Sept personnes, dont trois psychiatres, ont été écrouées cette semaine à Marseille dans le cadre du démantèlement d'un des plus gros trafics de titres de séjour à ce jour dans la ville.
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Sept personnes, dont trois psychiatres, ont été écrouées cette semaine à Marseille dans le cadre du démantèlement d'un des plus gros trafics de titres de séjour à ce jour dans la ville, a-t-on appris samedi 2 février de sources proches de l'enquête.
Vendredi soir, quatre personnes ont été écrouées après avoir été mises en examen pour aide au séjour irrégulier en bande organisée, établissement de faux certificats médicaux et usage de faux.
Parmi elles, figurent un psychiatre, Michel Aubry, et trois responsables d'une association locale, l'Association pour l'aide au séjour (Apas), dont sa présidente Germaine Toboul, son adjointe et sa fille. Un autre psychiatre, Michel Berenguet, et le fils de Germaine Toboul, ont été mis en examen mais laissés en liberté.
Jeudi, deux autres psychiatres, Malek Gouni et Michel Cori, avaient déjà été écroués dans cette affaire ainsi qu'un autre membre de l'association Apas, Taoufik Dhif.
Une trentaine de personnes interpellées
Un psychiatre de l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille, le Dr Philippe-Xavier Khalil, déjà mis en examen en octobre pour des faits similaires avec trois membres d'une autre association marseillaise d'aide aux immigrés, Ecoute accueil orientation (EAO), faisait également partie des psychiatres utilisés par l'Apas, a-t-on précisé.
Dans l'affaire de l'Apas, les quatre médecins mis en examen, soupçonnés d'avoir aidé des étrangers en situation irrégulière à obtenir un titre de séjour provisoire à titre médical en fournissant des certificats de complaisance, avaient été interpellés mardi à Marseille.
Une trentaine de personnes ont été interpellées au total dans le cadre de cette affaire à l'issue d'investigations menées par des enquêteurs de la brigade de répression du proxénétisme de la préfecture de police de Paris et ceux de la section de recherches de la gendarmerie de Marseille. Nouvel Obs
La fin des stages longue durée «gratuits»
A partir de février, finis les stages où l’étudiant repartait après six mois sans un sou en poche: le ministre du Travail Xavier Bertrand a annoncé mercredi la signature avec Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, d’un décret qui prévoit le paiement obligatoire des stagiaires pour tous les stages de plus de trois mois. Ceux-ci devront être rémunérés à hauteur de 30% du smic au moins, soit 380 euros, dès le premier jour du premier mois.
Motif de réjouissances pour les étudiants? Pas forcément. Le collectif de stagiaires Génération précaire est immédiatement monté au créneau, dénonçant une «insulte» à la jeunesse : «L'usage des 30% est entériné» et rend «stérile les discours sur la valeur du travail ou le pouvoir d'achat» a-t-il dénoncé.
Pour le collectif, il s’agit d’un faux effet d’annonce. «La loi de mars 2006 prévoit déjà que les stages de plus de trois mois doivent être rémunérés. Il ne s’agit que de son application. Il n’y a pas d’avancée!» tempête Lionel, un des fondateurs du collectif.
«Quand au montant, de toutes façons, en l’état actuel des choses, soit les stagiaires sont rémunérés à 30% du smic, à hauteur de l’abattement des cotisations sociales, soit ils ne sont pas rémunérés du tout,» explique-t-il.
«A eux de montrer l’exemple!»
Laurent, étudiant en communication à Lannion, est lui aussi circonspect. «D’un côté, c’est bien parce que c’est une certaine reconnaissance du travail. Mais d’un autre côté, ça risque de générer une accumulation de stages, en normalisant le stage comme quelque chose de trop courant pour être rémunéré à sa propre valeur. 30% du smic, ce n’est rien par rapport à ce qu’un étudiant ingénieur ou informaticien, par exemple, peut apporter à une entreprise!»
Et l’étudiant de rajouter : «D’ailleurs, j’ai remarqué que les organismes qui rémunèrent les stagiaires sont généralement des entreprises mais jamais les collectivités territoriales ou locales. A eux de montrer l’exemple!»
«Pas de charge à payer» pour les entreprises
Les entreprises auront-elles les moyens de recruter
autant de stagiaires que par le passé ? «Pour les entreprises, il y aura une franchise des cotisations à hauteur de ces 30% du SMIC, c’est-à-dire que l’entreprise qui va rémunérer ce jeune n’aura pas de charge à payer, c’est l’Etat qui en fera la compensation,»a annoncé Xavier Bertrand.
