d'aboyer.
Que faire ? Les envoyer ailleurs ? Le problème ne serait pas réglé : ils continueraient chaque jour un peu plus à se détruire. Certains sont très mal en point, « leur condition sanitaire est alarmante », me disait, il y a deux ans déjà, un membre du cabinet du maire. Mois après mois, des têtes disparaissent, d'autres plus fraîches, presque enfantines, apparaissent prêtent à sombrer dans la spirale de l'alcool, de la drogue et de l'errance. Il faut faire quelque chose pour ces jeunes qui se détruisent, pour les habitants qui pètent les plombs. Aux candidats aux municipales de proposer quelque chose car là, ça urge.

L.B.



REPERES

Les limites de la loi

« Les principes de la République font qu'on a le droit d'aller où l'on veut, de s'habiller et de faire ce que l'on veut à partir du moment où l'on n'embête pas les autres », explique un représentant de la Police nationale. « Les limites de notre intervention sont fixées par la loi. Ce n'est qu'à partir du moment où il y a infraction que l'on peut intervenir. Les marginaux font du bruit, invectivent la population. C'est très dur de lutter contre ce comportement. Mais ce ne sont pas eux les « vrais » délinquants. En revanche, si ces marginaux cassent des portes, font usage de stupéfiants dans les parties communes, nous pouvons intervenir mais il nous faut une autorisation de la régie. »


Le Progrès
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