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Susanne Winter, tête de liste du FPÖ, le parti d'extrême droite, à l'élection municipale du dimanche 20 janvier à Graz, suscite une vague d'indignation générale -partis politiques, associations et communautés religieuses- en Autriche.
Lors du traditionnel congrès du Nouvel An du parti, elle a en effet qualifié le prophète Mahomet de "violeur d'enfants" et a affirmé qu'il avait rédigé de larges parties du Coran alors qu'il se trouvait "en état d'épilepsie". Plus globalement, elle a assimilé les musulmans à des pédophiles. Le Parquet de Graz a ouvert une enquête pour savoir si ces déclarations relevaient de l'incitation à la haine raciale.
Vidéo de menaces
Alors que la polémique enfle, Susanne Winter a été visée par une vidéo de menace. Diffusé sur YouTube, le film présente notamment des hommes en armes et des chants musulmans et affirme, dans des inserts en langue allemande: "Susanne Winter, tu as commis un faute. Inch'allh, tu seras punie pour ce que tu as dit". La vidéo poursuit avec des images des attentats du 11 septembre 2001 à New York en précisant : "A cause de tes déclarations, ça peut aussi se produire dans ton pays". Le ministère de l'Intérieur explique que la vidéo "est en cours d'analyse et ne peut pas être clairement attribuée à l'heure actuelle", et qu'elle ne justifie donc pas un relèvement du niveau général de sécurité dans le pays.
Une organisation jusqu'à présent inconnue, le Front islamique global des médias (Global Islamic Media Front, GIMF), a aussi adressé des courriels à plusieurs médias autrichiens dans lesquels Susanne Winter est également menacée. La politicienne bénéficie désormais d'une protection rapprochée de la police.
Le colonel Kadhafi n’y va pas de main morte avec ses sans-papiers. « Les autorités ont décidé de commencer à rassembler immédiatement tous les étrangers vivant illégalement en Libye et à les expulser sur-le-champ », a prévenu mercredi le gouvernement libyen. Le nombre de personnes concernées n’a pas été précisé, mais il y aurait entre 750 000 et deux millions d’immigrés en Libye, dont la moitié dans l’illégalité. La mesure d’expulsion s’est accompagnée d’un ordre de destruction des logements de fortune utilisés par ces immigrés dans la périphérie des grandes villes. Les Libyens ont de plus été prévenus qu’ils seront sanctionnés s’ils aident un sans-papier.
Riche de sa manne pétrolière, la Libye est une destination de migrations pour les populations d’Afrique subsaharienne, qui, comme en Occident, occupent les postes non qualifiés dans des secteurs comme le bâtiment ou l’agriculture. Avec la crise économique, les rumeurs dans l’opinion publique accusant les immigrés d’être responsables de la propagation des maladies ou de l’insécurité, ont pris de l’ampleur. La pression s’est également accrue du fait de la volonté de l’Union européenne de charger Tripoli d’arrêter les migrants qui transitent sur son sol.
« Avant de parler des droits de l’homme, il faut vérifier que les immigrés bénéficient chez vous de ces droits », avait déclaré le dirigeant libyen lors de sa visite en France. La Libye, qui n’a jamais signé la convention de Genève sur le droit des réfugiés, avait pourtant expulsé en 2006, 53 000 migrants en situation irrégulière et en retenait 60 000 dans des centres de rétention. Dans un rapport daté de septembre, l’organisation Human Rights Watch avait estimé que le gouvernement libyen soumettait les réfugiés à « de sérieuses violations des droits de l’homme dont des bastonnades, des arrestations arbitraires et des retours forcés ».
C'est une arrestation qui risque de réveiller le cauchemar des attentats du 11 mars 2004. Samedi matin, la garde civile espagnole a interpellé 14 personnes dans un quartier de Barcelone pour leur relation présumée avec le «terrorisme islamique radical». Une quinzième personne a été arrêtée samedi soir.
Selon le ministre de l'Intérieur Alfredo Perez Rubalcaba, il existe des preuves indiquant que les 14 suspects, 12 Pakistanais et deux Indiens, font partie d'un groupe qui se préparait à commettre des attentats à Barcelone. D'après des informations fournies par des agences de renseignements européennes, une action violente était en cours de préparation. La dernière personne arrêtée est le propriétaire d'une boulangerie-pâtisserie, située à proximité d'une mosquée qui a été perquisitionnée
La police a réalisé plusieurs perquisitions au cours desquelles elle a découvert quatre mécanismes de mise à feu avec retardateur. Selon la chaîne de télévision espagnole CNN+, des traces de produits chimiques ont également été retrouvées et vont être analysées. L'opération a été menée par la garde civile en liaison avec le Centre national du renseignement. Cinq habitations ont été perquisitionnées et de nouvelles arrestations ne sont pas à exclure, a assuré le ministère.