Pour Laurence Danon, qui dirige la commission «nouvelles générations» du Medef et approuve la mesure, s'assurer que les PME pourront prendre des stagiaires est essentiel.
«Il y a des milliers de stages de deux ou trois mois qui sont obligatoires pour l'obtention des diplômes. On ne pouvait pas tirer une balle dans le pied aux jeunes qui ont besoin de ces stages.» Le montant de 30% du smic, correspondant à l’abattement des cotisations sociales et qui «oblige tout le monde à payer au moins cette somme» devrait, selon elle, être incitatif.
Un contrat bio pour dépolluer l'eau
La première convention destinée à favoriser le développement de l'agriculture bio dans les zones de captage d'eau a été signée hier à Dourdan (Essonne) entre les agriculteurs bio d'Ile-de-France et l'Agence de l'eau Seine-Normandie.
Le contrat vise à « développer les pratiques favorables à la protection de l'eau et à réduire la quantité de nitrates et de pesticides dans l'eau », a précisé la direction de l'Agence de l'eau Seine-Normandie à 20 Minutes. En Ile-de-France, c'est 70 % des nappes souterraines et 60 % des eaux de surface qui sont touchées. L'agriculture bio, qui occupe actuellement 0,7 % de la surface cultivée en Ile-de-France, devrait se développer de manière significative. La région consomme 50 % des produits bio importés en France.
Le sel et les lobbies agro-alimentaires intentent un procès en diffamation
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Une exploitation de sel appartenant aux Salins du Midi.
Le procès qui s’ouvre jeudi a un air de David contre Goliath. Pierre Meneton, chercheur de l'Inserm, est sur la sellette pour avoir accusé les industriels de l'agro-alimentaire, particulièrement ceux du sel, de désinformation. Ceux-ci le poursuivent ce jeudi pour diffamation devant la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris.
«Je n'ai pas prononcé cette phrase par hasard»
L'affaire remonte à 2006. Dans une interview sur l'excès de sel dans les aliments, Pierre Meneton s'en prend au «lobby des producteurs de sel et du secteur agroalimentaire industriel», selon lui «très actif», qui «désinforme les professionnels de la santé et les médias».
«Je n'ai pas prononcé cette phrase par hasard», a affirmé le chercheur, attaqué notamment par le Comité des salines de France. «Je démontrerai que cette phrase est juste, et qu'elle souligne les problèmes liés au lobbying en général», dit-il, affirmant que l'abus de sel fait chaque jour «plus d'une centaine de morts».
4g de sel par jour
La communauté scientifique admet généralement que 4g de sel sont suffisants pour combler les besoins quotidiens d'un adulte, selon l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). L'organisation mondiale de la santé (OMS) préconisait en mai 2007 une consommation maximale de 5g par jour.
En France, la consommation quotidienne des adultes, sans compter le sel ajouté à table, était de 8,1g par jour en 1999, selon les enquêtes de l'Afssa, et de 7,7g en 2007, soit une baisse d'environ 5%. «La consommation a baissé, mais il faudrait qu'elle baisse plus», estime Marie-Christine Favrot, qui dirige l'évaluation des risques nutritionnels et sanitaires de l'Afssa. En 2002, l'Agence, favorable à ce que la quantité de sel soit mentionnée sur les étiquettes des produits alimentaires, avait pour objectif une réduction de la consommation de 20% sur cinq ans. «Le scandale, c'est que la consommation est imposée à l'insu des gens», souligne Pierre Meneton.
Avec 2.500 euros par mois, dur de trouver un toit
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IDE ¦
Infographie: La France compte plus de 3 millions de mal-logés. Chaque début d'année, la Fondation Abbé-Pierre rend son rapport sur le mal-logement, peignant à chaque fois, un paysage de plus en plus sombre. Le 13e en date, présenté ce matin, ne déroge pas à la règle: «La situation ne s'améliore pas», prévient d'emblée Patrick Doutreligne, délégué général de la fondation. En 2007, plus de 3 millions de personnes sont mal logées en France, et presque 6 millions sont «à court ou moyen terme» en situation de basculer dans le mal-logement. Signe de cette dégradation, la Fondation Abbé-Pierre a choisi cette année de mettre l'accent sur les «ménages modestes» - 2.500 euros par mois de revenus en moyenne - qui peinent de plus en plus à se loger, en raison de moyens financiers insuffisants et d'une offre immobilière en berne. Tous les ans, près de 4 millions de ménages sont en recherche d'un logement, soit 15 % du total des ménages. Si 2 millions trouvent dans le parc privé à des niveaux de loyers en hausse, dans le parc social, la situation empire. Guère plus de 400.000 ménages parviennent à se loger dans le parc locatif social, soit un tiers seulement des demandeurs. «Le logement social constitue une porte de plus en plus difficile à ouvrir, même pour les ménages très modestes», indique le rapport.
