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Un professeur, qui a reconnu avoir giflé en classe un élève de 6e, lundi à Berlaimont (Nord), près de Maubeuge, sera jugé pour «violence aggravée sur mineur». Le professeur de technologie au collège Gilles-de-Chin, âgé de 49 ans, aurait poussé par terre les affaires de l'élève âgé de 11 ans après lui avoir demandé de ranger une table en désordre au fond de la classe, a-t-il expliqué. Mais l'élève lui aurait demandé une explication et le professeur l'aurait poussé contre la porte du fond. L'enfant, le regardant dans les yeux, aurait alors soufflé «connard» à l'adresse de l'enseignant qui l'a giflé à ce moment.
Retour sur les faits
En fin de matinée, le père du mineur, lui-même gendarme, est arrivé en uniforme au collège pour demander des explications au professeur avant de déposer plainte. Plus tard, des policiers sont venus chercher l'enseignant chez lui et l'ont placé en garde à vue 24 heures.
L'enseignant a été suspendu jusqu'à son jugement le 27 mars devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe.
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« Ni le club Méditerranée, ni tout à fait une prison. » L'établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM), inauguré hier à Orvault, accueille mardi ses cinq premiers détenus. Cinquième de ce type sur les sept que prévoit la loi Perben de 2002, le dispositif s'adresse aux jeunes de 13 à 18 ans condamnés à de lourdes peines. L'esprit du projet est de « concilier sanction et éducation ». Une équipe pluridisciplinaire, constituée de surveillants, d'éducateurs mais aussi d'enseignants et de soignants, devra assurer une prise en charge totale du mineur. Du matin au soir, les détenus bénéficieront d'un suivi individualisé, entre activités scolaires, sportives et socio-éducatives. L'établissement est prévu pour accueillir jusqu'à soixante pensionnaires. Six unités différentes séparent les filles, les garçons et les nouveaux arrivants.
Le dispositif entend « responsabiliser sans traumatiser ». Pas de mirador, des repas pris en commun, des salles de détente : malgré un mur d'enceinte haut de six mètres, les symboles de l'univers carcéral ont été minimisés. « Le jeune condamné doit penser à la sortie lorsqu'il entre ici », explique Claude d'Harcourt, directeur de l'administration pénitentiaire.
L'ouverture de l'établissement orvaltais va permettre de fermer, d'ici fin février, les quartiers mineurs des maisons d'arrêt de Nantes et Angers. « C'est une refonte du droit des enfants », a souligné Philippe Cabourdin, directeur de la protection judiciaire de la jeunesse. Elle va notamment permettre une séparation totale avec les détenus majeurs, comme le prévoient les règles européennes.
David Prochasson - ©2008 20 minutes
Le taux du Livret A passera de 3% à 3,50% à compter du 1er février, comme l'avait annoncé le gouvernement le 16 janvier, selon un arrêté paru jeudi au Journal Officiel.
Le taux du Livret d'épargne populaire (LEP) passera à la même date à 4,25%, contre 4% actuellement, selon le même arrêté.
Ces taux sont valables pour la période du 1er février au 31 juillet.
A la mi-janvier, le gouvernement avait décidé pour la première fois de ne pas appliquer le mécanisme de fixation automatique du taux de rémunération du Livret A qui avait été instauré en 2003.
En vertu de ce mécanisme, le taux du livret A aurait dû être porté à 4% le 1er février, son plus haut niveau depuis plus de 20 ans.
Mais le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, avait évoqué des "circonstances exceptionnelles" prévues par les textes officiels pour suspendre "l'application de la formule automatique", estimant qu'elle "serait pénalisante pour l'économie française, en augmentant le coût de financement du logement social, des ménages et des entreprises, en particulier les PME".
Mauvais coup de pub pour le leader des céréales en boîte. Kellogg's a été condamné hier à Bobigny à 15 000 euros d'amende pour « publicité mensongère » et « tromperie » sur les teneurs en matière grasse affichées jusqu'en 2004 sur ses boîtes de Special K. Au coeur du litige, un logo indiquant « Le petit déjeuner avec Spécial K : 0 % de matière grasse ». Après enquête, la direction générale de la concurrence y a vu une tromperie pour le consommateur. Devant le tribunal, Kellogg's a assuré que la teneur en matière grasse indiquée concernait un petit déjeuner complet et non les seules céréales. « Un peu facile», pour la direction de la concurrence, de « diluer le produit dans un petit déjeuner » light. Kellogg's pourrait faire appel du jugement. Depuis l'enquête, les emballages de la marque ont changé et indiquent désormais « pauvre en matière grasse ».
