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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Parlez de «jeux» dangereux en famille


L'Education nationale vient d'adresser à chaque établissement scolaire un document destiné à prévenir les «jeux» dangereux et pratiques violentes


«Endors-moi ». C'est le nom d'un « jeu » qui consiste à se lever et s'asseoir très rapidement, avant d'arrêter de respirer. Début mai, quatre collégiens de la région parisienne ont dû en expliquer la règle après s'être évanouis en cours de récréation. Rêve bleu, « jeu » du cosmos, « jeu » de la tomate, ou du foulard - le plus connu-, tous visent à freiner l'irrigation sanguine du cerveau pour provoquer des sensations intenses. Selon plusieurs études, les jeunes se mettent en danger sans avoir réellement conscience, ni penser aux conséquences négatives de ces pratiques. Pourtant, les risques de coma profond ou de mort sont réels.
Signe de prise en compte, le Ministère de l'Education nationale vient d'adresser un document de prévention sur ces « jeux et pratiques violentes » à tous les établissements (1). « Nous sommes d'une très grande vigilance » confirme Jean-Pierre Batailler, inspecteur de vie scolaire dans l'académie de Lyon. Lequel estime toutefois, comme le Ministère, que les incidents restent peu nombreux.

Agressions codifiées


Outre les défis qui consistent à se priver d'oxygène, d'autres pratiques codifiées sont apparues depuis une poignées d'années. Bien lointaines des classiques bagarres de cours de récréation, certaines consistent à agresser un élève désigné lors d'un jeu « consenti ». Cercle infernal, cannette, mikado, ou petit pont massacreur, tous sont basés sur le même principe : un objet est lancé et celui qui ne le rattrape pas est roué de coups. D'autres désignent une victime de manière arbitraire. Cartons rouges, « jeu » de la couleur (l'enfant qui porte des habits d'une certaine couleur est humilié toute la journée) « jeu » du taureau font partie de cette seconde catégorie. « Il s'agit souvent d'enfants timides, réservés » note une infirmière scolaire du Rhône. Depuis deux ans, plusieurs collèges ont constaté que les élèves filment ces scènes avec des téléphones portables, pour les diffuser sur Internet.
En matière de prévention, le discours reste prudent. « On ne va pas leur donner des idées » explique une autre infirmière. Les échanges avec les collégiens restent donc centrés sur les principes de l'éducation à la citoyenneté, au risque de s'en tenir à la théorie. Souvent écoutée, mais pas toujours appliquée Comme souvent, la meilleure arme consiste donc à en parler en famille, de manière suffisamment précise pour contrer les velléités de faire « comme les copains » pour ne pas être exclu.

Muriel Florin
mflorin@leprogres.fr

(1) A consulter sur le site Interneteduscol.education.fr/D0203/jeux_dangereux.pdf


«Jeu du foulard»: un sondage révèle l'étendue des dégâts

Le premier sondage sur le « jeu du foulard », consistant à retenir la respiration ou à serrer le cou jusqu'à perdre connaissance et pratiqué surtout par enfants et adolescents, révèle que 5 % des 15 ans et plus qui en ont entendu parler connaissent des victimes.
L'Association des parents d'enfants accidentés par strangulation (Apeas) avait commandé à l'institut Ipsos cette enquête présentée hier à Paris.
« Ce chiffre (de 5 %, ndlr) est impressionnant. Si on le rapporte à la population, cela fait plus d'un million de personnes », a affirmé Françoise Cochet, présidente de l'Apeas.
Réalisé par téléphone auprès d'un échantillon de 1 013 personnes, c'est le premier sondage jamais publié au sujet de ce jeu dangereux pratiqué le plus souvent en groupe, parfois en solitaire. Selon la même enquête, 91 % des personnes interrogées ont entendu parler du « jeu du foulard », et sur ce nombre, 4 % avouent l'avoir pratiqué, soit rapporté à l'ensemble de la population, 1,5 million de personnes.
Dans cette catégorie, 6 % disent avoir joué à ce jeu à moins de cinq ans, 29 % entre 6 et 10 ans, 48 % entre 10 et 14 ans et 28 % à 15 ans et plus.
L'Apeas, qui compte 250 membres, a recensé depuis 2000 une dizaine de morts par an, quatre depuis le début de l'année 2007. Selon l'association, le « pic » de mortalité intervient vers 12 ans.

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