L'Espagne ne serait pas le seul pays concerné. Le quotidien espagnol El Pais a de son côté révélé que, d'après les services secrets espagnols, la France, le Royaume-Uni et le Portugal étaient aussi confrontés à des risques d'attentats liés au prochain voyage en Europe du président pakistanais Pervez Musharraf. Ce dernier entame dimanche une tournée européenne qui doit le conduire en Belgique, en France, en Grande-Bretagne et au Forum Economique de Davos en Suisse, alors que son pays est confronté à une crise politique et à une vague de violences islamistes.
Ils en auront profité un an et demi, de juillet 2006 à fin 2007. Cinq Isérois ont été mis en examen à Grenoble dans le cadre d'une affaire d'escroquerie touchant une trentaine d'agences d'intérim en France. D'après les enquêteurs, le préjudice qui pourrait être de plus grande ampleur est estimé à 1,5 million d'euros.
Les cinq hommes contactaient les agences d'intérim en se faisant passer pour des dirigeants d'entreprises ou des présidents d'association fictives et concluaient avec elles de vrais contrats de travail. Ils proposaient ensuite les services de faux employés, complices de l'escroquerie, arguant qu'ils avaient l'habitude de travailler avec eux. Les agences d'intérim, au titre de l'employeur, «règlaient les salaires des faux travailleurs ainsi que leurs frais, avant d'expédier la facture aux sociétés bidons», détaille Le Dauphiné Libéré qui a révélé l'information sur son site internet. «Les factures revenaient impayées», poursuit le journal. Faux patrons et faux employés se partageaient ensuite le butin.
D'après Le Dauphiné Libéré, les auteurs présumés déposaient leurs statuts en chambre des métiers ou en préfecture en produisant de faux papiers d'identité. Avec ces arnaques, les auteurs de l'escroquerie touchaient de 10.000 à 30.000 euros par agences d'intérim.
«Une centaine de professionnels de l'intérim pourraient avoir ainsi été floués; il est très probable que certains, pensant avoir affaire à des impayés dans les dossiers «contentieux commerciaux», n'ont pas encore dénoncé ces faits à la justice», estime une source judiciaire rapportée par le journal.
L'affaire a débuté en octobre 2007 sur la foi d'informations recueillies par la police aux frontières et la sûreté dans le cadre d'une enquête sur un trafic de stupéfiants. Le parquet de Grenoble a ouvert une information judiciaire pour escroquerie en bande organisée et confié l'enquête à l'antenne grenobloise de la Police judiciaire de Lyon.
Le Figaro
L’émigration clandestine : un grand marché
Une étude maroco-italienne révèle l’ampleur du business
L’émigration clandestine représente un "véritable marché" qui rapporte gros, dans la mesure où plus de la moitié (52%) des Subsahariens qui ont tenté de joindre l’Europe illégalement via le Maroc ont déboursé entre 1.000 et 2.000 euros chacun. Les résultats d’une enquête maroco-italienne ont été rendus publics, mercredi, à Rabat.
La rémunération moyenne du passeur oscille entre 50 et 500 euros et la majorité des migrants (55%) ont déboursé entre 200 et 1.000 euros pour le transport, selon cette enquête effectuée en 2007 par l’Association marocaine d’études et de recherches sur la migration (AMERM) et le Comité international pour le développement des peuples (CISP, Italie) auprès d’un millier de clandestins subsahariens.
Environ deux tiers des migrants ont affirmé avoir eu recours à l’épargne personnelle issue du travail, 71% ont bénéficié de l’aide familiale, 22% de l’aide amicale et 23% ont eu recours à l’emprunt.Quant à leurs sources de revenus, 59,4% déclarent n’en avoir aucune, 18,8% affirment vivre de la mendicité, 11,5% exercent des petits métiers et 7,9% reçoivent des aides d’associations caritatives. Seuls 2,3% indiquent avoir un travail régulier, notamment dans le bâtiment, le petit commerce et les travaux domestiques.
La majorité (41,9%) ont un revenu mensuel variant entre 44 et 88 euros et 23,3% ont un revenu inférieur à 44 euros, indique l’enquête des ONG marocaine et italienne, ajoutant que près des deux tiers (62,7%) vivent dans des chambres collectives et 10,4% sont sans domicile.
Une entreprise à haut risque
A propos des problèmes auxquels les clandestins subsahariens ont été confrontés durant leur voyage, plus de 80% ont cité l’hygiène, la fatigue, la soif et la faim. Près des deux tiers sont tombés malades durant le trajet, tandis que 36% des femmes ont été victimes de viol, selon l’étude.
Si la durée moyenne de séjour au maroc est de 2,5 ans pour l’ensemble des migrants, les 3/4 d’entre eux vivant au Maroc veulent poursuivre leur route vers l’Europe malgré les obstacles. 72,6% des clandestins entendent réaliser leur projet, alors que seulement 10,6% veulent retourner chez eux et 2,3% désirent rester au Maroc.
Selon l’enquête, les migrants clandestins sont estimés entre 10.000 et 15.000 personnes avec, à leur tête, les Nigérians (15,7%), les Maliens (13,1%), les Sénégalais (12,8%) et les ressortissants de la République du Congo (10,4%).