Principale raison: une construction «de moins en moins sociale». Sur les 430.000 logements mis en chantier en 2007 - un bon chiffre, selon la fondation - 180.000 seulement sont attribués sous conditions de ressources, le reste souffrant déjà des loyers égaux ou supérieurs au prix du marché. Pour Christophe Robert, de la fondation, «la production neuve de logements est en total décalage avec la demande». Résultat, des constructions inadaptées, des loyers qui flambent, et pas de rotation des habitants: «Le logement est devenu en 2007 le premier poste de dépenses des ménages, une situation inédite», souligne Patrick Doutreligne. Autre effet pervers en bout de chaîne, l'hébergement d'urgence qui se transforme en «amortisseur social à la crise du logement», selon la fondation. «L'urgence n'est plus une solution provisoire, mais une politique d'insertion.»
Scarlett Johansson est fiancée à…
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Frazer Harrison AFP/Getty Images/Arch. ¦
L'actrice américaine Scarlett Johansson à Los Angeles le 11 février 2007
Alors que les tabloïds bruissent de rumeurs concernant ses fiançailles avec son petit ami Ryan Reynolds, Scarlett Johansson a renvoyé «dans ses 22» un reporter un peu trop curieux: «Oui, je suis fiancée à… Barack Obama! Mon cœur appartient à Barack et c’est à lui que je suis actuellement liée.» Une élégante pirouette qui souligne une fois de plus son inébranlable soutien au candidat à la présidentielle.
L’héroïne de «Match Point» fait partie des proches supporters du démocrate. Elle le suit d’ailleurs dans certains déplacements à travers le pays depuis le début des élections primaires.
Mais l’actrice s’est aussi engagée auprès des soldats américains. Elle revient tout juste d’un voyage dans le Golfe où elle était chargée de leur remonter le moral. «Tous les gens que j’ai rencontrés là-bas sont gentils, polis et généreux», a-t-elle déclaré. Avec ses faux airs de Marilyn Monroe, Scarlett semble vraiment vouloir lui emboîter le pas.
Suède: interdire le voile au bord de la piscine jugé discriminatoire
Stockholm : Une piscine municiple de G teborg s'est rendue coupable de discrimination envers deux musulmanes lorsque des maîtres-nageurs leur ont demandé d'ôter leur voile et de changer les vêtements qui couvraient leur corps, a jugé mardi une Cour d'appel suédoise.
"La Cour d'appel considère que les circonstances sont telles qu'il y a des raisons de croire que les femmes ont bien été discriminées lorsqu'on leur a demandé de changer leurs vêtements", a indiqué la cour dans un communiqué, cassant ainsi un jugement rendu en mars l'année dernière.
La municipalité a été condamnée à verser à chacune d'entre elles 20.000 couronnes (2.114 euros) de dommages-intérêts.
Les deux plaignantes, Houda Mourabet et Hayal Eroglu, s'étaient rendues séparément à la piscine à deux différentes occasions en avril 2004 pour y accompagner leurs jeunes enfants. Elles ne s'étaient toutefois pas baignées.
Elles portaient voile, pantalon long et tee-shirts à manches longues afin de cacher les parties de leur corps comme le prescrit leur religion.
Les maîtres-nageurs ont reconnu qu'il n'y avait rien dans le réglement de la piscine relatif au port du voile, qui prévoit en revanche que les personnes fréquentant la piscine doivent porter short et tee-shirt si elles ne vont pas se baigner.
Mais ils ont souligné que leurs vêtements ne leur auraient pas permis de secourir leur enfant en cas de besoin.
Des pancartes à cet effet figuraient dans l'enceinte de la piscine, ont-ils encore précisé.
La Cour d'appel a estimé, contrairement au tribunal de première instance, que la ville de G teborg n'était pas parvenue à "prouver que la requête des maîtres-nageurs était sans rapport avec la religion des femmes".
¦ Une exploitation de sel appartenant aux Salins du Midi.