Elodie, 31 ans, réclamait un congé de paternité pour Basile, 3 ans et demi, l'enfant que sa compagne Karine, 32 ans, a porté après une insémination artificielle en Belgique. Hier, la jeune femme homosexuelle a été déboutée par la cour d'appel de Rennes qui a confirmé une décision du tribunal des affaires de Sécurité sociale de Nantes de mars 2006. Lors de l'audience, son avocat avait invoqué la Convention européenne des droits de l'homme, qui condamne la discrimination liée à l'orientation sexuelle.
« Les employeurs doivent agir. » Une dizaine de militants syndicalistes et associatifs se sont réunis hier devant le restaurant Buffalo Grill de Mions (Rhône). « Cette enseigne embauche des travailleurs sans-papiers pour les exploiter », dénonce Mohamed Brahmi, responsable régional de la CGT, en prenant l'exemple de Madi Diebakaté. Ce cuisinier malien a été maintenu au centre de rétention de Lyon Saint-Exupéry pendant quinze jours. « Mon patron savait que je n'avais pas de papiers quand il m'a embauché en 2005, raconte-t-il, joint par téléphone. Et il m'a finalement licencié pour ne pas avoir d'ennuis. »
Transféré cette semaine à Paris, l'ancien salarié de Buffalo Grill attend une éventuelle expulsion. Selon Mohamed Brahmi, « une quarantaine de commis sans papiers travaillent actuellement dans les cuisines de différents restaurants dans le Rhône ». Il s'agit donc pour les militants de mobiliser les employeurs. « Ils doivent eux aussi se faire entendre à la préfecture pour obtenir la régularisation de leurs salariés », estime Michèle François, membre d'un collectif de soutien. Un avis partagé par le président de la Chambre régionale de l'industrie hôtelière, Roland Bernard. « C'est vrai qu'il y a dans nos métiers des employés sans-papiers », affirme-t-il, rappelant la difficulté pour la restauration de trouver de la main-d'oeuvre. Mais « la majorité de ces personnes paient des impôts, il ne faut pas hésiter à les régulariser », insiste-t-il.
Le rapport est explosif pour le Premier ministre israélien, Ehoud Olmert. Selon ce document de la commission d'enquête israélienne publié hier, la guerre du Liban en 2006 a été « un grand et grave ratage » pour l'Etat hébreu. « Nous avons relevé des manquements graves au plus haut niveau de l'échelon politique et militaire », affirme le rapport présenté par le juge à la retraite, Eliahou Winograd, qui a présidé la commission d'enquête. L'opération terrestre aux derniers jours de la guerre n'a « pas atteint ses objectifs », peut-on lire dans le document officiel.
Très critiqué dans sa gestion du conflit, Ehoud Olmert reste cependant déterminé à s'accrocher au pouvoir. « Il n'y aura pas d'élections anticipées, le Premier ministre est déterminé sur ce point et aucune campagne de pression ne le fera changer de position », a prévenu un de ses proches.
Les chiffres sont enfin là. L'économie américaine ne sortira pas indemne de la crise des « subprimes ». La première estimation de la croissance au quatrième trimestre 2007, publiée hier, confirme les craintes d'un ralentissement, après un troisième trimestre encore vigoureux. L'activité a progressé de 0,6 % (en rythme annuel) contre 4,9 % au trimestre précédent. « On n'est pas loin d'une contraction [diminution de la richesse créée], mais cela aurait pu être pire, a estimé hier Alexander Law, chef économiste de l'institut Xerfi. Si la construction s'effondre, la consommation a résisté, ce qui est encourageant. »
L'avenir de la première économie mondiale reste toutefois incertain. « La probabilité d'une récession dépend de trois facteurs : l'ampleur de la crise immobilière, son impact sur les marchés financiers et la réaction des autorités », juge Xavier Timbeau, de l'OFCE, le centre de recherche en économie de Sciences-Po. Si les deux premiers fronts sont mal engagés, une bonne nouvelle est tombée hier soir du côté de la banque centrale, qui a baissé son taux d'intérêt de 3,5 % à 3 %. « Un signe que l'heure est grave mais que la Fed veille au grain », selon Xerfi.