La majorité d’entre eux sont arrivés au Maroc via l’Algérie (73,5%), 13,2% par avion, 7,2% par la mer et 5,7% à partir de la Mauritanie.
Source : Afrik.com
| | Mort du dernier ancien combattant polonais de 1ère Guerre mondiale |
Né en juin 1902 près de Varsovie, Stanislaw Wycech a grandi dans ce qui était alors la partie occidentale de la Russie tsariste (à la fin du XVIIIe siècle, la Russie s’était partagé la Pologne avec la Prusse et l’Autriche-Hongrie).
Tout juste adolescent en 1915, Stanislaw Wycech est entré dans l’Organisation militaire polonaise (POW), un mouvement clandestin qui voulait profiter des turbulences de la guerre pour libérer la Pologne de la tutelle étrangère. En février 1917, il fut intégré à l’aile "adulte" de l’organisation, qui se livra par la suite à des actions de guérilla contre l’armée allemande.
Après l’indépendance de la Pologne, le 11 novembre 1918, Stanislaw Wycech rejoignit l’armée régulière nouvellement créée. Plus de deux millions de Polonais ont été mobilisés et 450’000 ont été tués pendant la Première Guerre mondiale.
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Louis de Cazenave, l'un des deux derniers poilus de la Première Guerre mondiale, s'est éteint dimanche au petit matin, à l'âge de 110 ans, faisant de Lazare Ponticelli, 110 ans et de quelques semaines son cadet, le dernier combattant français de la "Der des der" encore vivant.
Celui-ci rentrera dans l'histoire à ce titre mais M. Ponticelli récuse tout traitement de faveur: "Les premiers poilus qui sont tombés ont droit à autant d'honneur que moi qui suis le dernier", a-t-il dit en apprenant la mort de M. de Cazenave, selon des propos rapportés à l'AFP par sa fille chez qui il réside au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne).
M. de Cazenave est mort "paisiblement", entre cinq et sept heures du matin, a annoncé à l'AFP son fils de 76 ans, avec lequel il vivait à Brioude (Haute-Loire): "Il est mort comme il le désirait, chez lui; il s'est éteint comme une chandelle".
Les obsèques de l'ancien combattant, qui avait fêté le 16 octobre ses 110 ans, auront lieu mardi dans un lieu encore à déterminer, a indiqué la préfecture de Haute-Loire.
La disparition de M. de Cazenave, qui avait reçu à 98 ans, en 1995, la légion d'honneur, fait de M. Ponticelli, né comme lui en 1897, le dernier des 8,5 millions de "poilus".
Nicolas Sarkozy a fait part dans un communiqué de sa "grande émotion", adressant "à sa famille les condoléances attristées de la Nation".
"Sa disparition est l'occasion pour chacun d'entre nous d'avoir une pensée particulière pour les 1,4 million de combattants français qui ont fait le sacrifice de leur vie durant ce conflit, pour les 4,5 millions de blessés, pour les 8,5 millions de mobilisés", a ajouté le président.
Le ministre de la Défense Hervé Morin a souligné qu'il était parti "avec la discrétion et la simplicité qu'il cultivait comme un remède aux fracas et à l'horreur des combats".
Le secrétaire d'Etat chargé des anciens combattants, Alain Marleix, a lui rappelé s'être rendu "au nom du président de la République" le 21 décembre auprès de M. de Cazenave pour lui "réaffirmer la reconnaissance de la France".
Parti en décembre 1916, à 19 ans, de Saint-Georges-d'Aurac (Haute-Loire), son village natal, M. de Cazenave avait intégré le 22e régiment d'infanterie coloniale, avant de combattre au Chemin des Dames avec le 5e bataillon de tirailleurs sénégalais.
Il a survécu, sans jamais oublier ses compagnons tués et blessés, comme il l'a écrit plus tard. Il était devenu un "pacifiste forcené", selon sa petite fille Alex.
Après la guerre, il s'était marié, était devenu cheminot et avait eu trois enfants. Sous le régime de Vichy, la police l'avait jeté quelques semaines en prison. Selon son fils Robert, il n'approuvait pas le régime de Pétain. Révoqué des Chemins de fer, il resta ensuite chez lui, jusqu'à sa mort.
En mars 2007, M. de Cazenave avait déclaré à La Montagne vouloir que ses obsèques se déroulent dans "la simplicité", après que Jacques Chirac eut promis des "obsèques solennelles de portée nationale" au dernier poilu.
M. Ponticelli, né en Italie avant d'en fuir la misère à neuf ans et demi, et qui habite chez sa fille Janine Desbaucheron, a appris la nouvelle en fin d'après-midi. "Il va réaliser dans les prochains jours" qu'il est devenu un symbole, a commenté celle-ci.
Franco-Italien naturalisé en 1939, lui-même avait fait savoir qu'il ne tenait pas à une telle cérémonie.
Sa fille a nuancé ce refus: "Je ne dis pas non mais on y mettra des restrictions. Il faudra que cette cérémonie se fasse en l'honneur de tous les poilus et de tous les hommes et les femmes qui sont tombés".
AFP